mercredi 9 novembre 2011

Fablehaven, tome 1 : Le Sanctuaire Secret de Brandon Mull

Encore une série achetée sur les bons conseils de Livraddict à laquelle je n'avais pas encore touchée. C'est pour avancer dans mes challenges (très très très en retard, je le rappelle) que je me suis mise à cette série jeunesse qui se lit vraiment très vite. J'ai beaucoup aimé découvrir ce livre ainsi que le point de vue avec lequel l’auteur traite l'aspect féerique. Le tome 2 est lui aussi déjà sur ma table de chevet !


Détails du livre
  • Titre VO : Fablehaven 
  • Traduction : Marie-José Lamorlette
  • Broché: 340 pages
  • Editeur : Fernand Nathan (12 novembre 2009)
  • Collection : FABLEHAVEN
  • ISBN-13: 978-2092525630
Quatrième de couverture

Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l'abri du monde moderne. Ce sanctuaire s'appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l'incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d'êtres fabuleux - fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades...
Aujourd'hui, l'avenir de Fablehaven est menacé par l'avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille... et rester en vie. 

Un extrait

Les arbres commencèrent à s’espacer et les buissons se firent plus bas. Bientôt, il put voir beaucoup plus loin dans toutes les directions, et la forêt s'éclaira un peu. D'un côté du sentier, à la limite de son champ de vision, il aperçut quelque chose d'anormal. On aurait dit un gros cube de lierre caché entre les arbres. Comme son but, en explorant les bois, était de découvrir des choses étranges, il quitta le sentier et marcha dans cette direction.
Les fourrés lui arrivaient aux mollets et lui agrippaient les chevilles à chaque pas. Alors qu'il piétinait vers le cube, il se rendit compte que c'était un bâtiment complètement recouvert de lierre. Une sorte de grand appentis.
Il s'arrêta et regarda avec plus d'attention. Le lierre était si épais qu'il ne pouvait dire de quoi l'appentis était fait ; il ne voyait que des lianes feuillues. Il contourna l'édifice. De l'autre côté, une porte était ouverte. Seth faillit crier lorsqu'il jeta un coup d’œil à l'intérieur.
L'appentis était en fait une hutte construite autour d'une grosse souche d'arbre. À côté de la souche, vêtue de haillons, une vieille femme maigre était assise et rongeait le nœud d'une grosse corde. Ratatinée par l'âge, elle la serrait dans des mains osseuses aux articulations noueuses. Elle avait de longs cheveux emmêlés, d'une vilaine couleur jaunâtre. Un de ses yeux laiteux était injecté de sang. Il lui manquait des dents et le nœud qu'elle mâchonnait était taché du sang qui s'écoulait de ses gencives. Ses bras pâles, nus jusqu'aux épaules, étaient maigres et ridés, avec des veines bleues et quelques croûtes violettes.
Quand la vieille femme vit Seth, elle lâcha aussitôt la corde et essuya la salive rose qui perlait au coin de ses lèvres fines. Prenant appui sur la souche, elle se leva.Seth remarqua ses longs pieds, de la couleur de l'ivoire, parsemés de piqûres d'insectes. Les ongles gris de ses orteils ressemblaient à du moisi.
- Bonjour, jeune homme, qu'est-ce qui vous amène chez moi ?
Sa voix, étonnamment douce et mélodieuse, contrastait avec son apparence.
Pendant un moment, Seth ne put que la fixer. Même si elle était voûtée et tordue, la vieille femme était grande. En plus, elle sentait mauvais.

Mon avis

Commençons, comme toujours par le style de l’auteur qui est très simple et très fluide, parfaitement adapté à des jeunes lecteurs. Les lecteurs adultes y trouveront également leur compte, en tous les cas, ce fût le cas pour moi. J'ai lu ce livre très 2 jours alors que je n'avais que très peu le temps de lire. Le début du livre paraît tout de même un peu lent alors que la fin passe beaucoup trop rapidement. Ceci dit, c'est toujours un peu comme ça dans les tome de présentation d'une série.

L'histoire est très prenante. On découvre Fablehaven en même temps que nos deux jeunes héros et l'intrigue se met petit à petit en place. Après quelques indices disséminés, une petite enquête sur le terrain et quelques bêtises plus tard, on découvre ce qu'est réellement Fablehaven et à partir de ce moment, on côtoie le monde féerique. Bien sûr, les vacances ne pouvaient se passer sans qu'une énorme catastrophe empêche le monde de tourner et c'est chose faite lorsque Seth brave une fois de plus les interdits.

Avec ce premier tome, nous découvrons également les personnages qui vont côtoyer la réserve, qu'il s’agisse de ses gardiens ou de ses habitants ou encore des visiteurs en vacances conne Seth et Kendra. Ces deux enfants, les héros de ce livre réussissent en très peu de temps à nous donner envie de leur coller des claques, et c'est peut-être le seul point négatif du livre. Mais encore une fois, je pense que ces 2 personnages sont parfaits pour une lecture jeunesse. Ils sont juste un peu trop stéréotypés pour les adultes : Seth n'arrête pas d'en faire à sa tête et Kendra est une miss parfaite. Les autres personnages sont plus convaincants et on ne peut s'empêcher de s'attacher à grand-mère ou grand-père Sorenson ou alors à Lena la gouvernante.

Le monde féerique est, quant à lui, vraiment bien représenté. On côtoie dans ce livre de nombreuses créatures magiques qui peuvent être soit bonnes, soit mauvaises et c'est également ce qui m'a plu dans ce livre : le côté ambivalent des êtres, qu'ils soient magiques ou pas. Ils ne sont ni bons, ni méchants (quoi qu'il existe des méchants tout court, voire même de gros méchants) mais ils agissent souvent par réactions aux autres. Le point de vue avec lequel on regarde peut changer la vision du bien ou du mal.

En conclusion, c'est un livre très plaisant qui augure une très bonne suite. On a très envie de savoir ce que vont devenir les grands-parents Sorenson, le golem ou la gouvernante etc.

Ce livre compte pour les baby-challenges fantasy et jeunesse m'amenant à 12 et 15 !

dimanche 6 novembre 2011

L'Assassin Royal, tome 01 : L'Apprenti assassin de Robin Hobb

Depuis quelques temps déjà cette série traîne dans ma bibliothèque, attendant que je la découvre. J'ai pourtant beaucoup tardé malgré les nombreux conseils de mes amis, mais voilà, j'ai vraiment trop de séries en cours et mon petit cerveau de blondinette s'y perd un peu. 
Cependant, il faut savoir prendre quelques risques et celui de se perdre n'est pas bien grand, et quand bien même, cela peut être un atout quand on aime relire ses livres.
Étant très en retard pour mes challenges livraddict, j'ai saisi l'opportunité et transformé l'essai : ce livre est un petit bijou. Le deuxième tome est déjà prêt sur ma table de chevet, pour une occasion prochaine !


Détails du livre
  • Titre VO : The Farseer Trilogy, book 1 : Assassin's Apprentice (1995)
  • Traduction : Arnaud Mousnier-Lompré
  • Poche: 510 pages
  • Editeur : J'ai lu (23 décembre 2005)
  • Collection : J'ai lu Fantasy
  • ISBN-13: 978-2290352625
Quatrième de couverture
Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L' enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...

Un extrait

Une main lourde sur mon épaule, il me fît faire demi-tour vers la porte. J’obéis un peu à contrecœur, car il faisait bon et clair dans la pièce. Mes pieds glacés avaient commencé à me picoter et je savais qu’en restant encore je parviendrais à me réchauffer tout à fait. Mais la main inexorable du garde me fit quitter le bureau tiède pour la glaciale pénombre des couloirs lugubres.
Ils me parurent encore plus sombres et interminables tandis que je m’efforçais de suivre les grandes enjambées du garde. Une plainte m’échappa peut-être, à moins qu’il ne se fût lassé de ma lenteur ; toujours est-il qu’il se retourna brusquement, m’attrapa et me hissa sur son épaule aussi négligemment que si je ne pesais rien. « T’es un petit lambin, toi », observa-t-il sans rancœur, et il me porta ainsi le long des couloirs qui tournaient, montaient, descendaient, jusqu’à ce que nous arrivions enfin dans une vaste cuisine baignée d’une lumière jaune.
Là, une demi-douzaine de gardes mangeaient et buvaient, assis à une grande table balafrée d’entailles, devant une flambée deux fois plus fournie que celle du bureau. La salle sentait la nourriture, la bière et la sueur, les vêtements de laine humide, le bois et la graisse brûlés. Tonneaux et tonnelets s’alignaient contre un mur et les blocs obscurs des quartiers de viande fumée pendaient aux poutres. Quelqu’un retira une broche du feu et le morceau de venaison goutta sur les pierres de l’âtre. Mon estomac s’agrippa soudain à mes côtes quand je sentis ce fumet somptueux. Jason me déposa sans douceur sur le coin de table le plus proche de la cheminée, en repoussant le coude d’un homme au visage dissimulé derrière une chope.
« Tiens, Burrich, dit Jason sur le ton de la conversation. À toi de t’occuper du mioche. » Et il me tourna le dos. Je le regardai avec intérêt arracher un bout de pain gros comme son poing d’une miche brun foncé, puis tirer de sa ceinture un coutelas pour couper un coin de fromage dans une roue. Il me fourra le tout dans les mains, puis il s’approcha du feu et entreprit d’enlever du quartier de venaison une portion de viande digne d’un adulte. Sans perdre de temps, je m’attaquai au pain et au fromage. À côté de moi, le nommé Burrich posa sa chope et lança vers Jason un regard dépourvu de bienveillance.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? » demanda-t-il, avec une inflexion qui me rappela tout à fait l’homme du bureau. Comme lui, il avait les cheveux noirs et indisciplinés, mais son visage était étroit et anguleux, de la couleur tannée que donnent de fréquents séjours au grand air. Il avait les yeux plus marron que noirs et les doigts longs et habiles. Il sentait le cheval, le chien, le sang et le cuir.
« C’est à toi de le surveiller, Burrich. Ordre du prince Vérité.
- Pourquoi ?
- T’es un homme à Chevalerie, non ? Tu t’occupes de son cheval, de ses chiens et de ses faucons ?
- Et alors ?
- Alors tu t’occupes de son bâtard jusqu’à ce que Chevalerie revienne et le prenne en main. »

Mon avis

Malgré un tout début hésitant - je n'avais pas compris que Chevalerie était un prénom- je me suis jetée dans cette lecture, puis passée le milieu du livre, je n'ai plus su m'arrêter. Il m'a fallu beaucoup de force mentale pour ne pas commencer le tome 2 de suite. 

Le style de l'auteur est limpide, précis, et toujours soigné. Les descriptions sont détaillées, sans être lourdes, les dialogues suffisants sans être trop nombreux... Il me semble que l'auteur a su trouver le juste milieu pour équilibrer son style, ce qui fait que le lecteur n'a aucun mal à poursuivre sa lecture, par contre, cela devient problématique quand le lecteur à prévu d'autres activités ^^.

L'histoire est très plaisante. Elle est écrite à la première personne du singulier, si bien que l'on a l'impression d'écouter notre héros raconter son histoire. Si bien qu'il s'installe entre lui et le lecteur une relation de connivence . On découvre dans ce premier tome l'arrivée de Fitz au château et son apprentissage de la vie. Durant ces presque dix années, on va suivre notre "bâtard", sourire quand il est en veine, pleurer quand il échoue, mais toujours poursuivre notre lecture...

L'action est présente, même s'il ne s'agit d'une succession de petits événements qui marquent la vie de Fitz, tantôt une longue course contre la montre, tantôt un différent avec un professeur, tout cela sur un fond d'agitation politique dû aux attaques incessantes des pirates rouges. Il s'agit bien sûr d'un premier tome a d'abord pour but de mettre en place les multiples personnages dans un univers très complet.

Les personnages sont un atout majeur de ce livre. D'abord parce que l'auteur les montre avec leurs forces, mais aussi avec leurs faiblesses, et dieu sait qu'ils en ont ! On aime Fitz et ses relations si difficiles avec les humains et pourtant si faciles avec les animaux. On aime Burrich pour sa loyauté envers l'ancien prince-servant, pour son amour du travail bien fait mais aussi pour ses petits travers. On aime Umbre pour son côté secret mais aussi pour son irrégularité avec Fitz. Il a aussi Patience et  Molly et .-je m'arrête sinon je vais tout vous raconter- ... Et il en va de même pour les méchants de l'histoire sauf qu'eux on les déteste ! En tous les cas, on ne peut rester indifférents devant tous ces multiples personnages si complets.

En conclusion, ce premier tome est un livre passionnant qui plante le décor et les personnages pour 12 autres tomes qui je l'espère seront aussi bien écrits que celui-ci.

Ce livre compte pour mon big-challenge Livraddict et pour mon baby-challenge Fantasy m'amenant respectivement à 19/40 et 11/20.

mercredi 2 novembre 2011

Harry Potter, tome 6 : Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé de J.K. Rowling

Et voilà mon sixième rendez-vous avec Harry Potter qui se termine et qui me laisse encore plus impatiente de me retrouver au septième. J'ai redécouvert ce tome que j'ai vraiment beaucoup apprécié. Finalement ce sera un de mes préférés, s'il peut y en avoir !
J'ai également vu le film dans la foulée. Je l'avais vu une fois, sans vraiment le voir (faites des gosses qu'ils disaient) et j'ai pu l'apprécier, quand bien même les écarts entre le livre et le film sont des gouffres !


Détails du livre
  • Titre VO : Harry Potter, book 6 : Harry Potter and the Half-Blood Prince (2005)
  • Traduction : Jean-François Ménard
  • Relié: 714 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse; Édition : GALLIMARD (1 octobre 2005)
  • Collection : Hors-série Littéraire
  • ISBN-13: 978-2070572670
Quatrième de couverture

Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner.

Un extrait

Dumbledore revint dans la pièce et Slughorn sursauta comme s’il avait oublié qu’il était dans la maison.
- Ah, tu es là, Albus, dit-il. Tu es resté absent longtemps. Des problèmes d’estomac ?
- Non, je lisais simplement des magazines moldus, répondit Dumbledore. J’adore ces modèles de tricot. Mais je crois que nous avons suffisamment abusé de l’hospitalité d’Horace, Harry, il est temps de nous en aller.
Sans se faire prier, Harry se leva d’un bond. Slughorn sembla pris au dépourvu.
- Vous partez ?
- Oui. Quand une cause est perdue, je sais le reconnaître.
- Perdue…
Slughorn parut s’agiter soudain. Il tourna ses pouces boudinés et se dandina sur place en voyant Dumbledore attacher sa cape de voyage et Harry remonter la fermeture éclair de son blouson.
- Je suis désolé que tu n’aies pas accepté ce poste, Horace, continua Dumbledore qui lui adressa un signe d’adieu de sa main valide. Poudlard aurait aimé te voir revenir en son sein. Malgré le renforcement considérable de nos mesures de sécurité, tu seras toujours le bienvenu si tu décides de nous rendre visite.
- Eh bien… C’est très aimable à toi… Comme je le dis toujours…
- Alors, au revoir.
- Au revoir, dit Harry.
Ils avaient atteint la porte d’entrée lorsqu’un cri retentit derrière eux :
- D’accord, d’accord, j’accepte !
Dumbledore se retourna et vit Slughorn debout sur le seuil du salon, le souffle court.
- Tu veux bien sortir de ta retraite ?
- Oui, oui, répondit Slughorn d’un ton impatient. Je dois être fou mais c’est d’accord.
- Merveilleux, s’exclama Dumbledore, le visage rayonnant. Dans ce cas, Horace, nous te reverrons le 1er septembre.
- Oui, sûrement, grogna Slughorn.

Mon avis

Comme d'habitude j'ai trouvé le style de JK Rowling parfait, sauf peut-être pour les redondances liées aux affres de l'amour mais surtout de la jalousie (venant de Hermione et de Harry). Même si cela est sans doute nécessaire pour un livre jeunesse avec de jeunes protagonistes visant au moins un public jeunesse. Ils ont encore l'innocence pour cela ;).

J'ai beaucoup aimé le mélange des différentes intrigues qui s'entremêlent dans ce tome : le passé de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, le prince de sang-mêlé et les soupçons de Harry vis à vis de Malefoy. L'action n'est que peu présente dans ce tome mais cela ne m'a vraiment pas gênée, surtout quand le final du livre est si ... Whaouuuu !!! J'en ai encore pleuré à chaudes larmes pendant toute la fin de la lecture du livre, mais aussi pendant toute la fin du visionnage du film.

Harry se retrouve bien seul dans ce tome, Hermione et Ron ne sont qu'accessoires, tout comme Hagrid et Rogue (enfin presque !). Je pense que cela permet à l'auteur de se recentrer sur l'histoire, d'approfondir les personnages de Harry, de Dumbledore et de ... vais-je oser le dire... Voldemort. Mais surtout cela va permettre de donner les derniers indices nécessaires au grand final où nos trois héros œuvreront de concert pour vivre ou bien mourir. Le personnage de Ginny est aussi plus présent et bien mis en valeur.

D'habitude je pars sans me rappeler qui est le prince de sang-mêlé (vive ma mémoire d'éléphant). Cette fois, et c'est une première, je m'en souvenais et c'est peut-être pour cela que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce 6ème et avant dernier tome. Je suis maintenant sur les dents, le temps d'attendre ma lecture du 7ème tome ! Vais-je craquer avant le 28 décembre ?

Le film

Tout comme le livre, j'ai beaucoup aimé le film, même si celui-ci n'a presque plus rien à voir avec le livre. Il y a même une scène d'action complètement inventée qui est ajoutée dans le film lors de Noël.
Pour une fois, je n'ai pas trouvé l'acteur de Ron complètement idiot et j'ai également beaucoup aimé l'acteur qui joue le professeur Horace Slughorn. J'ai adoré la scène, pourtant brève dans la boutique des jumeaux Weasley. Ici aussi je suis impatience de découvrir les 2 parties du 7ème tome.


Cette lecture a été faite dans le cadre d'une lecture commune organisée par Kayleigh. Vous pouvez aller lire les billets de mes co-lecteurs en cliquant sur leurs noms : Kayleigh, Pommette, revelation, Harmony Petite Sorcière, ptitelfe, tidyup95, achille49, Vozrozhdenyie, Céline031, Avalon, cerisia, Odwy, Marmotte, sevmarguerite, furby71, Simi, Minidou, Writirl, Sandra, Can_diice, Ollie, Errol, Cathy.

Ce livre compte pour deux challenges : le big-challenge livraddict (18/40) et regardes ce que tu lis (7/7).


vendredi 28 octobre 2011

Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du Rossignol de Lian Hearn

Voici encore un livre que je ne connaissais pas avant de m'inscrire aux challenges Livraddict et que j'ai particulièrement aimé. Je n'ai pas su me décrocher de ma lecture et j'ai d'ores et déjà commandé les quatre tomes suivants avec lesquels j'espère me régaler. Merci donc, encore une fois à Livraddict qui sait si bien nous guider dans nos aventures littéraires. Ce livre est classé jeunesse, mais pour ma part, je le recommanderais plutôt aux adolescents, voire aux adultes.


Détails du livre
  • Titre VO : Tales of the Otori, book 1 : Across the Nightingale floor
  • Traduction : Philippe Giraudon
  • Broché: 372 pages
  • Editeur : Gallimard (15 septembre 2003)
  • Collection : Folio
  • ISBN-13: 978-2070302581
L'auteur

Ayant beaucoup aimé ce livre et ne connaissant pas du tout cette auteure, j'ai cherché sur wikipédia quelques informations sur cette Lian Hearn, de son vrai nom Gillian Rubinstein. 
 
Elle est née en 1942 en Angleterre, est diplômée en littérature et a tout d'abord travaillé en tant que critique de cinéma et éditeur d’art à Londres. Depuis 1973, elle vit en Australie. Elle a écrit plus de trente romans, huit pièces de théâtre, et beaucoup de nouvelles. Son premier roman Space Demons a été couronné de plusieurs prix.
 
En 2001, elle publie le premier tome de la saga du clan des Otori, sous le pseudonyme de Lian Hearn. Le choix de l'anonymat provient de la volonté de l'auteur de voir son œuvre jugée pour elle-même et non en fonction de ses précédentes publications, essentiellement réservées à la jeunesse.

Cette saga, qui se déroule sur un île fictive ressemblant au Japon à l’époque féodale, est effectivement sa première œuvre destinée à un public adulte. Elle se compose en 2009 de cinq ouvrages : outre la trilogie initialement prévue par l'auteur (Le Silence du rossignol, Les Neiges de l'exil, La Clarté de la lune), s'ajoutent deux volumes publiés en 2007 (Le Vol du héron) puis 2008 (Le Fil du destin).

Quatrième de couverture

Dans sa forteresse d’Inuyama, l’impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “parquet du rossignol” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d’un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…

Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.

Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?

Un extrait

Le cheval se cabra en hennissant quand il sentit l'odeur du sang. Iida resta en selle, aussi impassible que s'il était en fer. Une armure noire le couvrait des pieds à la tête, des bois de cerf couronnaient son casque. Il portait une courte barbe noire sous sa bouche cruelle. Ses yeux brillaient, comme ceux d'un homme traquant du gibier.
Ces yeux étincelants rencontrèrent les miens. Je compris d'emblée deux choses : d'abord, que cet homme ne redoutait rien au ciel ou sur la terre , ensuite, qu'il tuait pour le plaisir de tuer. Maintenant qu'il m'avait vu, tout espoir était perdu.
Il avait son sabre à la main. Je ne fus sauvé que par la réticence de son cheval à s'engager sous le porche. Il piaffa de nouveau, et se cabra. Iida poussa un hurlement. Les hommes qui se trouvaient déjà dans le sanctuaire se retournèrent et se mirent à crier avec l'accent rauque des Tohan quand ils m’aperçurent. Je saisis ce qui restait d'encens, sans sentir ou presque la brûlure à mes mains, et je me précipitai vers les portes. Lorsque le cheval fit un écart dans ma direction, je pressais l'encens contre son flanc. Il se cabra au dessus de moi et ses sabots énormes effleurèrent mes joues. J'entendis le sifflement du sabre qui s'abattait. J'avais conscience de la présence des guerriers Tohan tout autour de moi. Il paraissait impossible qu'ils puissent me manquer, mais j'avais l'impression de m'être dédoublé. Je voyais le sabre d'Iida me tomber dessus, cependant je restais indemne. Je me précipitai derechef sur le cheval. Il s'ébroua dans sa douleur et se lança dans une série de bonds furieux. Déséquilibré par le coup de sabre qui pour une raison mystérieuse avait manqué sa cible, Iida passa par dessus l'encolure de son destrier et tomba lourdement sur le sol.
Je fus saisi d'une horreur qui se mêla bientôt de panique. J'avais désarçonné le seigneur des Tohan. Pour expier un tel acte, la torture et la souffrance ne connaîtraient pas de limites. J'aurais dû me jeter à leurs pieds et implorer la mort, mais je compris que je ne voulais pas mourir. Une force bouillonnait dans mon sang et me disait que je ne mourrais pas avant Iida. Il faudrait d'abord que je le voie mort.

Mon avis

J'ai très vite accroché au style poétique et fluide de l'auteur, que ce soit pour les descriptions, les combats ou les émotions.
La trame du livre n'a rien d'original mais j'ai beaucoup aimé le cadre dans lequel l'auteur fait se dérouler cette histoire. Elle a la capacité d'emmener le lecteur vers cette île imaginaire qui semble tant ressembler au Japon. Ses personnages sont criants de vérité, quand bien même seraient-ils imaginaires.J'ai également beaucoup aimé la pudeur avec laquelle l'auteure évoque les sentiments qui les lient entre eux.

Dans le commencement de ce livre, nous suivons deux personnages qui vont par la suite se rencontrer. Jusque là le livre raconte leur évolution, un chapitre pour l'un, le chapitre suivant pour l'autre etc. J'ai également beaucoup aimé ce découpage qui permet de nous familiariser avec chacun d'entre eux, ainsi qu'avec leurs amis et connaissances.

J'ai beaucoup aimé (aussi !) les différents personnages. Ils sont attachants et bien construits, particulièrement sire Shigeru et dame Maruyama qui sont mes préférés. Les méchants sont nombre et les injustices flagrantes. Les personnages sont tout aussi complexes qu'attachants, ce qui fait que parfois, on se prend à hurler : "Mais pourquoi ?".

Même si la trame de l'histoire semble classique, de petits rebondissements offrent au lecteur des surprises inattendues qui font de ce livre un ouvrage efficace et plein de fraîcheur. Vivement la suite !

Ce livre compte pour plusieurs challenges Livraddict : le big (17/40) et  le jeunesse (14/20).

dimanche 16 octobre 2011

Le 5e règne de Maxime Chattam

Cela fait quelques années que ma mère me dit de lire Maxime Chattam. Étant pour le moment plongée plus que jusqu'au coup dans la fantasy, il m'aura fallu avancer dans mon baby-challenge thriller pour découvrir ce premier livre de l'auteur et comme il le dit lui-même dans sa préface "avec tout ce que cela sous entendait". Ce fût également la découverte d'un nouveau genre pour moi : le thriller fantastique. Et je pense que c'est au genre que je n'ai pas trop accroché, car j'ai bien aimé le livre mais sans plus, je n'ai pas réussi à suivre nos héros dans ce 5ème règne.


Détails du livre
  • Broché: 520 pages
  • Editeur : Pocket (8 juin 2006)
  • Collection : Policier / thriller
  • ISBN-13: 978-2266143776
Quatrième de couverture

Ils auraient dû se méfier.
Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée.
Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps.
Et surtout... ne pas en tourner les pages.
À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition... Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'Humanité ?

Un extrait


Il avait vu, Il avait regardé ces petites silhouettes s’agiter un peu plus bas, Il avait entendu l’odieux boucan qu’ils avaient fait. Mais Il n’était pas descendu, Il n’avait pas tenté de se les approprier, non, pas cette fois-ci. Ils étaient trois, pas très costauds d’accord, mais trois tout de même. Si un seul Lui échappait il pourrait donner l’alerte et tout deviendrait plus dur, non, non ; Il allait attendre qu’une bonne occasion se présente et Il nourrirait la Bête. Celle qui Lui parlait la nuit, celle qui Lui envoyait toutes ces images atroces dans son sommeil, celle pour qui Il devait travailler. Car s’Il travaillait bien, s’Il donnait à la Bête ce qu’elle voulait, beaucoup de ce qu’elle voulait, alors Il pourrait retrouver le sommeil, alors Il pourrait repartir sur les routes pour Lui et rien que pour Lui. Il pourrait aller loin de sa perfide tanière, Il irait là où Il voudrait, pour son plaisir. Mais il fallait beaucoup travailler pour la Bête, et déjà, alors qu’Il regardait les trois silhouettes s’éloigner avec leur moto, Il se prépara à servir la Bête.

Mon avis

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur qui a su me faire vibrer quand bien même je n'ai pas réussi a m'accrocher à l'histoire. Il est très descriptif, ce qui fait que pendant l'action, on a souvent l'impression de réellement voir ce qui se passe. Le style est tout de même un peu trop sophistiqué pour des jeunes de 15 ans, du moins, je trouve.

L'histoire est, à mon sens, un peu lente à se mettre en place et je la trouve un peu trop compliquée : au départ, le méchant est l'ogre de la côte Est, puis on se retrouve avec un groupe de méchants encore plus méchants et l'ogre ne devient qu'accessoire.Souvent, je me suis demandé où voulait en venir l'auteur. Et qui était qui. Car les personnages sont nombreux, qu'ils soient gentils ou méchants ^^.

Ceux-ci sont bien définis mais assez caricaturaux. Les adolescents sont un peu trop responsables pour être vrais et les parents un peu trop confiants : ils laissent sortir leurs enfants alors qu'un tueur en série est en ville. J'ai aimé le personnage de Meredith et de Lewis, qui paraissaient moins communs que les autres.

Le thème de l'"au-delà" m'a plutôt laissée sur place car je n'ai pas du tout accroché à cette partie de l'histoire, qui est assez principale dans ce livre. Toute la partie fantastique n'a pas fonctionné avec moi. J'ai tremblé pour nos amis qui ne sont pas épargnés, et en plus qui en redemandent mais je n'ai pas traversé le miroir dans cette histoire.

C'est donc une lecture mitigée pour moi, j'ai beaucoup aimé le style et la partie thriller conventionnelle, je n'ai par contre pas accroché à la partie fantastique du livre. Je pense que je retenterai ma chance avec les thrillers plus conventionnels qu'a écrit Maxime Chattam comme la trilogie du mal qui est d'ores et déjà dans ma PAL.

Ce livre compte pour un point dans mon baby-challenge thriller m'amenant à 7/20

jeudi 6 octobre 2011

Artemis Fowl, tome 1 de Eoin Colfer

Afin d'avancer un peu dans mes challenges, je me suis lancée dans Artemis Fowl. C'est un livre que je ne connaissais pas du tout, je savais que ça parlait de fées et de lutins mais c'est tout. J'ai donc été toute surprise de tomber dans une histoire type d'espionnagele héros est un sale gamin surdoué qui n'en veut qu'à une chose : l'or des fées. Ce livre est vraiment un livre jeunesse et ça se ressent, même si j'ai finalement passé un bon moment.


Détails du livre
  • Titre VO : Artemis Fowl 
  • Traduction : Jean-François Ménard
  • Poche: 355 pages
  • Editeur : Gallimard-Jeunesse (15 mars 2007)
  • Collection : Folio Junior
  • ISBN-13: 978-2070612482
Quatrième de couverture

Un nouveau héros est né. Il a douze ans, est le dernier rejeton d'une dynastie de voleurs irlandais. Il vit dans un château, auprès de sa mère dont l'esprit a flanché lors de la disparition de son mari. La fortune des Fowl est au plus mal. Mais Artemis est un petit génie escorté d'un serviteur tout dévoué et doté d'une force peu commune. Voilà des atouts de poids pour faire aboutir un projet fou, qui ne pouvait germer que dans la tête d'un enfant : s'emparer de l'or des fées…

Un extrait

La fée resta bouche bée.
— Me rendre mon pouvoir magique ? Impossible.
— Oh, mais si. J’ai en ma possession deux ampoules. L’une contient de l’eau de source qui provient du puits des Fées, à soixante mètres sous l’anneau de Tara – l’endroit peut-être le plus magique au monde. Elle annulera les effets de l’eau bénite.
— Et l’autre ?
— Dans l’autre, il y a de quoi faire une petite piqûre de magie humaine. Un virus qui se nourrit d’alcool, mélangé à un agent de croissance. Ce liquide va débarrasser votre corps de la moindre goutte d’alcool de riz, vous délivrer de votre dépendance et même régénérer votre foie défaillant. Ce sera terriblement répugnant, mais dans vingt-quatre heures, vous sauterez partout comme si vous aviez retrouvé la vigueur de vos mille ans.
La fée passa à nouveau la langue sur ses lèvres. Pouvoir rejoindre le Peuple ? C’était tentant.
— Comment savoir si je puis te croire, humain ? Tu m’as déjà joué un mauvais tour.
— C’est vrai. Voici le marché. Je vous donne l’eau de source en toute confiance. Ensuite, quand j’aurai consulté le Livre, vous aurez le remontant. À prendre ou à laisser.
La fée réfléchit. La douleur s’insinuait déjà dans son ventre. Elle tendit la main.
— Je prends.
— Je m’y attendais. Butler ?
Le gigantesque serviteur ouvrit le rabat d’une trousse qui contenait une seringue et deux ampoules. Il prit d’abord celle qui était remplie d’un liquide clair et l’injecta dans le bras moite de la fée. La créature se raidit un instant puis se détendit.
— Puissante magie, dit-elle d’une voix haletante.
— Oui, mais pas aussi puissante que la vôtre lorsque vous aurez eu la deuxième injection. Et maintenant, le Livre.
La fée plongea la main dans les plis de sa robe crasseuse et y fouilla pendant une éternité. Artemis retint son souffle. Enfin ! Bientôt, les Fowl auraient retrouvé toute leur gloire. Un nouvel empire allait naître avec, à sa tête, Artemis Fowl II.
La fée montra son poing serré.
— Ça ne te servira à rien, c’est écrit dans l’ancienne langue.
Artemis hocha la tête, préférant ne pas prendre le risque de parler.
Elle ouvrit ses doigts noueux. Au creux de sa main reposait un minuscule volume à la reliure d’or, de la taille d’une boîte d’allumettes.
— Voilà. Tu peux le regarder pendant trente de tes minutes d’humain. Pas plus.
Butler prit le minuscule ouvrage avec révérence. Il actionna un appareil photo numérique et entreprit de photographier l’intégralité du Livre dont les pages étaient aussi minces que du papier à cigarette. L’opération dura plusieurs minutes. Lorsqu’il eut terminé, le volume tout entier était contenu dans la puce de l’appareil photo. Artemis préférait ne courir aucun risque en matière d’information.

Mon avis

Voyons tout d'abord le héros : Artemis Fowl, héros innovant en littérature jeunesse car ne devant pas sauver le monde. C'est un garçon âgé de 12 ans, héritier d'une grande famille irlandaise, qui a perdu une grande partie de sa fortune avec la disparition, voire la mort de monsieur Fowl senior (Artemis ne croit pas à la mort de son père). Il est surdoué, antipathique, malfaisant et aidé par un serviteur élevé pour protéger et servir. Il se fiche du bien ou du mal et ne vise qu'une seule chose, rétablir la fortune familiale.
On est vraiment loin des héros de fantasy qui œuvrent pour le bien et c'est le point original du livre, même si finalement je me suis plus attachée aux personnages féeriques qu'à ce sale gosse.

En effet, après avoir découvert Artemis et sa mini bande de truands, on découvre les cibles de celle-ci : les fées, les lutins, et autres personnages plus ou moins merveilleux. On fait la connaissance de Holly Short, une fée qui travaille dans les FARfadet ou encore les Forces Armées de Régulation auxquelles sont rattachées les Fées Aériennes de Détection, de son chef, le commandant Root, d'un centaure créatif et blagueur du nom de Foaly, et de quelques autres.

Malheureusement, bien que les personnages aient chacun leur petit caractère, j'ai trouvé que c'était trop caricatural, trop peu soigné pour vraiment m'impliquer dans l'histoire. Je rappelle, qu'il s'agit de lecture jeunesse destinée, je pense, à de jeunes collégiens. Ma fille qui a lu ce livre en sortant de CE2 à tout à fait accroché.

J'ai tout de même apprécié de voir comment les différentes légendes et les différentes caractéristiques qu'on retrouve dans le monde féerique ont été utilisées dans ce livre. Par exemple, l'utilisation d'ailes motorisées pour contrebalancer la perte "génétique" au fil des générations des ailes corporelles.

Je n'ai pas trop accroché non plus au style de l'auteur qui est assez lourd. J'ai trouvé les apartés pour le lecteur peu utiles et l'humour vraiment trop récurent. Les blagues drôles qui se répètent deviennent souvent moins drôle ;).

Ce livre compte pour le baby-challenge fantasy et jeunesse amenant mes scores respectifs à 10 et 13

lundi 3 octobre 2011

Les Âmes croisées de Pierre Bottero

Voici le dernier ouvrage, l'ultime si j'ose dire, de ma série Pierre Bottero. Il me reste encore à lire les "petits livres indépendants" tels Zouk ou Fils de sorcières etc. que pour la plupart je n'ai jamais lu et que je me réserve pour les jours grisaille à venir (l'hiver à Munich finira bien par arriver, le plus tard possible j’espère).
Avec ce dernier livre, Pierre Bottero nous offre une fresque gigantesque où tout est lié, ce dernier livre servant de trait-d'union entre toutes les trilogies. On ne peut que regretter que sur les deux tomes prévus initialement n'en est sorti jamais qu'un seul, du fait de la mort accidentelle de l'auteur le 8 novembre 2009. Ce livre fût lors de ma première lecture et encore aujourd’hui un très gros coup de cœur, au même titre que la trilogie du pacte des MarchOmbres.


Détails du livre
  • Broché: 423 pages
  • Editeur : Rageot (17 février 2010)
  • ISBN-13: 978-2700237481
Quatrième de couverture

"Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ?"
Elle le savait désormais.
-Je me nomme Nawel Hélianthas...
Un vœux, un simple choix, possédait-il le pouvoir d'orienter une existence entière ?
- Je sollicite le droit et l'honneur de revêtir...
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clé ?

Deux extraits

La ville Cendre, répéta Ol Hil' Junil l'air songeur. Dis-moi, jeune Hélianthas, t'es-tu déjà demandé pourquoi Cendres et Perles s'appellent ainsi ?
- Non, répondit Nawel, et je t'avoue que cela ne m'intéresse pas.
- Les Cendres sont multitude, expliqua le fou du roi sans tenir compte de la remarque. Pareils à ces grains impalpables qui s'accumulent dans les foyers de nos cheminées, ils se dispersent au moindre souffle, se balaient sans difficulté et n'ont aucune consistance, aucune véritable réalité. Pourtant...
- Pourtant ? demanda Nawel, attentive malgré elle.
- Lorsque l'on arrose la cendre, elle devient aussi dure que la pierre. L'inconscient qui ignore cela court le risque de voir son foyer se fendre.
- Il ne pleut pas souvent à AnkNor, ironisa Nawel, je doute que les Cendres changent un jour de nom pour devenir des Pierres.
- L'eau n'est pas le seul liquide disponible, rétorqua le fou. Il est possible d'obtenir le même résultat en arrosant la cendre avec de la sueur ou du sang.
Nawel fronça les sourcils. Sans qu'elle sache vraiment pourquoi, les paroles d'Ol Hil' Junil lui déplaisaient.
- Et les Perles ? s'enquit-elle néanmoins.
- Une perle est un miracle de la nature. Belle, fine, unique, elle repose dans son écrin, provoquant les regards émerveillés de ceux qui la contemplent. Pourtant...
- Pourtant ?
- Au cœur de chaque perle, il y a une impureté, un grain de sable, une souillure. La nacre, si admirable, n'est que le moyen utilisé par le coquillage pour se protéger de cette souillure.
- Dois-je entendre que le cœur des Perles est souillé ?
Nawel avait durci le ton, ce qui fit sourire le fou.
- Les Perles possèdent-ils un cœur ? La question, importante, l'est moins que savoir s'ils possèdent des oreilles. Un cœur pour aimer, des oreilles pour entendre. Possèdes-tu un cœur, Nawel Hélianthas ? Et des oreilles ?
Il sourit. Un sourire aussi lumineux que triste qui doucha la colère naissante de Nawel et la contraignit au silence.

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- « La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens », m'a dit Sylia la seule fois où nous nous sommes disputés. La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière. Je comprends aujourd'hui à quel point elle avait raison.
Ses traits s'apaisèrent. Un peu.
- Le passé sert à construire l'avenir mais il est immuable. Me venger ne rendra pas la vie à celle que j'aime, me venger est aussi vain que vouloir remonter le temps.

Mon avis

Tout d'abord, un mot sur la couverture que je trouve magnifique (celle de l'édition brochée car j'aime beaucoup moins celle de l'édition de poche). Elle me donne des frissons dès que je la regarde un peu trop longtemps. Elle a été dessinée par Gilles Francescano, qui a, entre autres collaboré avec l'auteur pour nous offrir le chant du Troll, un roman graphique superbe dont vous pourrez retrouver ma chronique ici.

Le style de l'auteur est, comme toujours, talentueux. Il nous emporte vers des horizons dont nous ne pourrions rêver et tout ceci avec facilité, fluidité. Le lecteur, dès lors qu'il a ouvert le livre, ne peut plus le reposer. La première fois que j'ai lu ce livre, je l'ai lu de bout en bout, sur une même journée. Et je me souviens que je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer à plusieurs de nombreuses occasions. Car ce livre nous fait passer de multiples émotions qu'il est plutôt difficile de contrôler.

L'histoire quant à elle, nous emmène dans un monde que le lecteur adepte de l'auteur ne connaît pas et à la rencontre de Nawel Hélianthas, jeune fille de dix-sept ans. La société est dans ce monde divisée en deux castes : les Perles qui sont peu nombreux mais très puissants et les Cendres qui sont multitude et insignifiance. Nawel est une jeune Perle, prétentieuse et exigeante. Un jour, un événement tragique dont elle est la cause vient bouleverser son univers, sa vie et les choix qu'elle sera amenée à faire, car ses amis et elle doivent choisir la Robe qu'ils porteront jusqu'à la fin de leur existence (c'est à dire leur fonction - il en existe 10). Cette décision est irrévocable... Les choix de Nawel et de ses amis seront-ils l'expression de leur souhait propre ou celui qui leur est tacitement imposé par leur famille ou la hiérarchie ? À travers rencontres et aventures Nawel partira à la découverte de son univers mais surtout à la rencontre avec elle-même.

Les personnages de cette histoire sont un point très fort de ce livre car ils sont dépositaires de nos émotions et quand bien même ils seraient aux premiers abords détestable comme Nawel, ils n'en sont que plus attachants. Car sous la carapace se trouve autre chose.
Les thèmes abordés dans cette histoire, qui sont très chers à l'auteur sont la tolérance, le regard des autres. et le respect de la différence.

Ce livre avec la trilogie d'Ellana sont mes préférés parmi tous ceux qu'a écrit Pierre Bottero. Peut-être parce que l'écriture est plus mâture, plus ouverte et plus proche des problèmes de notre monde. Ce livre est un coup de cœur !