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mardi 14 août 2012

L'Héritage, tome 3 : Brisingr de Christopher Paolini

Ce troisième tome commence fort avec la coopération d'Eragon et Roran pour délivrer une damoiselle en détresse. Mais l'ombre de Murtagh pèse sur Eragon. Brisingr est le troisième tome de la série. Je l'ai également bien aimé car l'auteur y développe autant son histoire que ses personnages, permettant au lecteur de suivre l'évolution de chacun.


Détails du livre
  • Titre VO : Inheritance, book 3 : Brisingr
  • Traduction : Danièle Laruelle
  • Broché: 826 pages
  • Editeur : Bayard jeunesse (12 mars 2009)
  • Collection : LITTERATURE DIV
  • ISBN-13: 978-2747014564
Quatrième de couverture

Eragon a une double promesse à tenir : aider Roran à délivrer sa fiancée, Kathrina – prisonnière des Ra’zacs –, et venger la mort de son oncle Garrow. Saphira emmène les deux cousins jusqu’à Helgrind, les Portes de la Mort, repaire des monstres.
Or, depuis que Murtagh lui a repris Zar’oc, l’épée que Brom lui avait donnée, Eragon n’est plus armé que du bâton du vieux conteur. Tandis qu’il veille au pied de la sinistre citadelle, Eragon s’interroge : viendra-t-il à bout des Ra’zacs ?
Il est vrai que, depuis la cérémonie du Sang, à Ellesméra – la cité elfique –, le jeune Dragonnier continue de se transformer, acquérant peu à peu les traits et les fabuleuses capacités d’un elfe. Et Roran mérite plus que jamais son surnom de Puissant Marteau. Quant à Saphira, elle est une combattante redoutable…
Ainsi commence cette troisième partie de l’Héritage, où l’on verra l’intrépide et altière Nasuada, chef des Vardens, subir avec bravoure l’épreuve des Longs Couteaux ; les Vardens affronter les soldats démoniaques de Galbatorix, qui ne ressentent pas la douleur ; Arya et Eragon rivaliser de délicates inventions magiques ; Murtagh chevauchant Thorn, son dragon rouge, batailler dans le ciel contre Eragon et Saphira. On s’enfoncera avec angoisse dans les obscures galeries souterraines des nains ; on se laissera séduire par Nar Garzhvog, le formidable Urgal, et par l’énigmatique Lupusänghren, l’elfe au pelage de loup ; on retrouvera avec bonheur Oromis et Glaedr, le dragon d’or ; on constatera avec jubilation que Saphira montre toujours un goût certain pour l’hydromel… Et on comprendra enfin pourquoi le roman porte ce titre énigmatique : Brisingr, Feu en ancien langage…

Un extrait

« Oui. Il est temps de partir. »
S’écartant de Saphira, Eragon recula en direction du tunnel le plus proche.
- Viens ! lui cria Roran. Vite !
« Eragon ! » s’exclama Saphira.
Il secoua la tête :
- Non. Je reste.
- Tu…, commença Roran.
Un rugissement féroce l’interrompit. Saphira donna un violent coup de queue contre la paroi de la caverne et gratta le sol dans sa rage. Les griffes raclant la pierre produisaient un grincement strident, insupportable.
- Écoute ! hurla Eragon par-dessus le vacarme. L’un des Ra’zacs est toujours en vie. Et va savoir ce qui se cache encore à Helgrind : des potions, des parchemins, des renseignements sur les activités de l’Empire, toutes choses qui nous seraient utiles ! Les Ra’zacs ont peut-être même laissé des œufs, ici. En ce cas, je dois les détruire avant que Galbatorix s’en empare.
Pour Saphira, il ajouta mentalement :
« Je ne peux pas tuer Sloan, il ne faut pas que Roran et Katrina le voient ; je ne tiens pas non plus à ce qu’il meure de faim dans son cachot, ou à ce qu’il soit repris par les sbires de Galbatorix. Je suis désolé, c’est à moi de veiller sur son sort. »
- Comment comptes-tu quitter l’Empire, cousin ? s’inquiéta Roran.
- En courant. Souviens-toi que je suis aussi rapide que les elfes.
Le bout de la queue de Saphira remua. Sans plus d’avertissement, elle bondit vers Eragon, qui battit en retraite dans le tunnel alors même qu’elle tendait une patte scintillante pour l’agripper.
La dragonne pila devant l’entrée trop étroite pour elle et gronda de frustration. Sa masse bloquait toute lumière ; les parois vibraient tandis qu’elle tentait d’agrandir l’ouverture, brisant la pierre de ses griffes, de ses crocs. Ses grognements sauvages, la vue de sa gueule béante aux dents longues comme un avant-bras emplirent Eragon de terreur. Il comprit alors ce qu’éprouvait le lapin au fond de son terrier quand le prédateur qui l’y avait acculé se mettait à creuser.
- Gánga ! s’écria-t-il.
« Non ! »
Posant la tête sur le sol, Saphira leva vers lui un regard pitoyable, puis émit une plainte déchirante.
- Gánga ! Je t’aime, Saphira, mais il faut que tu t’en ailles.
Elle s’éloigna du tunnel, reniflant et miaulant comme un chat.
« Petit homme… »
Il regrettait de lui faire de la peine et n’avait aucune envie de l’obliger à partir. Cette séparation lui fendait le cœur. La douleur de Saphira déferlait sur lui par le lien qui les unissait et s’ajoutait à son angoisse. Presque tétanisé, il rassembla tout son courage pour lui dire :
- Gánga ! Et ne reviens pas me chercher, n’envoie personne d’autre. Je m’en tirerai seul. Gánga ! Gánga !
Avec un feulement exaspéré, elle finit par céder et gagner l’entrée de la grotte.
- Eragon, viens ! lança Roran du haut de la selle. Ne fais pas l’imbécile ! Tu es trop précieux pour risq…
Un tourbillon de bruit et de mouvement emporta le reste de la phrase : Saphira prenait son essor. Dans le ciel limpide, ses écailles scintillaient comme des milliers de diamants bleus. « Elle est superbe, songea Eragon. Fière, noble, plus belle que toute autre créature vivante. Aucun cerf, aucun lion n’égale la majesté d’un dragon en vol. »
« Je te donne une semaine, Eragon. Une semaine, pas plus. Et je reviendrai te chercher, dussé-je me battre contre Thorn, Shruikan et mille magiciens pour te rejoindre. »
Il la suivit des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse, jusqu’à perdre tout contact mental avec elle. Puis, le cœur lourd, il redressa les épaules, tourna le dos au soleil, à la lumière et à la vie pour s’enfoncer une fois de plus dans les ténèbres des tunnels.

Mon avis

Il faut tout d'abord rappeler que cette série est une série de fantasy destinée à la jeunesse. Cependant, les lecteurs adultes peuvent y trouver leur compte si tant est qu'ils n'oublient pas ce détail. J'ai pour ma part pris du plaisir en lisant cette série pendant mes vacances car elle se lit très vite et n'est pas bien compliquée. 

Le style de l'auteur est toujours fluide et facile, même si j'ai trouvé que ce troisième tome était peut-être plus finement écrit. Cependant, je viens de voir que la traductrice avait changé entre le tome 2 et le tome 3, alors peut-être est-ce un apport de la traduction. J'ai beaucoup aimé lire la partie concertant la formation de Brisingr !

L'histoire progresse, même si parfois on a l'impression que l'armée fait du sur place. D'un autre côté, une grande armée ne se déplace pas si facilement, sans oublier qu'il arrive toujours quelque chose à nos héros :)
L'action est très présente, justement pour cette raison. Les réponses à certains de nos questions commencent à arriver. Il est cependant dommage que certaines choses n'aient été que survolées alors que d'autres sont plus que largement traitées.

Les personnages évoluent, ainsi que les relations entre ces personnages. L'auteur entre plus dans les détails et également en profondeur. J'ai encore une fois aimé les passages où Roran est en action, même si je trouve sa chance insultante, on ne peut pas lui enlever la puissance de son esprit, sans oublier celle de son marteau ;)
J'ai également beaucoup aimé l'apport des Urgals au récit. La tolérance est un grand thème abordé dans ce livre

En bref, un troisième tome intéressant, riche en action, qui se lit très vite !

samedi 11 août 2012

L'Héritage, tome 2 : L'Aîné de Christopher Paolini

Avec énormément de chroniques en retard, je profite d'un petit temps mort pour m'avancer un peu. Je vais vous parler aujourd'hui du deuxième tome d'Eragon (j'ai terminé cette nuit le 4ème et dernier tome) afin d'essayer de ne pas tout mélanger.
Dans le premier tome, nous avions découvert le monde inventé par ce jeune (très jeune auteur) Christopher Paolini. Tout comme premier tome qui est de la fantasy légère et facile, parfaite pour des vacances, j'ai apprécié le deuxième tome.


Détails du livre
  •  Titre VO : Inheritance, book 2 : Eldest
  • Traduction : Marie-Hélène Delval
  • Broché: 804 pages
  • Editeur : Bayard Jeunesse (23 février 2006)
  • Collection : LITTERATURE DIV
  • ISBN-13: 978-2747014557
Quatrième de couverture

Eragon et sa dragonne, Saphira, sortent à peine de la victoire de Farthen Dûr contre les Urgals, qu’une nouvelle horde de monstres fait son apparition… Ajihad, le chef des Vardens, est tué. Nommée par le Conseil des Anciens, sa fille, Nasuada, prend la tête des rebelles. Eragon et Saphira lui prêtent allégeance avant d’entreprendre un long et périlleux voyage vers le royaume des elfes, à Ellesméra, où le garçon poursuit sa formation de dragonnier.
Là, il découvre avec stupeur qu’Arya est la fille de la reine Islanzadì. Cette dernière leur présente en secret un dragon d’or, Glaedr, chevauché par un Dragonnier, Oromis, qui n’est autre que le Sageen- Deuil, l’Estropié-qui-est-Tout, le personnage qui était apparu à Eragon lorsqu’il délirait, blessé par l’Ombre. Oromis va devenir son maître. La formation du jeune Dragonnier se révèle éprouvante. Pendant ce temps, à Carvahall, Roran, son cousin, a engagé le combat contre les Ra’zacs. Ceux-ci, persuadés qu’il détient l’oeuf de dragon qu’Eragon avait trouvée sur la Crête, kidnappent sa fiancée. Prêt à tout pour la sauver, Roran comprend cependant qu’il n’est pas de taille à les affronter. Il convainc les villageois de traverser la Crête pour rejoindre les rebelles au Surda, en guerre contre le roi de l’Empire, le cruel Galbatorix. Or,Nasuada, de son côté, emmène au Surda le peuple des Vardens...
Un extrait
 
Eragon patienta avec les autres, répondant à ceux qui lui adressaient la parole, mais préférant converser avec Saphira dans le secret de son esprit. Le silence qui régnait sur Farthen Dûr lui convenait.
Une demi-heure passa avant qu’un mouvement s’esquisse du côté du tunnel. Une dizaine d’hommes s’en extirpèrent, puis aidèrent des nains à sortir. L’un des hommes – Ajihad, probablement – leva la main, et les guerriers se rangèrent en double ligne derrière lui. Au signal de leur chef, ils avancèrent d’un pas fier vers Tronjheim.
La troupe avait parcouru quelques mètres quand une curieuse agitation se produisit à l’entrée de la galerie : d’autres silhouettes en jaillissaient, comme des abeilles surgissant d’une ruche. Eragon plissa les yeux pour mieux voir, mais c’était trop loin. Il sentit alors le corps de Saphira vibrer comme la corde d’un arc trop tendue :
« Ce sont des Urgals. »
Eragon ne posa pas de question. Il cria :
— Des Urgals !
Et il sauta sur le dos de la dragonne, se maudissant d’avoir laissé son épée dans sa chambre. Personne n’avait envisagé la possibilité d’une nouvelle attaque après que l’armée des monstres eut été mise en fuite.

Mon avis

Le style de l'auteur est toujours fluide et simple. L'action est toujours très présente et le livre se lit très. 
L'histoire n'est pas vraiment originale quoi que j'ai été agréablement surprise par la partie de l'histoire qui concerne Roran, quand bien même celle-ci semble être favorisée largement par la chance. Une autre surprise est l'apparition d'un autre dragon ainsi que son dragonnier, même que l'auteur nous fait deux fois la surprise !

J'ai également beaucoup apprécié la formation du couple dragon/dragonnier, même si, elle semble vraiment rapide pour quelqu'un qui doit sauver le monde.
Je trouve dommage que certaines pistes n'aient pas été exploitées alors que d'autres apparaissent presque par magie. Par exemple, la confrontation qui aurait pu naître de la succession entre Nasuada et les anciens des Vardens, mais la disparition "par magie" des douleurs d'Éragon.

Les personnages sont toujours attachants, quoique Arya, perde beaucoup de son charme, mais j'ai trouvé de nouveaux chouchous en les personnes de Roran et Kathrina. Je n'ai pas du tout apprécié le roi Orrin, d'autant qu'il n'a aucune utilité à l'histoire. On se demande parfois si l'auteur ne voulait pas lui faire jouer un rôle plus important mais y a renoncé. 

En conclusion, un deuxième tome facile et plaisant à lire qui recèle plusieurs surprises, même si l'histoire suit toujours plus ou moins des pistes dites "faciles".


mercredi 18 juillet 2012

L'Héritage, tome 1 : Eragon de Christopher Paolini


J'attends de lire cette série depuis la sortie du premier tome. Si vous lisez ce blog régulièrement, vous savez à quel point j'aime les séries et Oh combien j'en ai en cours... Étant de temps en temps (oh, rarement) raisonnable, j'ai décidé de me procurer cette série seulement quand le 4ème et dernier tome serait sorti.
J'ai donc entamé cette série, décidée à la terminer avant la fin de l'été et ce premier tome m'a beaucoup plu, quand bien même cela reste de la fantasy « jeunesse ».


Détails du livre 
  • Titre VO : Inheritance, book 1 : Eragon
  • Traducteur : Marie-Hélène Delval
  • Broché: 698 pages
  • Editeur : Bayard Jeunesse; Édition : édition 2010 (4 mars 2010)
  • Collection : ROMAN JE BOUQUI
  • ISBN-13: 978-2747033343
Quatrième de couverture

Un garçon...
Un dragon...
Une épopée...

Voilà bien longtemps que le mal règne dans l'Empire de l'Alagaësia... Et puis, un jour, le jeune Eragon découvre au cœur de la forêt une magnifique pierre bleue, étrangement lisse. Fasciné et effrayé, il l'emporte à Carvahall, le village où il vit très simplement avec son oncle et son cousin. Il n'imagine pas alors qu'il s'agit d'une œuf, et qu'un dragon, porteur d'un héritage ancestral, aussi vieux que l'Empire lui-même, va en éclore... Très vite, la vie d'Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, il s'engage dans une quête qui le mènera aux confins de l'Alagaësia. Armé de son épée et guidé par les conseils de Brom, le vieux conteur, Eragon va devoir affronter, avec son jeune dragon, les terribles ennemis envoyés par le roi dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite.
Eragon n'a que quinze ans, mais le destin de l'Empire est désormais entre ses mains !

Un extrait

- Les sables du temps, nul ne peut les arrêter. Les grains s’écoulent, les années passent, que nous le voulions ou non… et pourtant, les souvenirs restent. Ce que nous avons perdu se perpétue dans nos mémoires. Ce que vous allez entendre est imparfait et incomplet. Néanmoins, écoutez cette histoire, chérissez-la, car, sans vous, elle ne serait pas. Je vais exhumer pour vous ce trésor longtemps égaré, oublié, caché dans les brumes mystérieuses du passé…
Les yeux vifs du récitant scrutèrent les visages captivés des spectateurs et s’arrêtèrent sur celui d’Eragon.
- Avant la naissance des pères de vos arrière-grands-pères, reprit Brom, la Confrérie des Dragonniers existait déjà. Protéger et surveiller nos terres grâce aux dragons et aux pouvoirs que ceux-ci leur conféraient, telle était la mission de ses membres. Durant des milliers d’années, ils s’en acquittèrent avec honneur. Leurs prouesses dans les batailles étaient sans équivalent, car chaque Dragonnier avait la force de dix soldats. Ils étaient immortels, ou presque : seul l’acier pouvait les transpercer ; seul le poison pouvait les terrasser. Ils se servaient de leur puissance pour accomplir le bien – et seulement le bien ; aussi, sous leur tutelle, des villes prospères s’érigèrent-elles. Tant que les Dragonniers assurèrent la paix, l’Alagaësia fut florissante. C’était un âge d’or. Les elfes étaient nos alliés, et les nains nos amis ; la richesse et la joie de vivre irradiaient des cités. Hélas, cela ne pouvait durer…
Brom baissa les yeux et se tut. Puis il reprit avec dans la voix une tristesse infinie :
Nul ennemi ne pouvait détruire la Confrérie, mais personne ne pouvait protéger les Dragonniers contre eux-mêmes. Or, lorsque la Confrérie était au faîte de sa puissance, il advint qu’un garçon, du nom de Galbatorix, naquit dans la province d’Inzilbêth, aujourd’hui disparue. À dix ans, on l’évalua, ainsi que le voulait la coutume, et on décela en lui un potentiel exceptionnel. Les Dragonniers l’acceptèrent comme l’un des leurs. Galbatorix subit leur entraînement, et montra des dons remarquables. Doué d’un esprit hors du commun et d’un corps d’une force extraordinaire, il quitta rapidement les rangs des apprentis pour rejoindre ceux des Confrères. Certains jugèrent que cette promotion brutale était risquée ; las, le pouvoir avait érodé la modestie des Dragonniers ; ils étaient devenus trop arrogants pour prendre en compte les mises en garde. C’est ainsi qu’ils signèrent leur arrêt de mort…
Brom reprit son souffle avant de continuer :
- Donc, peu après que son entraînement fut terminé, Galbatorix partit pour un périple fort aventureux en compagnie de deux amis, à dos de dragon. Loin dans les terres septentrionales, ils s’aventurèrent, volant jour et nuit. Ils se hasardèrent profondément dans les territoires des Urgals, car, présomptueux, ils pensaient que leurs pouvoirs suffiraient à les protéger. Là-bas, alors qu’ils se reposaient enfin sur une épaisse couche de glace qui ne fond jamais, même en été, ils furent pris dans une embuscade tendue par les Urgals. Les deux compagnons de Galbatorix et leurs dragons furent massacrés. Cependant, malgré de graves blessures, Galbatorix réussit à mettre les monstres en déroute. Le malheur voulut qu’une flèche ennemie vînt se ficher dans le cœur de sa dragonne. Incapable de la guérir, Galbatorix la vit mourir dans ses bras. Ainsi furent plantées les graines de sa folie…
Le conteur joignit les mains et tourna lentement la tête pour observer l’assistance. Les ombres projetées par les flambeaux dansaient sur son visage fatigué. Les mots qu’il prononça ensuite furent graves et profonds, tel un glas.
- Seul, privé d’une grande partie de sa force, rendu presque fou de douleur par la perte de sa monture, Galbatorix erra comme une âme en peine dans un territoire désolé, appelant la mort. Mais la mort ne voulut pas de lui. Il eut beau se jeter sans crainte au-devant des monstres les plus redoutables, la mort ne voulut pas de lui. Les Urgals eux-mêmes s’enfuyaient à l’approche de cette manière de fantôme. C’est alors qu’il vint à l’esprit de Galbatorix que, peut-être, la Confrérie lui offrirait un autre dragon. Poussé par cette idée, il entreprit un voyage épuisant, à pied, à travers la Crête, qu’il avait survolée en un clin d’œil sur le dos de sa dragonne. Il lui fallut plusieurs mois pour la parcourir dans l’autre sens. Il pouvait chasser grâce à la magie, mais, maintes fois, il emprunta des chemins où même les animaux n’osaient pas se risquer. Tant et si bien que, lorsqu’il eut enfin franchi les montagnes, il était plus mort que vif. Un fermier, le trouvant évanoui dans la boue, prévint les Dragonniers. Ceux-ci emmenèrent leur confrère inconscient dans leur retraite. Là, Galbatorix dormit quatre jours, et son corps guérit : lorsqu’il se réveilla, il dissimula la fièvre qui faisait bouillir son esprit. Devant le conseil chargé de le juger, Galbatorix réclama un autre dragon. La véhémence de sa requête révéla sa démence. Le conseil découvrit son vrai visage et repoussa sa demande. Galbatorix était désespéré. Berné par son délire, il parvint à se persuader que sa dragonne était morte par la faute des Dragonniers. Nuit après nuit, il se convainquit de la véracité de son mensonge, et il mit au point une terrible vengeance…
La voix de Brom n’était plus qu’un souffle hypnotisant :
- Il trouva un Dragonnier compréhensif et, piquant sa sympathie, il inocula au malheureux le poison de sa folie. Il multiplia les démonstrations faussées ; il recourut aux secrets de magie noire qu’un Ombre lui avait enseignés au cours de ses errances ; à force, il sut enflammer l’esprit du Dragonnier contre les Anciens. Ensemble, ils attirèrent traîtreusement l’un d’eux dans un piège pour le tuer. Le crime accompli, Galbatorix se retourna contre son complice et l’abattit. Les Dragonniers le surprirent à ce moment-là, les mains pleines de sang. Un cri de rage tordit les lèvres de Galbatorix, qui s’enfuit dans la nuit. Sa folie le rendait si rusé qu’on ne le retrouva point. Pendant des années, Galbatorix se cacha dans les Terres désertiques, tel un animal traqué. Nul n’oubliait ses atrocités, mais, le temps passant, on finit par abandonner les poursuites. Cependant, la mauvaise fortune frappa de nouveau : Galbatorix rencontra Morzan, un jeune Dragonnier de constitution solide, mais d’esprit fragile. Galbatorix le persuada de laisser une porte ouverte dans la citadelle d’Ilirea – qu’on appelle Urû’baen de nos jours. Galbatorix s’y faufila et vola un œuf de dragon. Son disciple et lui se cachèrent dans un endroit où les Dragonniers ne s’aventuraient jamais. Là, Morzan commença son initiation aux forces maléfiques. Galbatorix lui enseigna des secrets interdits qui n’auraient jamais dû être dévoilés. Là naquit et grandit le dragon noir de Galbatorix, nommé Shruikan. Lorsque Shruikan eut atteint sa taille d’adulte, et que Morzan eut terminé son apprentissage, Galbatorix se révéla au monde, Morzan à ses côtés. Ensemble, ils combattirent tous les Dragonniers qu’ils croisèrent. À chaque fois qu’ils en tuaient un, leurs forces grandissaient. Douze Confrères se rallièrent à Galbatorix, mus par le goût du pouvoir et le ressentiment. Avec Morzan, ils devinrent les Treize Parjures. Les Dragonniers survivants, déconcertés par cette alliance, succombèrent à l’assaut des traîtres. Les elfes, à leur tour, livrèrent un combat acharné à Galbatorix ; mais, dépassés, ils furent contraints de se replier sur leurs terres secrètes, d’où ils ne ressortirent plus jamais. Seul Vrael, le chef des Dragonniers, sut résister à Galbatorix et aux Parjures. Homme d’expérience, âgé et sage, il lutta pour sauver ce qui pouvait encore l’être, et empêcha ses ennemis de mettre la main sur les derniers dragons. Au cours de l’ultime bataille, devant les portes de Dorú Areaba, Vrael vainquit Galbatorix, mais il répugna à l’achever. Mal lui en prit : Galbatorix profita de son hésitation pour lui porter un coup violent sur le côté. Grièvement blessé, Vrael se réfugia dans la montagne d’Utgard, où il espérait reprendre des forces. Il n’en eut pas le loisir. Galbatorix le retrouva, le défia et le blessa à l’entrejambe. Grâce à cette fourberie, il put dominer Vrael et le décapita d’un coup d’épée. Alors, un flot nouveau de puissance coula dans les veines de Galbatorix, qui se proclama maître et seigneur de toute l’Alagaësia. Son règne avait commencé ; il dure encore.

Mon avis


L'extrait ci-dessus présente l'histoire des Dragonniers et donne un constat de la situation générale de l’Alagaësia, pays où se déroule la plupart de l'action de cette tétralogie. On apprend très vite quels sont les différents peuples qui habitent dans la région, ceux qui sont rangés du côté de la force et les autres qui, forcément, sont du côté obscur de la force :)
Ce premier tome commence sur les chapeaux de roues et l'action restera présente au fil des pages.

Le style de l'auteur est simple, fluide, l'humour ponctue régulièrement l'histoire et les chapitres sont assez courts et bien rythmés laissant toujours légèrement le lecteur sur sa faim à la fin des chapitres.

Les personnages sont attachants. Chaque personnage est bien décrit et possède son petit caractère.
J'ai vraiment apprécié de découvrir les relations entre un dragon et son dragonnier, ainsi que l’entraînement de celui-ci à qui tout ne réussit pas toujours du premier coup.

Le secret est au cœur de ce livre : presque tout le monde a ses secrets et bien peu sont révélés dans ce premier tome. Ce qui laisse beaucoup de marge pour les tomes suivants !!!

Toutefois, il y a très peu de surprise dans ce livre. Toutes les ficelles de la fantasy standard sont tirées : souvent on repense en lisant à d'autres livres du même genre où il se passe des événements similaires. Par exemple, le jeune héros qui se forme tout en fuyant son lieu de naissance en bougonnant : mais pourquoi moi ?

En conclusion, de la bonne fantasy dite jeunesse qui peut aussi satisfaire les plus grands. Une histoire pas vraiment originale mais avec laquelle j'ai toutefois pris beaucoup de plaisir.Un premier tome qui ne peut que donner envie de lire la suit.

samedi 7 juillet 2012

Les Portes du secret, tome 3 : Les Secrets de la Cité Blanche / Les Secrets d'opale de Maria V. Snyder

Tout comme les deux premiers tomes (le poison écarlate et le souffle d’Émeraude), ce troisième et dernier tome m'a beaucoup plu. Par contre, je ne classerai pas celui-ci comme un coup de cœur car je l'ai trouvé un tout petit peu en dessous du deuxième tome et 2 coups de cœur sur 3 c'est déjà vraiment très bien !


Détails du livre
  • Titre VO : Study, book 3: Fire Study
  • Traduction : Karen Degrave
  • Poche: 592 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 décembre 2010)
  • Collection : Darkiss
  • ISBN-13: 978-2280213783
Quatrième de couverture

De retour dans la citadelle de Sitia, après une longue traque qui lui a permis d'arrêter Ferde, le tueur d'enfants évadé de prison, Elena sent planer autour d'elle une étrange hostilité. Sous l'influence de Roze, la Première Magicienne, qui ne lui a jamais caché son antipathie, les membres du conseil se détournent d'elle un à un. Comme s'ils craignaient ses nouveaux pouvoirs, comme si sa seule présence en ville représentait un danger. Rejetée, menacée, Elena s'enfuit et se réfugie à Ixia auprès de son amant, Valek. De là, elle tente de savoir ce qui se passe à Sitia et découvre bientôt la stupéfiante vérité : pour imposer leur loi et semer la terreur dans le royaume, les Vermines, peuple malfaisant aux pouvoirs immenses, ont enlevé les enfants des membres du conseil. Désormais, Elena n'a qu'un projet en tête : revenir en cachette à Sitia et déjouer le complot maléfique qui se trame derrière les remparts de la Cité Blanche...

Un extrait

Je réprimai un frisson. Malgré le feu de cheminée, les volets clos et les épais tapis, le salon d’Irys était glacial. Les murs de marbre blanc, si agréables pendant la saison chaude, aspiraient toute la chaleur de la pièce pendant l’hiver. J’imaginai l’air chaud suivre les veines vert pâle de la pierre pour s’échapper dehors.
Dax Greenblade, mon ami, rajusta sa tunique. Comme tous les membres du clan des Greenblade, il était grand et élancé. Il me faisait penser à un long brin d’herbe à la pointe effilée – sa langue.
– De toute évidence, dit-il, tu es incapable de déplacer les objets. Essayons le feu. Même un bébé est capable d’allumer un feu !
Dax posa une bougie sur la table.
– Un bébé ? Tu exagères encore !
L’aptitude à puiser dans la toile de pouvoir pour pratiquer la magie ne se manifestait qu’à la puberté.
– Détails, détails…, répondit Dax en agitant la main comme s’il chassait une mouche. Maintenant, concentre-toi et allume cette bougie.
Je levai un sourcil. Jusqu’à présent, tous mes efforts pour contrôler les objets inanimés avaient été vains. Je pouvais guérir le corps de mon ami, entendre ses pensées et même voir son âme, mais rien ne se produisait si j’essayais d’utiliser la magie pour déplacer une chaise.
Dax leva trois doigts longs et fins.
– Il y a trois raisons pour lesquelles tu dois y arriver, dit-il. D’abord, tu es puissante. Ensuite, tu es persévérante. Enfin, tu as vaincu Ferde, le Voleur d’âmes.
Qui, malheureusement, s’était évadé de prison… Il pouvait reprendre ses activités criminelles à tout moment.
– En quoi le souvenir de Ferde m’aide-t-il ?
– C’est seulement censé t’encourager… Veux-tu que j’énumère tes actes héroïques ?
– Non. Revenons à l’exercice.
Je n’avais aucune envie d’entendre Dax me faire part des derniers ragots. La nouvelle de mes pouvoirs de Chasseuse d’âmes s’était répandue comme des graines de pissenlit portées par le vent. Je n’arrivais toujours pas à penser à ce titre sans sentir l’inquiétude et les doutes m’envahir.
J’écartai de mon esprit toute pensée parasite et me reliai à la source de pouvoir. Le pouvoir recouvrait le monde comme une toile, mais seuls les magiciens pouvaient y puiser pour pratiquer un sort. J’en tirai un fil et me concentrai sur la bougie en imaginant une flamme.
Rien.
– Essaie encore, dit Dax.
Je mobilisai davantage de pouvoir et me concentrai de nouveau.
Derrière la bougie, le visage de Dax s’empourpra et son corps fut agité de soubresauts. On aurait dit qu’il essayait de réprimer une quinte de toux. Brusquement, la mèche de la bougie s’embrasa.
– C’est de la triche ! s’écria Dax.
Son air outragé était vraiment comique.
– Quoi ? Tu voulais qu’elle s’allume…
– Oui. Mais je ne voulais pas le faire à ta place !

Mon avis

Voici les quelques éléments mineurs et très légers qui font que je ne donne pas à ce livre le titre de coup de cœur, quand bien même je le trouve vraiment passionnant, tout comme la série d'ailleurs :)
Dans ce dernier tome, la découverte n'existe plus, on connait les deux pays Ixia et Sitia, on connait aussi leurs gouvernements ainsi que leurs traditions et les petits défauts de ses habitants.
L'écriture de l'auteur est un peu moins saisissante, un peu en dessous de ce que les deux premiers tomes nous ont offert, mais peut-être est-ce juste le changement de traductrice qui m'a très légèrement gênée. Peut-être que finalement la touche Harlequin est devenue plus visible avec tous ces "mon amour" que Valek offre à Elena.
L'intrigue est peut-être aussi un peu décousue par rapport aux deux autres tomes

Cependant, il reste tant de points positifs qui font de ce livre un succès qu'il est difficile de tous les énumérer, d'autant que cela a déjà été dit pour les deux premiers tomes.

Évidemment on retrouve avec beaucoup de plaisir Elena, Valek et les autres, quand bien même un traitre pourrait bien se trouver parmi eux. Les personnages ont toujours aussi attachants, avec ou sans cheveux d'ailleurs ;). L'humour est également toujours au rendez-vous. 
Les chapitres sont courts et rythmés ce qui fait que le lecteur finit par tourner les pages plus vite que son ombres... surtout avec une liseuse.
Les trois tomes sont très cohérents et on découvre au fur et à mesure toutes les réponses à nos questions ou presque ^^

Au final, j'ai dévoré ces 3 tomes et je ne peux que conseiller cette série aux amoureux de Fantasy. C'est une série originale, pleine de surprise qui a su tome après tome se renouveler.

mercredi 6 juin 2012

Les Portes du secret, tome 2 : Le Souffle d'émeraude de Maria V. Snyder

Après la lecture du premier opus, il m'a été très difficile de me retenir de lire les suivants dans la foulée. C'est pourquoi (et sans aucun doute le talent de l'auteur y est également pour beaucoup) j'ai pris énormément de plaisir à retrouver Elena et ses compagnons pour la deuxième partie de cette lecture commune et qu'assurément, j'en prendrais encore plus pour le 3ème et dernier tome dont la lecture est prévue pour le 6 juillet.
Ce deuxième tome est un coup de cœur, peut-être encore mieux d'ailleurs que le premier ^^


Détails du livre
  • Titre VO : Study, book 2: Magic Study
  • Traducteur : Lucie Périneau
  • Poche: 576 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 septembre 2010)
  • Collection : Darkiss
  • ISBN-13: 978-2280212052
Quatrième de couverture

Après des années d'exil, Elena retourne en Sitia, son pays natal, où elle a hâte de retrouver sa famille et de commencer sa formation magique auprès d'Irys, son mentor. Mais rien ne se déroule comme elle l'avait espéré : non seulement son unique frère semble lui vouer une haine farouche et incompréhensible, mais de plus, un drame terrifie toute la population sitienne : l'une après l'autre, une série d'adolescentes sont enlevées et assassinées par un magicien rebelle animé de funestes projets. L'occasion pour l'audacieuse Elena de mettre en œuvre les pouvoirs qu'elle vient de se découvrir. Des pouvoirs très particuliers.
Confrontée aux démons de son propre passé et à de dangereux ennemis, Elena peut heureusement compter sur le soutien d'anciens amis, et de Valek, son mystérieux amant...

 Un extrait

Je sentais encore les gens du marché, à cinq ou six milles derrière. Émerveillée, je sondai la forêt devant nous, cherchant un hameau ou un village lointain. Au début, je ne trouvai que des animaux, mais, au moment où j’allais me retirer, mon esprit toucha celui d’un homme.
Je parcourus la surface de son esprit, attentive à ne pas violer le Code éthique. Un chasseur. De nombreux hommes l’entouraient. Ils se tapissaient dans les broussailles de part et d’autre du sentier. L’un d’entre eux, à cheval, avait dégainé son arme et se tenait prêt à frapper. Quel genre de gibier pouvaient-ils bien guetter? Par curiosité, je sondai un peu plus profondément sa conscience. L’image de sa proie m’apparut très clairement, et me fit regagner mon propre corps à toute vitesse.
Je m’arrêtai net.
J’avais dû émettre un bruit de surprise, car Leif se retourna, exaspéré.
– Qu’est-ce qui te prend ?
– Des hommes. Dans la forêt.
– Évidemment. Les bois sont pleins de chasseurs, dit-il comme s’il s’adressait à une demeurée.
– Pas des chasseurs. Une embuscade. C’est nous qu’ils attendent.
– Une embuscade? dit Leif, l’air éberlué. C'est complètement ridicule. Tu n’es plus en Ixia, Elena.
– Pourquoi des chasseurs attendraient-ils le long d’un chemin?
– Le gibier emprunte aussi les sentiers forestiers, dit Leif en s’éloignant. C'est plus facile que de se frayer un passage à travers les broussailles. Suis-moi, maintenant.
– Non. Tu fonces tout droit dans un piège.
– Moi, j’y vais. Tu n’as qu’à rester ici, si ça te chante.
Et il me tourna le dos une nouvelle fois.



Mon avis

Tout comme le premier tome, ce livre est un enchantement : nous avions découvert Ixia, un pays dont la fantaisie avait été bannie au profit de l'efficacité. Dans ce deuxième tome, nous découvrons Sitia, un pays riche en gouts, couleurs et senteurs ! Une telle différence de paysage devrait avoir un impact sur la lecture, et pourtant ce n'est pas le cas. Le style de l'auteur nous avait fait aimer Ixia et nous donne la pareille avec Sitia, l'autre moitié du monde.

Bien évidemment, l'impact des personnages y est pour beaucoup car Elena et ses acolytes sont toujours aussi attachants. Nous découvrons dans ce deuxième volet, la famille d'Elena et quand bien même ses parents sont assez stéréotypés, il n'en est pas de même avec son frère qui semble torturé et vindicatif. Nous découvrons également la magie qui est bannie en Ixia mais toute puissante en Sitia. Nous découvrons enfin un autre mode de gouverner qui laisse place à l'individualité et au libre arbitre.

Loin de Valek, Elena qui était venue pour apprendre va vite prendre la mesure de la tache qui l'attend, surtout au vu de l'hostilité qu'on lui témoigne. Réussira-t-elle à déjouer les complots et à s'acclimater dans ce pays si familier et pourtant si lointain qui ne semble pas vouloir d'elle ?
L'histoire est toujours aussi passionnante, l'action est au rendez-vous, que ce soit des combats physiques ou magiques, sans oublier l'humour qui rythme la lecture (l'apport des chevaux est immense). J'ai vraiment tout aimé de ce livre.

J'avais pensé que la nouveauté du monde découvert dans le premier tome ne pourrait pas se renouveler dans le deuxième tome et pourtant, si ! Tout est différent dans ce deuxième volet : la situation politique, la situation d'Elena et surtout la dimension magique qui règne sur Sitia. Les pages du livre ont défilé, toujours plus vite jusqu'à la fin et j'ai du me contrôler pour ne pas de suite sauter sur le 3ème volet.

J'ai beaucoup aimé l'antagonisme mis en place entre Ixia et Sitia, dévoilant au lecteur que toute chose possède ses qualités mais aussi ses défauts... Que ce soit les modes de gouvernement, les personnes, l'action ou encore l'inaction... Rien n'est tout blanc ou tout noir !

Au final, l'auteur a fait encore plus fort que pour le premier tome. J’espère que le 3ème tome sera encore mieux !!!

jeudi 22 mars 2012

Les Portes du secret, tome 1 : Le Poison écarlate de Maria V. Snyder

Ayant lu de très bonnes critiques sur ce livre, j'ai eu envie de me lancer. Malheureusement, il faut bien plus de temps pour "se lancer" que pour acheter un livre, voire même deux, puisque j'en ai profité pour également acheter la suite ^^.
Durant ce laps de temps, j'ai fait l'acquisition d'une liseuse et j'ai trouvé ce livre en e-book. J'ai donc profité d'un concours pour offrir mes exemplaires papier, puis organiser cette lecture commune
J'ai lu ce livre presque d'une traite tellement j'ai aimé. C'est donc encore un coup de cœur pour moi. Je pense lire très prochainement la suite.


Détails du livre
  • Titre VO : Study, book 1 : Poison Study
  • Traduction : Lucie Périneau
  • Poche: 560 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 juin 2010)
  • Collection : Darkiss
  • ISBN-13: 978-2280818179
Quatrième de couverture

« Si tu veux continuer à vivre, Elena, il te faudra avaler une dose quotidienne de cet antidote... »

Enfermée dans les cachots du château d'Ixia et condamnée à mort pour le meurtre de l'homme qui l'a violée, Elena croit sa dernière heure venue. Mais c'est un étrange marché que lui propose Valek, le chef de la sécurité d'Ixia, qui vient de l'arracher à sa geôle : elle sera exécutée le jour même, ou deviendra goûteur du Commandant Ambroise, et risquera la mort à chaque plat qu'elle goûtera. Pour être certain qu'elle ne s'enfuie pas, Valek fait avaler à Elena une dose mortelle de Poussière de Papillon. Afin de rester en vie, Elena devra chaque jour prendre l'antidote dont seul Valek connaît la formule...
Alors qu'autour d'elle complots et trahisons se multiplient, Elena reçoit l'aide de la mystérieuse Irys, qui lui révèle ses pouvoirs de magicienne.
Des pouvoirs qui, tenus cachés, pourraient lui permettre de s'échapper d'Ixia, mais aussi de se soustraire à Valek, cet homme au charme vénéneux, et à la menace du poison écarlate...

Un extrait

Deux semaines se déroulèrent ainsi. Peu à peu, une routine s’installait. Tôt le matin, je me présentais chez Valek pour prendre ma leçon quotidienne. Après de longues heures passées à renifler des éprouvettes, mon odorat s’était sensiblement affiné. Un jour, Valek m’annonça que j’étais prête à goûter les poisons.
– Nous allons commencer par le plus violent, dit-il. Si tu lui résistes, les autres ne te tueront pas non plus. Je n’ai pas envie de passer un temps précieux à te former, pour te voir mourir à la dernière leçon.
Il plaça sur son bureau un flacon délicat rempli d’un liquide écarlate.
– Un poison terrible, dit-il. Il ravage instantanément l’organisme.
Une lueur presque admirative brillait dans ses yeux.
– On l’appelle Un Petit Verre, Mon Amour, ou tout simplement Mon Amour, car c’était autrefois le poison préféré des épouses insatisfaites.
Valek déposa deux gouttes de poison dans une tasse de liquide fumant.
– Une plus grande dose te serait fatale. Avec celle que je te donne, tu as des chances de survivre, mais tu vas souffrir d’hallucinations et de délires paranoïaques pendant quelques jours, ainsi que…
– Valek, pourquoi faut-il que je goûte Mon Amour, si ses résultats sont immédiats? C'est à cela que sert un goûteur, non ? Je goûte un plat. Je m’écroule par terre, raide morte. Le Commandant ne touche pas à son repas, et on désigne un nouveau goûteur. Fin de l’histoire.
Je fis mine d’arpenter la pièce, mais les tas de livres me gênaient. Exaspérée, je donnai un grand coup de pied dans l’une des piles, éparpillant les volumes autour de moi. Valek me décocha un regard perçant qui m’empêcha de savourer ma rébellion.
– La fonction du goûteur est bien plus complexe que cela. Il doit être capable d’identifier le poison utilisé, pour m’aider à retrouver la trace de l’empoisonneur.
Valek me tendit la tasse.
– Si, pendant la fraction de seconde qui précède ta mort, tu es capable de t’écrier « Mon Amour », cela limitera la liste des suspects. Chaque poison a ses adeptes. Celui-ci, par exemple, provient d’une plante indigène du Territoire de Sitia. Depuis la fermeture des frontières, seule une poignée d’Ixiens sont assez riches pour s’en procurer.

Mon avis

Dire que j'ai beaucoup aimé ce livre serait injuste pour le livre car c'est bien plus que ça. Tout dans ce livre est intéressant. Le livre en lui même est un petit bijou de style, que ce soit au niveau de la couverture ou encore de la plume de l'auteur.

L'histoire est pleine d'actions, d'intrigues, de rebondissements. Le lecteur ne peut pas s'ennuyer tellement le livre est riches en petites histoires qui se mêlent et s’emmêlent. On découvre un univers très différent du nôtre car après un coup d'état, le commandant Ambroise a établi dans ce royaume un régime égalitaire : pas de vêtements personnels mais des uniformes, chaque crime sera puni du même châtiment : la peine de mort, quelque soit le mobile. Les rangs sont donnés selon les compétences et non plus selon la naissance (comme c'était le cas avant le coup d'état). Le monde en lui même n'a que très peu été découvert dans ce premier tome car la plupart du livre se déroule au château.

La magie n'est que peu évoquée dans ce tome (elle est banie du royaume d'Ixia), mais j'espère que l'on en saura plus dans les prochains tomes car elle m'a l'air particulièrement intéressante. La seule chose qui m'ait légèrement gêné est que Valek n'ait pas détecté la magie chez Elena alors qu'il l'a largement côtoyée.

Les personnages sont très fouillés. Chacun possède son petit caractère particulier, ses qualités et également ses défauts. Ils sont en général très attachants, sauf en ce qui concerne Marg, qui n'a jamais eu ma confiance. Elena et Valek sont vraiment détaillés et j'ai, de plus, adoré leurs relations, que ce soit au début du livre où chacun agresse l'autre pour ne pas être lui-même agressé ou encore plus tard quand la confiance commence à s'installer. Le commandant Ambroise a lui aussi des particularités très particulières qui font que malgré son intransigeance on l'aime quand même. Valek, quant à lui, ne peut pas laisser le lecteur indifférent, surtout s'il s'agit d'une lectrice ^^.

Ce livre est publié aux éditions Darkiss, une branche des éditions Harlequin mais franchement cela ne se sent pas du tout, car quand bien même naît une romance, elle n'est pas le point central de l'histoire, loin de là, non pas que je sois experte en Harlequin, car c'est là mon premier (sans vraiment en être un d'ailleurs).

Je suis d'ores et déjà impatiente de retrouver tous les personnages dans la suite des aventures d'Elena et de Valek. Une lecture commune des tomes 2 et 3 va d'ailleurs s'organiser à la suite de celle-ci. C'est pour ma part, un gros coup de cœur .

Vous pouvez retrouver les avis de mes co-lecteurs e cliquant sur leur pseudo :  Afrae, Angelebb, Reveline, Ptitelfe, Petitepom, Flof13, TheChouille.

Ce livre compte pour un point dans mon baby challenge fantasy 2012 (12/20) et un point dans mon big challenge livraddict 2012 (4/15)

mardi 20 mars 2012

Le Livre de Saskia, tome 2 : L'Epreuve de Marie Pavlenko

J'avais été choisi l'année dernière pour le partenariat du tome 1 du livre de Saskia et je n'ai su résister à l'appel du partenariat entre les Éditions Scrineo Jeunesse et Livraddict pour le 2ème tome. 
Je les remercie car j'ai passé un très bon moment : tout comme l'avait été le premier tome, c'est un coup de cœur. À quand la suite et fin ?


Détails du livre
  • Broché: 480 pages
  • Éditeur : SCRINEO EDITIONS (15 mars 2012)
  • Collection : SCRINEO JEUNESSE
  • ISBN-13: 978-2919755110
Quatrième de couverture

Saskia plonge dans un monde mystérieux, celui des Enkidars, créatures ailées millénaires, dont elle se met en devoir d'apprendre la culture, la langue, les codes. Dans ce monde inédit, il lui faut trouver sa place. Or cette place a tout l'air d'être exceptionnelle : Saskia serait en effet le Troisième Enkidar annoncé par une prophétie très ancienne. Si c'est le cas, elle est appelée à réconcilier Gardiens et Faucheurs, deux peuples ennemis depuis la nuit des temps. Saskia devra pénétrer cet univers enchanté, se faire accepter, déjouer les pièges que lui tendent ses ennemis, et rencontrer ses vrais parents. Soutenue par Tod, son amour, par des amis précieux, aidée de son Kartan, pierre magique unique, elle affrontera machinations et dangers pour accomplir sa destinée.

Un extrait

Maintenant  j'étais là, à me relever péniblement, et mon Sauvetage sentait le roussi. Car il s'agissait d'un Sauvetage !
- Saskia... Concentre-toi, me secoua Tod. Qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce que tu dois faire ?
Sa voix était calme, posée. Elle ne réussit pourtant pas à estomper mon appréhension grandissante. J'étais novice et j’avais à mes côtés un Faucheur. Pour sauver quelqu'un. La poisse.
- J'ai mal...ânnonnai-je, foudroyée.
- Saskia, répéta Tod, la douleur disparaîtra quand tu l'auras Sauvé, ça, j'ai compris. Alors dis-moi comment je peux t'aider !
- J'ai vu ... des trucs.
- Quel genre de trucs ? me pressa-t-il.
- Un vieux monsieur, dans une clairière.
- Celle vers laquelle on se dirigeait ?
Je hochai la tête. Je n'étais plus que deux reins embrasés.
- Je suppose que tu ne peux pas voler... lança Tod. OK, ça ne doit plus être très loin, reprit-il, encourageant. Viens, je vais te porter.
Il me saisit par la taille, ses mèches brunes venant chatouiller mon front, me souleva, et avança d'une démarche ferme. Ses ailes aussi avaient disparu. Son scramasaxe, toujours accroché contre son dos, butait contre mon bras à chacun de ses pas. Mes pieds touchaient à peine le sol tendre jonché de feuilles.

Mon avis

Le premier tome était un tome d'introduction, même si on ne s'était pas ennuyé une seconde. Dans ce deuxième volet, l'histoire se poursuit, la trame se complexifie et l'action, qu'elle soit physique ou spirituelle est encore plus au rendez-vous. Le tout est généreusement servie par un style incroyablement fluide qui ne laisse aucune pause au lecteur, si tant est qu'il en aurait eu envie. Tout comme avec le premier tome, l'auteur nous livre une suite d'une incroyable richesse.

L'histoire, maintenant que nous avons les bases, reprend au même endroit où nous l'avions quittée et va prendre un tournant décisif. Saskia doit rencontrer son peuple, les Faucheurs car sa sécurité n'est plus assurée dans le monde des Humains. Elle va rencontrer sa belle famille ainsi que son père biologique. Et comme si cela ne suffisait pas, elle doit en outre résoudre un problème de taille : Tod la croit au centre d'une prophétie !

Le style de l'auteur nous enchante de bout en bout. Elle nous fait passer, grâce à sa plume, par tout un tas d'émotions. Saskia nous enchante, puis subitement nous énerve, pour ensuite nous choquer et enfin nous enchanter de nouveau etc.
Son style arrive également à nous faire croire en plein milieu d'un roman policier, où on ne sait plus à qui se vouer : traîtrise, espionnage et défiance sont les maîtres mots de ce volet. D'autant qu'une fois chez les faucheurs, Tod laisse Saskia pour s'occuper de politique, par égard pour son père, chef de clan.

On rencontre bien sûr de nouveaux personnages qui sont très agréables ou bien très antipathiques. Le problème étant, comme je le disais plus haut, qu'on ne sait pas à qui se fier. On découvre dans ce tome le mode de vie des Faucheurs. Ils sont francs et ne s'encombrent pas de la politesse.
Les personnages du premier tome sont toujours aussi attachants, qu'ils soient Faucheurs, Gardiens ou Humains ^^

J'ai beaucoup apprécié qu'au début du livre l'auteur nous remémore le premier tome en quelques pages, mais je regrette de n'avoir pas pris le temps de le relire avant d'entamer celui-ci car il y a une multitude de détails dont je ne me souvenais plus.
Enfin, je dois dire que je n'ai pas lâché le livre jusqu'à l'avoir  fini. Et là ... malheureuse, pauvre de moi ! L'auteure veut sans doute la mort du lecteur par apoplexie car elle nous livre un "petit" cliffanger qui j'en suis sûre séduira certains et fera bondir les autres (dont je fais partie) :)

En conclusion, un deuxième tome qui est dans la totale continuité du premier. Une seule chose à dire : lisez cette série française qui vaut vraiment le détour ! Pour ma part, les deux tomes  sont deux très gros coups de cœur.

samedi 17 mars 2012

La fille de braises et de ronces, tome 1 de Rae Carson

Pour commencer, je voudrais remercier les Editions Robert Laffont et Livraddict qui m'ont permis de découvrir ce livre. J'ai beaucoup apprécié ce livre ainsi que l'écriture de cette jeune auteure. J'ai également beaucoup aimé le personnage atypique d'Élisa. Je pense lire la suite dès qu'elle sera publiée.


Détails du livre
  • Titre VO : Fire and Thorns, book 1: The Girl of Fire and Thorns
  • Traduction : Madeleine Nasalik
  • Broché: 401 pages
  • Editeur : Robert Laffont (9 février 2012)
  • Collection : R
  • ISBN-13: 978-2221127148
Quatrième de couverture

À 16 ans, Élisa est devenue malgré elle l'Élue et l'unique porteuse de la Pierre Sacrée. Bien qu'elle porte le joyau à son nombril, signe qu'elle a été choisie pour une destinée hors normes, la princesse Élisa a déçu les attentes de son peuple : la population de son royaume ne voit en elle qu'une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée... Le jour de ses 16 ans, son père l'envoie dans un lointain royaume afin de retrouver son futur mari, un bel homme de vingt ans son aîné. Mais ce dernier refuse finalement de la reconnaître comme sa femme. Dévastée par la tristesse, Élisa décide alors de prendre son destin en main et de découvrir quelle est sa mission. Alors qu'une armée menée par des êtres aux pouvoirs effrayants s'apprête à envahir et détruire son nouveau royaume, et que chacun à la cour tente de la manipuler, Élisa prend conscience que, non seulement sa vie, mais aussi le monde entier sont en danger. Comment une jeune fille qui ne connaît rien aux arcanes politiques, et tout aussi ignorante des choses de l'amour, pourrait être l'Élue qui sauvera l'humanité ? Élisa doit découvrir au plus vite l'histoire mystérieuse et les pouvoirs de la Pierre Sacrée, avant que l'ennemi ne vienne lui dérober le joyau qui orne son ventre et la prive de son héroïque et tragique destinée...

Un extrait

De ce nouveau poste d'observation, j'ai une vue imprenable sur la bataille. Les gardes royaux semblent avoir trouvé un moyen de mettre en déroute ces étranges sauvages. Des cadavres jonchent le sol, il flotte une odeur de chair carbonisée. Notre voiture est devenue un véritable brasier. Ximena tressaille lorsque la structure s'écroule en projetant une pluie d'étincelles.
Juste derrière, deux guerriers ont plaqué l'un des nôtres contre un arbre. L'un d'eux se rue sur lui en hurlant et tente de planter un poignard dans son torse. L'homme esquive de justesse et dévie l'arme d'un geste de l'avant-bras. Il lutte sans conviction avec des mouvements maladroits et hésitants. Les corps peints sentent qu'ils ont affaire à une proie facile et ils ont l'air de s'en amuser : ils commencent lentement une sinistre chorégraphie. C'est à cet instant que j’aperçois le visage de l'homme condamné à mourir entre leurs mains.
Alejandro.
- Non !
Je me jette sans réfléchir à l'extérieur de notre abri. Avec un cri animal, Ximena tente de me retenir, mais je me dégage d'une secousse. J'ai l'impression de courir au ralenti, gênée par mon gros ventre et mes seins lourds. Je tire le coutelas de mon corsage. Alejandro ne peut pas mourir, pas maintenant, pas ainsi. Trop occupés à harceler leur victime accrochée désespérément à son épée, les deux sauvages ne se rendent pas compte que je fonds sur eux comme une furie.
Le visage noyé de larmes, je me rue sur l'un des deux guerriers et le renverse par terre. Tout en sanglotant, je lève mon coutelas et je frappe à l'aveugle. Une fois, deux fois. trois fois, cinq fois... Je m'acharne tant que le Destin me prête des forces.

Mon avis

Comme souvent, je me suis lancée dans l'aventure de ce livre sans en avoir lu le quatrième de couverture, ou presque. J'ai donc été surprise de trouver une héroïne très atypique, pour reprendre les mots du résumé : une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée. Le Destin l'a choisie mais elle ne sait pas pour quoi faire. Alors qu'elle commence à entrevoir une possibilité, celui-ci l'emmène vers un tout autre chemin. Élisa devra alors lutter pour sa vie, en profiter pour se lier d'amitié et pourquoi pas d'amour.

La plume de l'auteure est très simple et très directe. Le livre est écrit à la première personne du singulier et c'est donc avec le point de vue d'Élisa que le lecteur découvre ce premier tome. Les chapitres sont courts et il est très difficile de s'arrêter.

Le récit comporte beaucoup d'actions et de complots politiques et/ou religieux. Élisa est comme ballottée de l'un à l'autre par la force des choses jusqu'à dire stop et prendre enfin les événements en main.
De nombreux rebondissements rendent cette histoire vraiment passionnante car dès que l'on croit avancer en terrain connu, tout s’effondre et l'on doit reprendre notre lecture pour arriver à suivre cette jeune princesse.


Le monde créé est très intéressant, que ce soit au niveau de la religion, au niveau de la magie ou encore au niveau politique. J'espère que nous en découvrirons encore plus dans les prochains tomes.

Les personnages sont intéressants et ne demandent qu'à être encore plus travaillés en profondeur. Le personnage d'Élisa est central : elle rêvait d’être plus fine, plus grande, plus écoutée mais elle n'est rien de tout cela alors que faire ? Le lecteur apprend à l'aimer en même temps qu'elle apprend à s'aimer telle qu'elle est...
L'apparence, l'amour de soi et la confiance sont les thèmes de base de ce roman.

Pour conclure, je dirai simplement que c'est très agréable de retrouver une héroïne atypique comme Élisa, d'autant que l'histoire sort des sentiers battus. Je suis impatiente de pouvoir lire la suite !

mercredi 29 février 2012

Les Chroniques des Féals, tome 3 : Le Roi des Cendres de Mathieu Gaborit

Je profite de la lecture commune de l'intégrale des chroniques des Féals qui a été organisée à l'occasion du mois Mathieu Gaborit sur Bookenstock, le blog de Phooka et Dup, pour vider un peu ma PAL, du moins essayer.
Après  avoir beaucoup aimé le premier tome, moyennement le deuxième, je n'ai pris aucun plaisir à lire le troisième et dernier tome. J'ai trouvé que l’auteur s'éloignait trop facilement de ses lignes directrices, que ce soit pour l'histoire ou pour les éléments du décor et l'organisation du M'Onde.
Je suis finalement très déçue par cette série qui, dès le départ avait tout pour me plaire.


Détails du livre
  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Bragelonne (24 mai 2002)
  • ISBN-13: 978-2914370219
Quatrième de couverture

Partout à la surface du M'Onde, les Sombres Sentes prolifèrent, déversant des flots de Charognards. Les unes après les autres, les principales cités de l'Empire tombent sous le joug de l'ennemi... Les cavaliers des sables, bientôt rejoints par les Pégasins et les Aspiks, s'apprêtent à livrer un combat désespéré. Tandis que les derniers rescapés de la Tour écarlate d'Aldarenche s'enfuient dans le désert, emportant avec eux les cendres des phénix dont le feu leur permettra de forger les seules épées capables, peut-être, de triompher de la menace... L'ultime espoir repose sur les épaules de Januel. Le jeune Phénicier va combattre le mal au cœur même du royaume des morts...

Un extrait

Il était revenu sur les lieux pour prier.
Prier le désert des larmes, prier les dunes errantes. Prier sa terre,  son  enfance.  Il  ignorait  de  quoi  pouvait  être  fait  cet attachement  viscéral  à  la  mer  de  sable.  Peut-être  était-ce  dû  à leur nature, à la simple idée que chaque grain de sable était une larme des Origines. Une larme en devenir, une larme laissée en héritage  aux  Licornéens  afin  qu’ils  étanchent  leur  soif  et,  qu’à chaque gorgée, ils aient conscience qu’il en était ainsi grâce aux larmes versées par les Licornes des Origines.
Un  cycle  s’achevait  mais  il  ignorait  si  un  autre  pouvait commencer.  Tout  comme  les  Féals  avaient  pleuré  sur  la  mort d’un  monde,  il  pleurait  désormais  sur  le  sien.  La  mort  du M’Onde.  Pour  autant,  il  savait  que  Januel  représentait  un espoir.  La  nouvelle  s’était  propagée  d’un  bout  à  l’autre  des terres. Ce jeune homme, dont le cœur abritait un Phénix, s’était dressé face à l’avancée  de la Charogne et avait conquis ce qu’il restait  de  sa Guilde. Quelques compagnons  se rangeaient à  ses côtés, de sinistres guerriers étaient lancés à sa poursuite, mais le mot  d’ordre  de  Januel  avait  essaimé  de  par  le  M’Onde.  Il incarnait une  toute petite chance d’inverser le cours inexorable du temps.  Comme un grain de sable dans l’immense rouage de la Charogne.
L’image lui plut. Oui, Januel pouvait bien être de ce désert. Une larme, une goutte d’eau inspirée par les Ondes.

Mon avis

J'ai l'impression que l'auteur a bâclé son cycle. Comme s'il s'était engagé sur une voie lors du premier tome, continué avec le deuxième tome, en déviant de sa ligne directrice, puis complètement changé d'avis avec le troisième tome.

Tout comme je n'avais pas aimé le changement de caractère de Januel ou de Scende dans le deuxième tome, je n'ai pas plus apprécié que la mère des Ondes change le programme de ce troisième tome. J'ai été déçue de voir que finalement on aurait pu éviter de lire les deux premiers tomes car la mère de l'onde a décidé de faire à sa façon sans prêter attention aux efforts déployés dans les premiers tomes.
Scende me déçoit toujours autant : la guerrière s'est transformée en écolière fâchée par son premier chagrin d'amour. Je n'ai pas plus aimé la façon dont Tshan change de caractère une fois en Caladre, puis encore une fois avant d'aller en charogne.

Pareillement, je n'ai pas aimé que le fonctionnement des épées de feu forgées par les phénix change dans le 3ème tome. En effet, dans les deux premiers tomes, on nous explique que chaque épée forgée doit être "personnalisée" par le phénix, dans le 3ème tome, ce sont les phéniciers qui donnent leur force mentale aux épées. Ou alors je n'ai pas compris, mais je n'aime pas quand on revient sur les règles du jeu.

J'ai l'impression que l'auteur, ne sachant plus très bien comment faire avancer son histoire et ses personnages, renverse son échiquier et replace les pièces comme bon lui semble. L’auteur a peut-être trop voulu placer d'éléments qui finalement n'auront joué aucun rôle, ou bien alors dont on ne connaitra pas la finalité que c'en est à mon sens dommage.

Comme dans le deuxième tome, j'ai tout de même beaucoup aimé découvrir les différentes philosophies, peuplades liés aux différents Féals : ici les caladres, les Licornes et les Aspiks, mais cela reste négligeable comparé à tous les éléments qui m'ont déçus.

En conclusion, je n'ai pris aucun plaisir à lire ce troisième tome, sauf peut-être pour les éléments liés aux différents Féals. 

Vous pouvez retrouver les avis de mes co-lectrices en cliquant sur leur pseudo :

Chroniqueuses du tome 3 : AcrO , Ptitetrolle , Olya , Dup

Chroniqueuses de l'Intégrale : Phooka , Cerisia , Elo , Pat , Roz

dimanche 19 février 2012

Les Chroniques des Féals, tome 2 : Le fiel de Mathieu Gaborit

Une lecture commune de l'intégrale des chroniques des Féals a été organisée à l'occasion du mois Mathieu Gaborit sur bookenstock, le blog de Phooka et Dup. Après celle du premier tome, voici logiquement la chronique du deuxième tome. Je l'ai moins apprécié que le premier, quand bien même on découvre dans cette partie de nombreux éléments du M'Onde, en particulier quelques Féals qui nous étaient encore inconnus. Mes recherches sur ces Féals m'ont bien été utiles pour ce deuxième tome.


Détails du livre
  • Broché: 293 pages
  • Editeur : Bragelonne
  • Édition : 2e éd (20 juin 2001)
  • ISBN-13: 978-2914370080
Quatrième de couverture

Porteur du Phénix des origines, maître de la Guilde-Mère, Januel est désormais le dernier maître du feu. Et dans son ténébreux repaire, le roi de la Charogne sait que pour imposer son empire sur le M'Onde, le jeune Phénicier doit mourir. C'est pourquoi il convoque les mille seigneurs de son royaume et choisit de lancer à sa poursuite trois redoutables adversaires. Malgré l'appui de Scende, la mercenaire draguéenne, Tshan l'archer noir et son mentor Farel, Januel aura fort a faire. Dans son combat, le fils de l'onde devra également lutter contre la colère du peuple de Grif', qui le rend responsable de la mort de l'empereur, mais surtout s'opposer au noir pouvoir du Fiel qui coule dans ses veines..

Un extrait

Quand bien même il aurait une chance de pénétrer dans la citadelle, il devait ensuite trouver la draguéenne et la faire sortir. Pour cela, il misait sur les égouts qui formaient un réseau cohérent de galeries et de puits aux mains d’une redoutable milice impériale. Formée exclusivement de vétérans de l’armée, elle occupait, en surface, des dizaines de tours de guet. Elle administrait et utilisait les égouts afin d’intervenir rapidement aux quatre coins de la cité.
Tshan aimait surprendre son ennemi, l’attaquer là où il s’y attendait le moins. Il avait une chance infime de réussir mais il concevait volontiers l’éventualité de mourir cette nuit-là au nom d’un idéal. L’excitation qui précédait les expéditions de la compagnie des Archers Noirs coulait à nouveau dans ses veines comme un précieux élixir.
Torse nu, il gonfla ses poumons. Il ne redoutait rien, excepté d’être trahi par son propre corps, par cette main diminuée qui lui avait valu l’exil et une mort lente dans un tripot d’Alguediane.

Mon avis

Dans ce deuxième tome, on découvre le royaume de la Charogne et même si plusieurs de mes co-lectrices ont beaucoup apprécié cette découverte, cela m'a laissé de marbre. J'ai trouvé ces passages longs et quasi sans intérêt. D'autant que tout n'est pas très clair.

Pour terminer avec ce que j'ai le moins apprécié, parlons de Januel qui passe d'un garçon charmant et dévoué à un jeune homme imbuvable dans ce tome. J'ai trouvé la transition plus que trop rapide et même si je me doute que le Fiel doit y être pour quelque chose, cela m'a beaucoup désorientée, surtout que je trouvais ce personnage trop effacé dans le premier tome.
Il m'a semblé que la tournure que prend la relation qu'il entretient avec Scende trop prévisible, et en même temps trop rapide. On passe trop brusquement à mon sens d'un état à un autre. D'autant que Scende du coup perd de sa personnalité ! Elle passe du dragon à la biche !

A part cela, j'aime toujours autant le style poétique de Mathieu Gaborit. Malgré une facture classique et des ficelles un peu trop prévisibles, cette trilogie est une très belle découverte, surtout pour le monde créé par l'auteur.
J'ai également beaucoup aimé les passages mettant en relief les personnages de Scende et Tshan. Il m'est souvent arrivé de pester contre la Charogne qui monopolisait les chapitres alors que j'aurai voulu retrouver mes personnages préférés. L'action est souvent au rendez-vous.

J'ai beaucoup aimé découvrir un peu plus ce M'Onde avec en premier lieu les différents peuples et leurs Féals respectifs, puis leurs coutumes et leur adaptation à la vie conjointe avec leur Féal. On découvre également un deuxième ordre qui n'a rien à voir avec les Féals comme les Pèlerins (on avait déjà rencontré dans le 1er tome l'ordre des Almandines.On découvre également le rôle des Ondes et on comprend mieux le terme de M'Onde !

À part Januel, les personnages sont très attachants, même les anciens mentors de celui-ci qui sont morts et font maintenant partie de la Charogne. Scende se dévoile, tandis que Tshan retrouve une partie de lui-même.
J'aime beaucoup le peuple des draguéens, leur fonctionnement et leur philosophie.

La fin du livre est bien écrite, contrairement à celle du 1er tome qui semblait bâclée. Elle réussit à nous épouvanter avec le plan rocambolesque de Januel. Finalement, l'auteur réussit encore à nous surprendre par la fin. Heureusement que j'enchaîne avec le 3ème tome ^^.

Au final un 2ème livre en dessous du 1er mais qui reste très intéressant car on découvre le M'Onde, ses peuples et ses coutumes. 

Voici les liens vers les billets de mes co-lectrices qui ont choisi de chroniquer tome par tome cette trilogie.

dimanche 5 février 2012

Les Chroniques des Féals, tome 1 : Coeur de Phénix de Mathieu Gaborit

Ce livre traînait dans ma PAL depuis plus d'un an et parce que je l'avais également en e-book, je l'ai mis en jeu lors du concours pour les un an de mon blog. Ptitetrolle l'a gagné et nous avons décidé de le lire ensemble avec d'autres colectrices lors d'une lecture commune organisée à l'occasion du mois Mathieu Gaborit sur bookenstock, le blog de Phooka et Dup. J'ai beaucoup aimé le premier tome et je poursuis donc avec le 2ème tome. Je me suis fait plaisir à écrire cette chronique dans laquelle j'ai fait quelques recherches sur ces Féals !


 Détails sur le livre
  • Broché: 295 pages
  • Editeur : Bragelonne (25 octobre 2000)
  • ISBN-13: 978-2914370004
Quatrième de couverture

Qui ne connaît pas la Tour Écarlate ? Ce donjon de pierre rouge qui domine le village de Sédénie, au cœur de l'Empire de Grif'. Ici on ose à peine murmurer son nom… Le mystère et la magie qui entourent ces lieux imposent une crainte respectueuse à la population. Ceux qui vivent à l'intérieur ne se montrent jamais. Au plus fort de l'hiver, lorsque la neige a barré l'unique route menant au delà des montagnes, les anciens content les légendes liées à cette tour couleur de sang. Ils évoquent la vision fugitive de silhouettes encapuchonnées dont le regard étincelle comme des rubis. Ils parlent aussi du vol majestueux de créatures de feu qui prennent leur essor depuis le couronnement de la tour. Mais aucun d'entre eux ne connaît la vérité, aucun d'entre eux ne peut l'imaginer… Qui sont ces sages de la guilde qui sont chargés, depuis l'aube des temps, de garder un terrible secret ? Qui sont les phéniciers ? Pourquoi se cachent-ils derrière les murs de cette tour, adeptes mystérieux consacrant leur vie aux fabuleux Phénix ? Januel est l'un de ces disciples. Son talent remarquable lui vaut d'être choisi pour faire renaître le Phénix de l'empereur de Grif'. Cette Renaissance doit sceller l'alliance de l'empire avec les autres pays. Une guerre se prépare. Leur ennemi : la Charogne, le royaume des morts. Mais un événement inattendu va changer la cérémonie en drame et jeter Januel sur le chemin d'une fantastique aventure…

Un extrait

Lentement, le maître tourna la tête de manière à embrasser l’assemblée tout entière. Puis, sans qu’aucun bruit ne perturbe cet examen matinal, il entreprit de dévisager chaque disciple. L’acuité de ce regard aveugle les obligeait à baisser les yeux pour ne pas l’affronter. Même Sildinn dut céder, les lèvres pincées, et inclina la tête en maugréant.
Un seul y résista. Le cœur ouvert, Januel rencontra pleinement les yeux blancs du doyen et eut l’impression de s’y engouffrer.
Il tressaillit mais ne put s’en détacher. Il ressentit aussitôt de plein fouet le profond désarroi que couvait ce regard. Ce n’était pas la première fois. En pareil moment, il se sentait capable de distinguer la vie au-delà de ce voile vitreux qui avait scellé les yeux du phénicier. Contrairement aux autres disciples, il lisait le cœur du vieil homme et non ce qu’il représentait.
Le doyen s’attarda sur lui durant de longues secondes. Se rendait-il compte de ce qui se passait ? Le prenait-il pour un insolent ? Les questions résonnaient dans l’esprit de Januel, comme à chaque fois que cela se produisait. Avec la plus pure spontanéité, il pénétrait un interdit et bravait tacitement le pouvoir d’Ignence. La honte et la crainte s’insinuèrent dans l’esprit du jeune homme. Quelle audace ! Il n’arrivait cependant pas à s’en effrayer. C’était si naturel… Du reste, il n’en avait parlé à personne, ni à son ami Sildinn et encore moins à maître Farel.
Januel sortit brusquement de sa torpeur et manqua de se lever, de bousculer tables et chaises pour rejoindre le vieillard mais une main glacée avait soudain croché son bras et dissipé l’enchantement.
- Qu’est-ce qui te prend ? grommela Sildinn.
Il ne répondit pas, son attention tout entière captée par le mouvement silencieux des lèvres du doyen. Il crut un moment que le vieillard lui parlait mais le lien était rompu. La nacre de ses yeux ne reflétait plus rien, telle la telle la surface d’une eau troublée par un jet de pierre.

Mon avis

J'ai tout d'abord beaucoup aimé le style de l'auteur dont c'était pour moi le premier livre. Les phrases sont fluides, les chapitres courts, ce qui fait qu'on les enchaînent les un(e)s après les autres. On se retrouve vite à la fin du livre obligé d'entamer le deuxième tome. C'est une véritable addiction.

Quand j'ai commencé le livre, je ne savais pas du tout de quoi parlait le livre, je m'imaginais un peuple féal qui raconterait ses chroniques (et oui, j'ai la manie de ne pas lire les résumés avant d'acheter ou de lire). D'autant que je ne connaissais pas le mot féal qui signifie fidèle. Alors, quand j'ai compris qu'on allait parler de créatures fantastiques, j'ai été plus que ravie.
En effet, les Féals sont des créatures mythiques qui sont Aspic, Basilic, Caladre, Chimère, DragonGriffon, LicornePégase et Tarasque qui protègent chacune un peuple, et également les Phénix qui eux, essaient de ne pas se mêler de politique.
J'ai cherché des représentations de ces créatures peu sûre pour certaines de quoi il s'agissait : 
Dans la mythologie, l'aspic est un serpent mortel, couronné d'une escarboucle. Il peut être sans pattes mais peut aussi en avoir quatre ou deux. Il raffole de la musique mais sait s'en protéger. Afin de se protéger des paroles de l'enchantement permettant de lui dérober l'escarboucle, il bouche l'autre avec sa queue de manière à ne plus entendre les conjurations.
Le basilic est une créature légendaire, souvent présenté comme un reptile, mentionné dès l'antiquité greco-romaine comme étant un petit serpent au venin et au regard mortel. Durant le Moyen Âge, il fut plus souvent décrit comme un mélange de coq et de serpent et fut l'objet d'importantes superstitions, tant sur ses origines que sur ses pouvoirs d'empoisonnement et de pétrification.
 


Le caladrius, calandre ou caladre est un oiseau légendaire et fabuleux du Moyen Âge, très présent dans les bestiaires où il est décrit comme ayant la taille d'un corbeau ou d'un héron et possédant de grands pouvoirs de guérison. Ainsi, selon la légende, tout malade que le caladrius fixait dans les yeux était destiné à vivre, tandis que ceux dont il détournait le regard étaient condamnés à mourir.
  

Dans la mythologie grecque, la chimère est une créature fantastique, composée de plusieurs animaux. Elle est généralement décrite comme ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue en tête de dragon, crachant du feu et dévorant les humains.




Le dragon est une créature légendaire représentée comme une sorte de gigantesque reptile écailleux, généralement capable de cracher du feu et de voler grâce à des ailes de cuir semblables à celles des chauves-souris. Dans de nombreuses mythologies à travers le monde, on retrouve des créatures reptiliennes possédant des caractéristiques plus ou moins similaires, désignées comme dragons




Le griffon ou grype est une créature légendaire présente dans plusieurs cultures anciennes. Il est imaginé et représenté avec le corps d'un aigle (tête, ailes et serres) greffé sur l'arrière d'un lion (abdomen, pattes et queue), muni d'oreilles de cheval et une queue de serpent. Avec quelquefois des variantes le griffon gardera de tout temps la particularité reconnaissable d'être hiéracocéphale.
 La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.
 Pégase est l'une des créatures fantastiques les plus célèbres de la mythologie grecque. C'est un cheval ailé divin généralement représenté en blanc. Il naît avec son frère Chrysaor du sang de la gorgone Méduse, lorsqu'elle est décapitée par le héros Persée.
 La Tarasque est un animal du folklore provençal. Elle était censée hanter les marécages près de Tarascon terrorisant la population. Ce monstre est une sorte de dragon à six pattes d'ours avec un torse de bœuf, recouvert d'une carapace de tortue et muni d'une queue écailleuse se terminant par un dard de scorpion. Sa tête a été décrite comme étant celle d'un lion aux oreilles de cheval avec un visage de vieil homme.
 
 Le phénix ou phœnix, est un oiseau légendaire, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection.






 Maintenant que je sais de quoi nous parlons, je suis armée pour les prochains tomes. :)
L'histoire de Januel n'est pas si différente de toutes celles du genre, mais ce qui fait que j'ai accroché est le monde euh M'Onde dans lequel il évolue. Celui-ci est très détaillé, que ce soit au niveau de la géographie, des habitants, des féals ou encore des politiciens et hommes ou femmes de guilde. Car chaque guilde a sa manière d'être et  de faire et chaque homme de guilde voit son corps muter selon le féal qu'il sert. Tous les Féals sauf les phoenix sont souillés par le fiel dont ils arrivent tout de même à se prémunir pour éviter qu'une nouvelle guerre éclate entre eux comme celle qui s'est déroulée à l'origine des temps.

La guilde qui nous intéresse est la guilde des Phéniciers dont Januel est un disciple très doué, malgré sa modestie.  Cette guilde sert les phoenix qu'ils sont capable de réveiller grâce à la renaissance.

Ce qui sert également cette histoire sont les personnages auxquels on ne peut que s'attacher, d'autant qu'on a envie de connaître toute la vérité sur les zones d'ombre que l'auteur a laissé dans leur passé. J'ai forcément particulièrement aimé Scende pour son caractère unique, son art du combat et son passé trouble.
J'ai, par contre, été assez ragoûtée par les méchants et leurs compagnons les vers.

Certains développements de l'histoire étaient assez prévisibles, cependant, j'ai trouvé que la combinaison de tous ces éléments formait une vraiment très bonne histoire. Je ne suis vraiment pas loin du coup de cœur et j'attends avec impatience l'étincelle qui se trouvera dans le tome 2, que j'ai déjà commencé.

vous pouvez retrouver les avis de mes co-lectrices en cliquant sur leur pseudo :
Chroniqueuses du tome 1
AcrO
Olya
Ptitetrolle
Lune
Dup
Roz

Chroniqueuses de l'Intégrale ;)
Phooka
Cerisia 

Elo 
Pat