dimanche 13 février 2011

Myrihandes, le secret des âmes-soeurs de Guilhem Méric

Ce livre me titille depuis que je l'ai découvert : sa couverture m'a plu au premier coup d'œil, son titre m'a emmené loin très loin vers les contrées de l'imagination et le résumé aussi bien que le thème du livre m'ont fait très envie. C'est pourquoi, ce livre, aussitôt découvert, est passé dans ma PAL. C'était il y a de ça deux ou trois mois. Quand Plumeline m'a proposé de faire une lecture commune de ce livre, j'ai aussitôt accepté.
Malgré tous ces aspects positifs (ou à cause de toutes mes attentes provoquées par ces aspects positifs), je suis assez dubitative sur cette lecture.


Détails du livre
  • Broché: 543 pages
  • Editeur : Au Diable Vauvert (21 octobre 2010)
  • Collection : JEUNESSE
  • ISBN-13: 978-2846262583
 Quatrième de couverture

Sur la montagne Pan-Kaïa, Sisam et Helya vivent dans les Trois Cités jumelles. Séparés par un destin malheureux, ils se retrouvent quinze ans plus tard pour apprendre qu’ils sont des Âmes-Sœurs capables de faire revivre les Myrihandes, des êtres aux pouvoirs de légende, traqués par le mystérieux seigneur Kryom. Pour libérer les autres Âmes-Sœurs prisonnières, ils vont devoir tout apprendre de ce lien qui les unit et qui pourrait faire d’eux le plus sage et plus puissant des Myrihandes...

Un extrait

La tête collée au sol, Farf entendait résonner des pas empressés dans les escaliers. Anxieux, il se précipita vers Helya.
- Ma Dame, par toutes les plaines de Cornovan, je vous en conjure, ne faîtes pas d'histoires ! Nous n'avons pas le choix, les gardes de la cité seront ici d'un moment à l'autre ! Ne cédez pas une fois encore à vos caprices, par pitié !
Helya s'était rapprochée des rebords de la tourelle, les cheveux au vent. Avec des gestes mal assurés, elle s'agenouilla sur le parapet et, doucement, se mit debout, les yeux plongés dans les profondeurs du bassin en contrebas. Devinant ses pensées, Farf se rua vers elle et lui attrapa les jambes.
- Farf, non ! Lâche-moi, tout ça ne te regarde pas !
- Foutacrasse, vous avec perdu le tête ! s'écria-t-il en s'agrippant du mieux qu'il put au parapet. C'est du suicide, redescendez tout de suite !
- C'est toi qui vas finir par nous faire tuer tous les deux ! Allons, laisse-moi !
Le vent s'engouffrait avec virulence dans la longue tunique bouffante et la chevelure de la jeune fille. Ils lutèrent encore un instant, jusqu'à l'arrivée de deux gardes sur la tourelle.
Surprise, Helya, dont l'un des pieds était maintenant dans le vide, perdit l'équilibre. Prise de panique, elle s'accrocha au dos de Farf qui, malgré sa force, fut incapable de retenir sa jeune maîtresse. Elle bascula en arrière et entraîna dans sa chute l'Anachrone terrorisé.
Les gardes n'eurent que le temps de les voir disparaître en une gerbe blanche sous les eaux profondes du bassin.

Myrihandes sur la toile

Mon opinion étant mitigée et l'auteur définissant son livre comme un mélange de fantasy épique, de mythologie grecque et d'épopée fantastique pour reprendre la présentation de l'auteur, j'ai effectué quelques recherches sur le livre. En fait ce roman a été écrit autant pour l'édition que pour le cinéma. Voici les sites des projets : Le livre et le film.

Sur le site du livre j'ai trouvé une recommandation pour les adultes :
Premier volume d'une trilogie, Myrihandes est une nouvelle version de la légende épique des Âmes-Sœurs. En s'inspirant du mythe platonicien décrit dans Le Banquet, Guilhem Méric nous offre un formidable roman d'aventure fantastique où se mêlent romantisme, spiritualité, intrigues politiques et combats homériques pour le plus grand plaisir des pré-ados et des ados. Une épopée qui vous met la tête dans les nuages tout en abordant des valeurs telles que l'amitié, l'amour et le respect d'autrui.
Myrihandes est un projet titanesque, qui a demandé plusieurs années d'écriture à son auteur qui l'a développé en parallèle pour l'édition et le cinéma.
Puisant son inspiration dans les contes et la mythologie grecque – étudiés en français et en histoire à partir de la 6ème – Myrihandes fait écho au programme scolaire des collégiens qui découvriront là un thème universel rarement abordé dans une œuvre de fiction.
L'écriture de Guilhem Méric est fluide, prenante, variée et sert à merveille les décors somptueux et immenses dans lesquels évoluent des personnages attachants.
En alliant la légende à un monde de fantasy, Myrihandes propose ainsi plusieurs niveaux d'interprétation qui séduiront autant le jeune public que l'adulte.
À la croisée des chemins de l'Iliade et de l'Odyssée, Dark Crystal et Roméo et Juliette, Myrihandes est un voyage inoubliable dans un univers de fantasy riche et magique aux résonances spirituelles et philosophiques. 

Mon avis

Ce roman est donc une œuvre destinée à la jeunesse, ce que je ne savais pas, et qui me rassure peut-être sur mon appréciation.
Personnellement, j'ai lu cette histoire mais sans jamais pouvoir m'investir dedans. Jamais je n'ai pu m'attacher aux personnages, jamais je n'ai pu trembler pour eux., jamais encore je n'ai pu supplier pour qu'ils s'en sortent.. J'ai trouvé que tout était trop facile, trop lisse, trop blanc ... Aucun besoin de prier  !

J'ai espéré des traitrises, des revers ou des catastrophes pour nos héros mais rien de tout cela. Juste de rares batailles, des meurtres trop propres pour être crédibles ou encore un super pouvoir nommé l'Amour avec un grand A. J'ai trouvé ce roman trop cousu de fil blanc.
Les gentils y sont trop gentils, trop coulants de bonnes intentions ... Ils se jettent tête baissée dans des pièges et s'en sortent sans presque une égratignure. Seul Maâlias m'a presque convaincue, quand bien même son personnage aurait pu être beaucoup mieux utilisé.
Les méchants ne m'ont pas fait peur, à peine si j'ai relevé leur nom... 
Je suis pourtant ce que l'on appelle un bon public et rare sont ceux, dont j'ai lu la critique, qui n'ont pas aimé ce livre alors il y a quelque chose que je ne m'explique pas.
Je ne vois pas où est l'épopée fantastique, où est la fantasy épique, où est la mythologie grecque ... Peut-être m'attendais-je à une lecture adulte et j'ai été déçue malgré moi. Je suis pourtant une habituée des lectures jeunesse alors non, franchement je ne comprends pas !
Le thème est enthousiasmant, le livre très bien écrit malgré quelques fautes de français et le rythme très rapide mais j'ai eu du mal à lire plus de 30 ou 40 pages à la suite.
Je ne pense pas, dans l'état actuel des choses, que je lirai la suite, ni même que j'irai voir le film, mais j'ai appris dans la vie qu'il ne faut jamais dire jamais alors ...

Mes co-lectrices : didi8921 et Plumeline.

vendredi 4 février 2011

Les bannis et les proscrits, tome 5 : L'Etoile de la Sor'cière de James Clemens

Tout comme les quatre premiers tomes, ce dernier opus m'a ensor'celée. Il faut dire que tous les éléments étaient là pour que je passe un bon moment : la qualité des premiers tomes, le fait que ce tome n'a pas été disponible lorsque j'ai eu terminé le livre précédent et surtout parce que ce livre est le dernier de la série et donc je vais enfin savoir comment se termine cette histoire....
Si vous n'avez pas lu mes chroniques sur les tomes précédents, vous pourrez les trouver ici : 

Détails du livre
  • Titre VO : Wit'ch Star (2002)
  • Traduction :  Isabelle Troin
  • Broché: 622 pages
  • Editeur : Bragelonne (21 août 2009)
  • Collection : Fantasy
  • ISBN-13: 978-2352943273
Quatrième de couverture

Ce sera bientôt l'ultime combat contre le Seigneur Noir.
Elena la sorcière a regagné l'île de Val'loa où elle espère reconstituer ses forces. C'est alors qu'Harlequin Quail entre en scène, un petit homme en costume de bouffon qui se prétend espion. Il revient tout juste de la forteresse de Noircastel où subsisterait l'un des portails du Weir, le plus puissant, avec lequel, dans une lune à peine, le Seigneur Noir instaurera un règne maléfique. Elena et la puissante magie du Journal Sanglant peuvent encore l'arrêter, mais Noircastel est un bastion impénétrable, et seul le Seigneur Noir sait où le portail est caché.
Traqués par les sbires de l'ennemi, menacés par un traître dans leurs rangs, Elena et ses courageux compagnons vont tenter d'achever une quête désespérée. En route, de nombreuses questions trouveront leur réponse, maintes illusions voleront en éclats et les liens de la magie et de l'amour seront éprouvés jusqu'au point de rupture...

Un extrait

Kast obtempéra, mais il lui fallu l'espace d'une demi-inspiration choquée pour comprendre ce qu'il voyait. Deux bols ovales reposaient sur la table. Chacun d'eux avait des bords dentelés et était sculpté dans de l'éb'ène. Puis le sanguinaire se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de récipients, mais des deux moitiés d'une même coquille.
- Vous l'avez ouvert ! hoqueta-t-il.
- Ça n'a pas été difficile, dit Sy-wen au niveau de son épaule, le bras toujours passé autour de la taille. Il n'a fallu qu'un peu de sang.

Elle désigna un des érudits, un jeune acolyte à en juger par sa ceinture jaune, qui gisait affaissé contre le mur. Sa robe blanche était toute tachée sur le devant. On lui avait tranché la gorge.
- En fait, plus qu'un petit peu, admit Sy-wen
Kast eu un mouvement de recul, mais le bras de la jeune fille le retint avec une force incroyable. Il voulut se dégager. D'autres mains le saisirent par-derrière et le maintinrent avec une poigne de fer.
- Que ... ? parvint-il à articuler.
Frère Ryn fit un pas vers Sy-wen.
- Un dragon à nos ordres. tu t'es bien débrouillée, petite.
Alors, Sy-wen lâcha Kast et lui fit face tandis que les érudits continuaient à le tenir.
Frère Ryn leva sa main. Une créature gélatineuse reposait dans sa paume. ses tentacules ondulaient sur le poignet et le long de l'avant-bras du moine. L'un d'eux se tendit vers Kast en tâtonnant à l'aveuglette. La minuscule bouche qui le terminait s'ouvrit avidement.
Kast blêmit.
- Tu connais ce petit monstre ? interrogea frère Ryn.
Kast en avait entendu parler. Bien des lunes auparavant, ses semblables avaient possédé l'esprit de tout l'équipage d'un bateau pirate en provenance de Port Rawl. Elena et ses alliés en avaient tout juste réchappé vivants.
- Récemment, le maître a procédé à quelques petites améliorations, roucoula frère Ryn. Celui que tu vois appartient à la nouvelle génération.
- C'est le dernier. Nous l'avons gardé pour toi, ajouta Sy-wen.
Kast lutta pour se dégager.
- Mais il reste une centaine d'autres œufs au fond de la mer, reprit frère Ryn. Chacun d'eux abrite une vingtaine de ces merveilleuses créatures.
- Et nous allons les repêcher pour notre maître, se réjouit Sy-wen. Toi et moi.
- Jamais, cracha Kast.
- Tu n'as pas le choix, mon amour. (Sy-wen tendit la main vers la joue de son compagnon et, dans un murmure moqueur, articula :) J'ai besoin de toi.

Mon avis

Ce dernier tome m'a très légèrement déçu. En effet, celui-ci est très dense il y a beaucoup à raconter et beaucoup de secrets à révéler, alors l'auteur a été obligé de faire des raccourcis. Il a passé sous silence des phases de l'histoire, même si on peut deviner ce qu'il se passe en poursuivant notre lecture. Ensuite, pour la bataille finale, j'ai eu l'impression d'une surenchère de monstres et de gros méchants qui aurait, à mon avis, pu être évitée ou allégée.
À part ça et comme toujours, l'auteur m'a enchantée, il a encore une fois réussi à nous surprendre, nous faire rêver ...  Et il est maintenant certain que je vais étudier sa bibliographie de près (pour ces deux noms d'emprunt).
Encore une fois, j'ai été totalement prise dans l'histoire. Les éléments se sont précisés, puis enchaînés plus vite qu'on ne l'aurait voulu. Nos amis ont du faire des choix, bons ou mauvais mais qui déterminent l'avenir du monde. La frontière entre le bien et le mal est très mince et on finit par s'interroger si, à vouloir trop faire le bien, on ne finit pas par faire le mal autour de nous.
La bataille finale pour sauver le monde approche et les stratégies se mettent en place. Dans ce dernier tome, j'ai particulièrement tremblé pour notre Me'rai préférée et son dragon. J'ai vécu la transformation de l'O'gre à la sanguine. J'ai pleuré pour certains autres dont je tairai le nom.  Et j'en ai maudit quelques autres.
Des méchants je ne dirai rien car si la sor'cière gagne, ça n'aura plus d'importance et si les méchants détruisent le monde, cela importera encore moins.
Je peux dire sans conteste que cette saga est superbe, tant au niveau de l'action qu'au niveau de la quantité et qualité des personnages : une saga que je relirai très certainement avec plaisir !

Lecture à suivre
Myrihandes, le secret des âmes-sœurs de Guilhem Méric (LC du 13 février 2011)

mardi 1 février 2011

Le Journal Intime de Georgia Nicolson, tome 01 : Mon nez, mon chat, l'amour et moi... de Louise Rennison

J'ai découvert ce petit livre sur plusieurs blogs que je visite régulièrement et j'ai été intriguée par cette jeune fille complexée, son chat psychopathe et ses parents hasbeen ! Je me le suis donc procuré et je n'ai pu m'empêcher de mettre mon nez dedans ... Fatale erreur !!! Aussitôt j'ai été happée par cette histoire et je me suis retrouvée morte de rire toute seule dans mon salon.
Un livre qui se lit tout seul, réel anti-grisaille qui fait du bien en ces périodes de grands froids !


Détails du livre
  • Titre VO : Angus, Thogs and Full-frontal Snogging 
  • Traduction : Catherine Gibert
  • Poche: 243 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (30 septembre 2010)
  • Collection : Pôle fiction
  • ISBN-13: 978-2070695775
Quatrième de couverture

Georgia Nicolson a 14 ans et trouve que sa vie est un enfer! Son chat se prend pour un rottweiler, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, s'il n'y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage, son nez !

Un extrait

- Je peux te parler une seconde, Georgia ?
- Oui, bien sûr ...
Il n'avait pas très à l'aise non plus.
- Écoute, s'il s'agit de Jas et de Tom, je suis désolée de t'avoir contrarié... Je trouve Tom super et Jas l'adore.
- Tant mieux, mais il ne s'agit pas d'eux. Voilà, je voulais juste te donner ça...
Et pof, il m'embrasse !!! Je ne vous raconte pas l'état de liquéfaction de la fille, une vraie méduse. C'était trop bien. Un baiser style vingt sur dix. J'ai tout eu, les feux d'artifice, les orchestres, les vagues qui s'écrasent contre les rochers. la totale... je ne sais pas combien de temps ça a duré. J'étais limite pâmoison.
Quand on est revenu sur terre, il m'a fait :
- Ça fait trop longtemps que j'en ai envie mais je sais que c'est pas bien.
J'ai voulu lui répondre mais j'avais perdu l'usage de la parole, ça sortait tout en désordre : 
- Ng ng... ça va. Mais ng ng, c'est bien. Ce que je veux dire c'est que, je, ce que, toi et, toujours même quand je ng.
Il m'a regardée comme si je parlais chinois. Mais je ne parlais pas le chinois, je parlais le n'importe quoi.

Mon avis

Comme je l'ai dit précédemment, c'est un livre très facile, dont l'humour doit se prendre au xème degré, parfait pour une lecture sans prise de tête.
Ce roman est écrit comme un journal intime se divisant en mois, en jour, en heure et même parfois en minute rendant la lecture très vivante et  tellement typique du comportement adolescent.

minuit. Je le hais, je le hais
0h30. Oh je l'aime, je l'aime

Il s'agit bien entendu de caricature mais on n'a aucun mal à entrer dans la vie de Georgia. On se dit même qu'on a du rêver, lors de notre propre adolescence, d'une telle amie ... quoi que des fois ...
On découvre avec elle les joies (???) du premier baiser, les peines des premiers chagrins d'amour et la dure loi des premiers coups bas entre copines. Les parents de Georgia ne sont bien sûr pas en reste, tout comme les garçons qui ne s'appellent pas super-canon !
Malgré quelques lourdeurs, ce livre est très rafraichissant et très distrayant. Idéal pour les matins grise-mine ou les froides soirées d'hiver!

Il fait partie d'un ensemble de 10 tomes et même si je suis quasiment certaine de ne pas aller au bout de la série (à force, on devrait retrouver des redondances), le tome 2 est déjà sur ma table de chevet.

lundi 31 janvier 2011

Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l'école des sorciers de J.K. Rowling

Qui ne connait pas Harry Potter ? Personnellement je n'en connais pas beaucoup, encore moins depuis que le cinéma s'est emparé de ce héros. Ce fut ma première lecture jeunesse d'adulte, celui qui m'a donné envie d'acheter du Bottero ou du Pullmann, pour ne citer qu'eux. J'étais enceinte de ma fille et je me suis enfilée les 4 premiers tomes d'une traite (le 4ème venait de sortir en français). Ensuite, je les ai lus en anglais parce qu'impatiente de connaître la suite. Puis en français dès leur sortie pour voir si j'avais bien tout compris. ^^
Je les ai pourtant lus un nombre incalculable de fois et pourtant me voici, encore une fois, tenue en haleine par ce petit bout de sorcier
Vous l'aurez compris, je suis sous le charme de Harry Potter :D


Détails du livre
  • Titre VO : Harry Potter and the Philosopher's Stone  (1997)
  • Traducteur : Jean-François Ménard
  • Poche: 305 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (septembre 1998)
  • Collection : Folio junior
  • ISBN-13: 978-2070518425
Quatrième de couverture

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l'attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure donc sa naissance et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ?
Un extrait

Harry se réveilla de bonne heure le lendemain matin. Il savait qu'il faisait jour, mais il garda les yeux fermés. Dans un demi-sommeil, il se demanda s'il n'avait pas rêvé, si le géant nommé Hagrid existait bien, s'il n'allait pas se retrouver dans son placard lorsqu'il ouvrirait les yeux.
Il entendit alors frapper des coups.
- C'est bien ce que je pensais, marmonna-t-il. Tout cela n'était qu'un rêve. voilà la tante Pétunia qui cogne à la porte du placard pour me réveiller.
Tap ! Tap ! Tap !
Résigné, il ouvrit les yeux et se redressa. Le gros manteau de Hagrid glissa de ses épaules et il vit l'intérieur de la cabane illuminé de soleil. La tempête avait cessé. Hagrid dormait toujours sur le canapé écrasé et Harry aperçut un hibou qui tapait d'une patte au carreau de la fenêtre, un journal dans le bec.
Harry se leva en hâte. Il éprouvait une tell sensation de bonheur qu'il avait l'impression de sentir son corps flotter comme un ballon. Il se précipita sur la fenêtre et l'ouvrit. Le hibou entra aussitôt et laissa tomber le journal sur Hagrid qui ne se réveilla pas pour autant. Le hibou se posa alors sur le manteau du géant et l'attaqua à coups de bec. Harry essaya de le chasser, mais l'oiseau le menaça avec des claquements de bec féroces et continua de s'en prendre au manteau.

Mon avis

Je suis encore une fois étonnée de la passion avec laquelle j'ai dévoré ce livre pourtant lu, relu et re-relu etc. Le premier livre est très orienté jeunesse : la lecture est rapide, le style est simple, l'action enthousiasmante. 
Ce premier tome met en place le monde sorcier ainsi que les personnages principaux qui vont œuvrer dans les 7 tomes de cette série.
On fait connaissance avec Harry, alors qu'il ne connait pas le secret de ses origines. Quand il l'apprend, il est heureux comme si tout rentrait dans l'ordre et qu'il reprenait sa juste place dans l'Univers. Pourtant, jamais il ne prend la grosse tête comme on dit. 
On découvre ensuite Ron, puis Hermione et enfin Poudlard. À ce moment du livre, nous avons déjà cotoyé le monde des sorciers au chemin de traverse mais nous sommes tout de même époustouflé par cette école et tous les éléments qui la compose. J'ai d'ailleurs trouvé un article sur wikipédia très précis sur Poudlard (attention Spoilers).
Le monde créé par J.K. Rowling est superbe. S'appuyant sur la réalité anglaise pour créer son monde (comme pour le système scolaire anglais), il n'en est que plus véridique et nous ne sommes pas loin de penser que des sorciers pourraient se cacher encore de moldus comme nous.
Comme je vous le disais plus haut, grâce à Harry Potter, j'ai découvert que la littérature jeunesse pouvait trouver un public plus large sans aucune difficulté, voire même avec beaucoup de facilité.

Le film 

J'avais déjà vu le film, plus d'une fois même mais je ne me souvenais de rien, sauf peut-être du troll dans les toilettes des filles. Ce qui m'avait marqué la première fois que j'avais vu le film c'est qu'il manquait plein de passages, ce qui est forcément normal. Cela m'avait gênée mais maintenant c'est bon, même si je tique toujours un peu. On doit se faire une raison certainement.
Par contre j'ai relevé des changements que je n'avais pas noté précédemment comme par exemple, Ron qui remplace Neuville dans la forêt interdite ou le raccourci qui est fait après la naissance de Norbert. Mais je n'avais jamais vu le film directement après avoir lu le livre, alors c'est plus facile.
J'ai beaucoup aimé le film. J'ai eu plein de frissons et même une larme à l'œil à la fin quand Harry reçoit son album photo.
Je conseille néanmoins à ceux qui veulent découvrir Harry Potter pour la première fois (en existe-t-il encore ?) de lire le livre avant de voir le film. De même pour ceux qui n'ont vu que les films.


 Ce livre compte pour le Big challenge Livraddict (2/40) et les baby-challenge Livraddict Fantasy (9/20) et jeunesse (9/20)


Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune des 7 tomes de Harry Potter organisée par Kayleigh et vous pouvez retrouver les avis de mes co-lecteurs : Kayleigh, Pommette, revelation, Harmony Petite Sorcière, ptitelfe, tidyup95, achille49, Vozrozhdenyie, StupidGRIN, Céline031, Avalon, cerisia, Odwy, Marmotte, sevmarguerite, furby71, Simi, Minidou, Writirl, Sandra, Can_diice, Ollie, Errol, Cathy.


Il compte aussi pour le challenge : Regarde ce que tu lis.

En bonus, je vous montre ce que le père Noël m'a amené, mais que je n'ai pas fini de monter :

dimanche 30 janvier 2011

La Roue du Temps, tome 01 de Robert Jordan

Comme tous les ans, j'ai commandé et reçu les deux nouveaux tomes de la roue du temps traduits en français. Comme tous les ans, j'ai commencé par vouloir relire ceux qui étaient paru l'année dernière afin de me remémorer l'histoire mais après quelques pages, j'ai cédé à la tentation ... 
Malgré une PAL monstrueuse, malgré les baby-challenges qui attendent, malgré le big challenge qui vient juste de commencer et malgré la lecture commune de tous les tomes de Harry Potter prévue au cours de l'année prochaine, l'envie a été la plus forte et j'ai repris le tout premier tome de la série avec la bonne intention de tous les relire avant d'entamer les nouveaux. J'en ai profité, l'envie pouvant être communicatrice, pour organiser une lecture commune de ce premier tome. Vous pouvez retrouver ici les chroniques de mes co-lecteurs:  Taliesin, Karline, Lisalor Blackwolf, Melisende.



Détails sur le livre

  • Titre VO : The Eye of the World
  • Traducteur : Arlette Rosenblum
  • Poche: 701 pages
  • Editeur : éditions France Loisirs
  • Collection : Fantasy
  • ISBN-13: 2-7441-9193-0
Quatrième de couverture

Jadis, le Seigneur de l'Ombre a voulu conquérir la terre, mais les Aes Sedai, maîtresses du Pouvoir Unique, l'ont repoussé. Des millénaires se sont écoulés et le Seigneur va enfin sortir de sa geôle et, avec lui, le mal, la guerre, la désolation,...
Seul le Dragon qui guidait les Aes Sedai peut l'anéantir. On dit, qu'un jour, il renaîtra pour délivrer l'univers. Mais quand ? Avant la grande catastrophe finale ?

Un extrait

 Perrin s'arrêta soudain devant une porte ; en dépit de sa carrure, il paraissait curieusement intimidé. Il prit une profonde aspiration, regarda ses compagnons, aspira de nouveau, puis ouvrit lentement la porte et entra. Un par un, les autres suivirent. Rand était le dernier et il ferma la porte derrière lui avec la plus grande répugnance.
C'était la salle où ils avaient dîné la nuit d'avant. Un feu pétillait dans l'âtre et il y avait au milieu de la table un plateau d'argent luisant sur lequel était posés un pichet et des coupes en argent luisant aussi. Moiraine et Nynaeve étaient assises chacune à un bout de la table et ne se quittaient pas des yeux. Tous les autres sièges étaient vides. Moiraine avaient les mains posées sur la table, aussi immobiles que son visage. Nynaeve, la natte ramenée par-dessus son épaule, en serrait le bout dans son poing ; elle tirait constamment dessus à petits coups, comme quand elle se montrait plus obstinée que d'habitude à l'égard du Conseil du village. Perrin avait raison. Malgré le feu, on avait l'impression de geler, et ce froid venait des deux femmes assises à la table.
Lan, appuyé au manteau de la cheminée, fixait les flammes et se frottaient les mains pour les réchauffer. Egwene, plaquée le dos au mur, était emmitouflée dans sa cape, le capuchon sur la tête, Mat et Perrin s'arrêtèrent, incertains, une fois la porte franchie.
Rand se secoua avec malaise et marcha jusqu'à la table. Il faut quelquefois attraper le loup par les oreilles, se rappela t-il. Mais il se rappelait aussi un autre vieux dicton. Quand on tient un loup par les oreilles, c'est aussi difficile de le relâcher que de continuer à le tenir. Il sentit sur lui le regarde de Moiraine et celui de Nyvaeve, et son visage devint brûlant, mais il s'assit quand même, à mi-chemin entre les deux.
Pendant un instant, la salle resta aussi figée qu'une gravure, puis Egwene et Perrin, et finalement Mat, allèrent à regret vers la table et prirent place - au milieu, avec Rand. Egwene ramena encore plus en avant son capuchon, assez pour cacher la moitié de sa figure, et ils évitèrent tous de regarder quelqu'un.

 Mon avis

Un ami m'a vivement conseillé cette série. Je me suis procurée les premiers tomes et les ai lus les uns à la suite des autres sans presque reprendre mon souffle. Après avoir lu les 4 premiers, je me suis enfin demandé combien il y avait de tomes en tout ... Et là ... Malheureuse ... j'ai appris qu'il devait y en avoir 24, qu'il en restait une petite dizaine à écrire, encore plus à traduire et que l'auteur était atteint d'une grave maladie  qui ferait qu'il ne pourrait certainement pas aller jusqu'au bout de son histoire ...
Cependant, l'histoire m'avait complètement captivée et je n'ai pas pu faire autre chose que de poursuivre. C'était il y a 6 ans et depuis, je patiente pour lire les deux tomes qui sont traduits chaque année et publiés aux éditions fleuve noir (et c'est très difficile mais quand même moins que de lire les livres en anglais - j'ai essayé).
c'est donc avec beaucoup de plaisir que je reprends cette série au tout début sachant tout ce que je vais relire.
La première fois que j'ai lu ce livre, j'ai été déroutée par le prologue. Il me semblait n'avoir ni queue ni tête. Les personnages avaient plusieurs noms et les lieux m'étaient forcément inconnus. Ensuite est venue l'histoire et à partir de ce moment là j'ai été sous le charme de la roue du temps.
L'histoire commence dans un petit village perdu où jamais rien ne se passe. On découvre les trois jeunes hommes et les deux jeunes femmes qui vont être le fil conducteur de cette fresque. On fait la connaissance également de Moiraine et de Lan qui sont venus en repérage dans ce village. Finalement l'histoire s'accélère et nous voilà partis pour de nombreuses pages d'aventure qui feront notre plaisir.
J'ai tout de suite adhéré au style de Robert Jordan. Son écriture est un délice. Il y a des descriptions mais sans toutefois y avoir d'abus. L'action est présente, peut-être pas forcément au tout début, mais il faut se rappeler que c'est un tome d'introduction et que ce tome lui-même n'est que la moitié du tome d'introduction de la version d'origine (chaque livre américain est publié en français en 2 tomes distincts).
J'aime beaucoup l'antagonisme des Aes Sedai : les légendes les associent au désastre tandis que Moiraine prétend vouloir vaincre les ténèbres. Qui croire ? Il faudra lire la suite pour, peut-être, avoir un début de réponse ... ou non !

vendredi 28 janvier 2011

Le Chant du Troll de Pierre Bottero & Gilles Francescano

Retrouver Pierre Bottero pour un dernier livre, celui-ci mis en images splendidement, je ne pouvais que craquer et lire ce livre. D'autant que Plumeline a organisé une lecture commune dont voici les participants, ainsi que leurs chronique sur le dernier chant de Pierre. Snif ...
Plumeline, Ellana, Maxoo et Desirdelire.
 

Détails de ce livre
  •  Illustrateur : Gilles Francescano
  • Relié: 184 pages
  • Editeur : Rageot (20 octobre 2010)
  • ISBN-13: 978-2700234060
Quatrième de couverture

- Psssst ! Est-ce que tu es prête ?
- Je ne sais pas de quoi tu parles. Prête pour quoi ?
- Le basculement a débuté...

Un extrait

Pendant la recréation, l'essentiel des conversations fut consacré à la couleur du ciel.
- Moi, je dis qu'elle est due à une explosion atomique en Chine, expliqua Simon, le premier de la classe. Les rayons gamma ressemblent à ça, je l'ai lu dans une revue et la Chine est une puissance nucléaire très peu fiable.
Ses copains approuvèrent bruyamment.
- N'importe quoi, réagit Noémie, éternelle deuxième derrière Simon. C'est le réchauffement climatique de la planète À cause du trou de l'ozone.
- On parle de trou dans la couche d'ozone, rectifia Simon. Et il n'y a aucun rapport.
- Si, monsieur, y a un rapport. Les couleurs normales s'échappent par le trou. Si tu étais moins cloche tu le comprendrais tout seul.
Les filles se rangèrent derrière Noémie et, très vite, à l'instar du ciel, la discussion se colora.
- Moi, je les trouve très belles, ces couleurs, intervint timidement Léna. On dirait des rêves de fée qui dégoulinent.
Elle ne s'attendait pas à ce que sa remarque intéresse quelqu'un, surtout pas Simon ou Noémie, et ne fut donc pas surprise de constater que personne ne paraissait l'avoir entendue.
Ce n'était pas nouveau mais cette fois elle n'en fut pas attristée. Si son avis était dérisoire, le ciel, lui, était joli.
Ce n'était déjà PAS SI MAL.

Un extrait visuel 


Mon avis

Arf ... Que dire ... Peut-être que quand on aime on ne compte pas mais là ce ne serait pas vraiment vrai car on peut compter les trilogies que Pierre Bottero a écrites et aussi celle qu'il ne finira jamais. On ne peut qu'imaginer celles qu'il n'écrira jamais.
Disparu trop tôt cet auteur français nous a quand même laissé ce livre posthume pour enfant (et plus si affinité) qui nous emmène loin, et nous fait rêver.
On découvre Léna, petite fille impuissante devant une scène de ménage entre ses parents. Lena qui assiste à la transformation de son univers, Lenna interpellée par une bestiole (oups) par un Sprite, Lenna qui découvre son âme sœur, Lenna qui découvre enfin ... Mais euh ... Je vais pas tout vous dire quand même ^^

Le texte qui n'est que poésie, douceur et tendresse est magnifié par les illustrations de Gilles Francescano aux couleurs chatoyantes.

J'ai aussi redécouvert Doudou, troll évoqué dans plusieurs des trilogies de Gwendalavir et je suis heureuse de pouvoir enfin mettre un visage sur un nom.

Je vais vite relire l'Oeuvre de Pierre Bottero afin d'assembler tous les morceaux de cet univers sont on ne verra jamais le bout.
Merci Pierre !

mercredi 26 janvier 2011

Les Mendiants des mers, tome 1 : Le Sceau de Ran de Paul Kearney

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat entre Livraddict et le livre de poche. Je les en remercie tous les deux. Je l'ai beaucoup aimé et il n'a pas été sans me rappeler les aventures de Locke Lamora et ses salauds gentilhommes, quand bien même les intrigues et les mondes sont complètement différents.


Détails du livre
  • Titre VO :  The Sea Beggars, book 1 : The Mark of Ran (2004)
  • Traduction : Marie-Claude Elsen
  • Broché: 426 pages
  • Editeur : LGF (17 février 2010)
  • Collection : Le Livre de Poche
  • ISBN-13: 978-2253022640
Quatrième de couverture

Autrefois existait une race de créatures très ancienne. Selon certaines légendes, ils étaient les derniers des  anges. D'autres prétendent qu'ils étaient des démons. Rol Cortishane a grandi dans un petit village de pêcheurs isolé, sans savoir quelle était sa place en ce monde. Mais le sang de cette race oubliée coule dans ses veines. Marqué du Sceau de Ran, accusé de sorcellerie et de magie noire, Rol doit fuir son village et trouver refuge dans la tour du mage Psellos. Là, la belle Rowen le formera pour devenir un assassin...
Une fantasy au long cours, par l'auteur du best-seller des Monarchies divines et du flamboyant péplum 10 000, au cœur de l'Empire.

Un extrait

Il avait accompli tout ce chemin dans le but de se retrouver ici. Qu'allait-il faire, si ce voyage n'aboutissait à rien ? La nuit lui parût immense, vide, étrangère. Il ne connaissait nul autre endroit au monde où aller.
Le raclement de la porte sur son montant le fit sursauter. Une silhouette coiffée d'un capuchon apparut, une lanterne crachotante à la main. Il recula et faillit tomber à la renverse dans l'escalier.
Une femme. Non, une jeune fille. En fait, elle ne portait pas de capuche, mais une longue crinière de cheveux noirs qui retombait des deux côtés de son visage blanc. Ses yeux étaient d'une pâleur telle qu'ils paraissaient presque décolorés, sans un brin de chaleur pour adoucir leur teinte. Elle demeura silencieuse, d'une beauté austère comme celle d'une statue de marbre.
- Je suis venu voir Michal Psellos, bégaya Rol.
Les yeux froids le parcoururent de haut en bas, puis on lui claqua la porte au nez.
Il demeura bouche bée un moment, avant de se ressaisir et de marteler la porte du poing.
- Ouvrez !
Comme rien ne se passait, il sortit son poignard et donna de violents coups de pommeau sur les solides planches de bois. Il était hors de lui.
La porte se rouvrit. Le visage dur et blanc de la jeune femme n'avait pas changé, mais un objet brillait à sa taille. Avant d'avoir eu le temps de réaliser de quoi il s'agissait, Rol ressentit un coup brutal dans son ventre et ses jambes cédèrent. Il tomba à genoux. Il n'avait pas mal, juste une sensation de faiblesse absolue. Il ne comprit absolument pas ce qui venait de se passer, même lorsqu'il inclina la tête et vit la tache sombre sur sa chemise.
Il releva les yeux. La jeune femme semblait l'étudier. Puis elle leva la jambe sans avertissement et lui asséna un coup de pied dans la poitrine. il bascula en arrière dans l'escalier de bois et atterrit brutalement sur le sol, deux mètres lus bas. Allongé sur le dos, il regarda les étoiles briller au loin jusqu'à ce qu'elles s'éteignent, l'une après l'autre.

Mon avis

Ce livre fait partie d'une trilogie (au départ une tétralogie) dont le 2ème tome est déjà écrit mais pas encore traduit en français, bien que sorti en version originale depuis 2006. Le 3ème tome n'est quant à lui, pas encore édité du tout.
Le livre est très agréable et très rapide à lire : l'action est très présente, les personnages attachants parce que plein de défauts et on a vraiment du mal à poser le livre, on en veut toujours plus.
L'univers bâti par l'auteur est un univers maritime dont il semble bien maitriser le vocabulaire (en tout cas, plus que moi). Le monde est donc constitué d'îles dont certaines sont plus influentes que d'autres. La racaille  et la corruption semblent régner sur la plupart, ce qui donne un décor assez sombre à notre histoire.D'autant qu'elle est accentuée par la cosmogonie de l'ouvrage : nous avons en effet affaire à un monde déchu.
Les personnages sont assez difficiles à définir. Il y a les gentils et les méchants bien sûr, mais la limite entre les deux camps (Y-a-t-il vraiment deux camps ?) est loin d'être nette, ce qui m'a assez troublée (et qui continue d'ailleurs) mais ce qui rend le livre très intéressant de ce point de vue. Et c'est pourquoi, je ne vous décrirai aucun des personnages de ce livre qui sont certes assez peu nombreux mais d'autant plus intéressants.
Ce premier tome est lui même divisé en deux, ce qui fait que l'action se déroule assez vite dans chacune des parties : le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer. Il reste cependant à la fin de ce livre bien des mystères que l'on espère bientôt élucider dans le tome 2.
Si j'ai l'occasion, je lirai également une autre saga plus connue du même auteur : Les monarchies divines.

Lecture à Suivre
Myrihandes, le secret des âmes-soeurs de Guilhem Méric (LC du 13 février 2011)