vendredi 4 mars 2011

Druide de Olivier Péru

J'ai acheté ce livre en même temps que Myrihandes de Meric Guilhem. Leurs couvertures m'ont tapé dans l'œil et folle, amoureuse folle, je me suis précipitée pour les acheter et aussi pour les lire car ils sont tous les deux restés à peine 2 mois dans ma PAL. Il faut dire que Plumeline (merci à elle) m'a gentiment proposé ces deux  lectures communes et j'ai sauté sur l'occasion pour lire ces livres qui bizarrement se sont avérés être comme deux frères jumeaux opposés l'un à l'autre : les Myrihandes que je n'ai pas aimé à cause de toute sa "blancheur" et Druide que j'ai beaucoup aimé malgré toute sa noirceur...


Détail du livre
  •  Broché: 528 pages
  • Editeur : Eclipse (25 octobre 2010)
  • ISBN-13: 978-2362700224
Quatrième de couverture
1123 après le Pacte.
Au nord vivent les hommes du froid et de l'acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d'ombres, d'arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier.
Certains voient là l'œuvre monstrueuse d'un mal ancien, d'autres usent du drame comme d'un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu'une nouvelle guerre n'éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l'un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l'énigme sanglante qu'il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n'ont pas de réponses.
Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt

Un extrait

Obrigan jeta un nouveau regard vers la colline, s'assura d'être seul, s'ouvrit au don et envoya son esprit vers la louve qui l'avait aidé hier. Il se demandait si les présences qu'il avait perçues un peu plus tôt dans la journée rodaient toujours. Par deux fois, entre les arbres poussant dans la rivière d'ombre, il avait senti des créatures se déplacer autour d'eux, sans parvenir à les surprendre, même en usant du don. Une meute de loups ou d'autres prédateurs croisaient-ils dans les parages ? La fatigue de ces dernières heures commençait-elle à sérieusement émousser l'acuité de ses sens ?
La louve surprit le druide en jaillissant sauvagement des taillis qui longeaient la rivière. Elle faisait confiance à l'homme des bois mais son instinct lui imposait de montrer sa force. Depuis leur chasse commune, Obrigan avait gardé le contact avec la femelle à la robe grise pour de nouveau lui réclamer de l'aide contre une promesse de viande. Afin d'honorer sa parole de la veille, il lui avait attrapé un lapin dodu et, pour ce qu'il demandait aujourd'hui, il offrait le double. La bête semblait très réceptive au lien qui l'unissait au druide, mais le maître loup devait prendre garde à ne pas pousser cette relation contre nature trop loin. Dans son usage du don, il n'était pas aussi doué que les maîtres ombres et se lier trop fermement à la louve finirait par hisser son intelligence animale au-dessus de ses instincts.

Mon avis

D'abord un petit mot sut l'édition que je trouve superbe : couverture aux couleurs en relief,, un dessin enchanteur fait par l'auteur lui-même, une carte en couleur dans le rabat facile à retrouver si on est perdu,  enfin un marque-page aux couleurs du livre détachable.
Sans oublier que la couverture ne s'est pas du tout abimée au fil de ma lecture, ce qui est plutôt rare avec mes livres en ce moment. Certes, l'écriture est assez petite, mais on s'habitue très bien et cela évite le gaspillage du papier et le poids dans le sac. Bravo donc aux éditions Eclipse qui nous offrent un superbe livre pour un prix tel qu'on aimerait en rencontrer tous les jours (17 euros) !

Comme je l'ai dit plus haut, le livre m'a beaucoup plu. C'est presque un coup de cœur. Presque, car une petite chose m'a gênée : la noirceur de ce livre. En effet, certains passages sont assez rudes, voire vraiment crus  : le sang coule à flot et certaines descriptions m'ont vraiment fait froid dans le dos. À un moment je ne suis vraiment demandée comment la machine obscure qui s'emparait du livre allait pouvoir être vaincue ... D'ailleurs le sera-t-elle ?

À part ce petit détail, j'ai adoré le livre. Je l'ai lu de bout en bout sans jamais presque pouvoir le poser. Les personnages sont trop attachants. Chacun a un petit truc spécial à offrir. J'ai beaucoup aimé la complicité du maître avec ses apprentis, ou celle d'Obrigan avec le prince Jarekson.
J'ai aussi beaucoup aimé le chapitrage du livre : chaque journée compte pour un chapitre et cela m'a permis de me repérer assez facilement malgré les retours vers le passé, tout en instaurant un compte à rebours qui dynamise le livre, s'il en est besoin ;).
L'intrigue est immense et en le commençant, on ne peut pas s'attendre à tout ce qu'on va lire. C'est comme si un thriller se cachait entre les arbres de cette fresque de la fantasy. Le style est très fluide tout comme le sang qui coule dans ce livre : l'auteur est un orfèvre des mots. Les descriptions sont superbes, chacune a sa place dans ce roman, c'est presque comme si on arrivait à voir l'histoire se dessiner sous nos yeux ébahis.

La thématique du livre est très originale car les druides ne sont pas souvent évoqués en fantasy, pas en tant que personnages principaux en tous les cas. Rien à voir avec Panoramix ou les druides soigneurs des jeux vidéo.  Ici, les druides sont les gardiens d'une forêt protégée par un pacte ancien reliant tous les hommes. Ils recueillent les enfants "perdus" pour les former et les éduquer dans l'amour de la forêt et de la nature en général. Le don ici n'est pas inné, il s'apprend et à force de travail et d'ouverture d'esprit, chaque apprenti peut devenir druide.
Au fil des pages, il m'a souvent semblé que la frontière entre le bien et le mal était très mince  : à trop vouloir faire le bien, ne fait-on pas déjà le mal ? Telle est une des questions que soulève ce roman. Une autre pourrait être la question du mensonge, mais il y a tant de thèmes soulevés dans ce roman qu'il n'est pas possible de tous les énumérer.

Le monde imaginé par olivier Péru est très vaste et très prolixe, tout comme la mythologie associée. Cette histoire là est certes terminée mais on imaginerait bien encore une autre dans ce monde verdoyant.
 
C'est le premier roman d'Olivier Péru en solo et c'est sans aucun doute un coup de maître. Je vais très vite me lancer dans la série des Hauts conteurs qu'il a co-écrite avec Patrick McSpare.


Retrouvez en cliquant sur leur pseudo les avis de mes co-lecteurs : Didi8921, Kactusss, Lalou, Lebonsai, Nanet, Mélisende, Plumeline, Sandra, Scor13, Sita, Sollyne

mercredi 2 mars 2011

Les lieux infidèles de Tana French

J'ai lu ce livre grâce au partenariat Livraddict et Calmann-Lévy. Je les en remercie tous les deux. En effet, sans cela, les lieux infidèles n'est pas un thriller que j'aurai acheté car, avec ce genre littéraire, j'ai du mal à sortir des auteurs que j'aime, du mal à me lancer vers l'inconnu même si en tout état de cause, je devrais !
C'est donc avec plaisir que j'ai découvert cette auteure, et je pense qu'à l'avenir, je continuerai à lire ses livres.


Détails du livre
  •  Titre VO : Faithful Place
  • Traduction : François Thibaux
  • Broché: 440 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (26 janvier 2011)
  • Collection : Suspense Crime
  • ISBN-13: 978-2702141694
Quatrième de couverture

Au cours d’une vie, seuls quelques instants sont décisifs.
L’existence de Frank Mackey bascula par une nuit de décembre 1983. Il avait dix-neuf ans et attendait Rosie Daly au bout de sa rue, à deux pas du halo brumeux et jaune du réverbère. L’air était froid comme du verre, chargé d’un délicieux parfum de houblon brûlé venu de la brasserie Guinness. Ils avaient prévu de fuir ensemble leur quartier natal dublinois, pour vivre d’amour et de musique à Londres. Mais cette nuit-là, Frank patienta en vain. Rosie ne le rejoignit pas.

Vingt-deux ans plus tard, devenu flic spécialisé dans les missions d’infiltration, Frank vit toujours à Dublin. Il a coupé les ponts avec sa famille et n’a jamais eu de nouvelles de son premier amour. Puis un jour, sa sœur l’appelle, affolée : on a retrouvé la valise de Rosie dans un immeuble désaffecté de Faithful Place. Forcé de revenir chez les siens, Frank revisite son passé, ses blessures de jeunesse, et toutes ses certitudes : Rosie est-elle jamais partie ? 

Un extrait (le prologue)

Au cours d'une vie, seuls quelques instants sont décisifs. La plupart d'entre nous les oublient aussitôt, jusqu'à ce qu'ils ressurgissent sans crier gare bien des années plus tard et, avec le recul, prennent tout leur sens : celui où l'on a décidé ou non d'aborder cette fille, de ralentir dans ce virage sans visibilité, de s'arrêter pour acheter ce préservatif. Je peux dire que j'ai eu de la chance. Confronté à l'un d'eux, je l'ai reconnu pour ce qu'il était. J'ai su immédiatement que mon destin se jouait à ce moment précis, lors de cette nuit d'hiver, alors que je patientais dans l'ombre en haut de Faithful Place.
J'avais dix-neuf ans. J'étais assez mûr pour vouloir prendre le monde à-bras-le-corps, assez jeune pour agir comme un imbécile. Cette nuit-là, dès que mes deux frères ont commencé à ronfler, je me suis glissé hors de notre chambre, mon sac à dos sur les épaules et mes Doc à la main. Une latte craqua. Dans la chambre des filles, l'une de mes sœurs murmura dans son sommeil. Mais les dieux étaient avec moi. Rien n'aurait pu m'arrêter. Mes parents ne se retournèrent même pas sur leur canapé-lit lorsque je traversai le salon, les touchant presque. Le feu se mourait avec un petit bruit sec, projetait dans le noir une faible lueur rouge. J'avais fourré dans mon sac tout ce que je possédais : jeans, T-shirts, un transistor d'occasion, cent livres sterling et mon extrait de naissance. À l'époque, il n'en fallait pas davantage pour gagner l'Angleterre. Rosie avait les billets du ferry.
Je l'ai attendue au bout de la rue, dans l'obscurité, à deux pas du halo brumeux et jaune du réverbère. L'air était froid comme du verre, chargé d'un délicieux parfum de houblon brûlé venu de la brasserie Guinness. Je portais trois paires de chaussettes dans mes Doc. Les mains enfoncées dans les poches de ma parka de l'armée allemande, j'ai écouté une dernière fois la rumeur de mon quartier. Une femme qui rit et s'exclame : "Mais qu'est-ce que tu fais ?" Une fenêtre que l'on claque. Le grattement des rats le long des murs de brique, une toux d'homme, le chuintement d'un vélo ; le cri solitaire et furieux de Johnny Malone le Barjo qui, au sous-sol du numéro 14, n'arrive pas a dormir. Des couples quelque part, des gémissement étouffés, des halètements. Pensant au cou de Rosie, à son parfum, je souris aux étoiles. Les cloches des églises de Dublin sonnèrent minuit : Christ Church, St. Patrick, St. Michan ; notes sonores et claires dégringolant du ciel, comme pour célébrer notre Nouvel An secret.
Au carillon de 1 heure, je craignis le pire. Tout à coup, des frottements, des bruits sourds le long des jardins, à l'arrière des maisons, me firent sursauter. Je bondis, prêt à accueillir Rosie, m'attendant à la voir enjamber le mur qui délimitait la rue. Mais elle n'apparût pas. Il s'agissait sans doute d'un pochard qui, honteux de son retard, rentrait chez lui en se faufilant par une fenêtre. Au numéro 7, le dernier né de Sallie Hearne se mit à pleurer. Son vagissement se prolongea jusqu'à ce que sa mère se réveille et lui chante : "I know where I'm going... Painted rooms are bonny..."

Mon avis

Comme je l'ai dit au début de ma chronique, j'ai beaucoup aimé le livre et cela pour plusieurs raisons : le style, l'ambiance, les personnages et l'aspect psychologique. Le seul petit bémol serait que j'ai très vite découvert qui a tué le professeur moutarde dans la chambre jaune. Mais même avec ça (ou sans ça devrais-je dire) j'ai trouvé ce livre haletant et je n'ai pu le poser (ou presque) jusqu'à l'avoir fini.

Le style de l'auteure est un délice. Les mots nous emportent faisant défiler les pages sans même nous en rendre compte. Il est juste quand parle une fillette, juste quand il s'agit d'un flic, juste encore quand il s'agit des bas quartiers de Dublin.

L'ambiance du livre est assez sombre. L'alcoolisme, le chômage, les violences conjugales ou infantiles y sont omniprésents sans jamais tomber dans la caricature. Tout cet aspect social m'a semblé authentique sans surplus ni chichi.

Les personnages m'ont captivé : J'ai beaucoup aimé suivre Frank Mackey dans  son enquête ou dans sa famille, mais je l'ai adoré jouant les papa poule avec sa fille. Olivia la maman ou Jackie la tante se sont révélées tout aussi intéressantes même si elles sont moins mises en avant..

La psychologie est une base essentielle de ce thriller, en effet,  une des questions est : est-il possible d'échapper à son héritage familial ? C'est ce qu'a essayé de faire Frank, mais y-a-t-il réussi ? Sa fille en est-elle plus heureuse ? La fuite était-elle juste un moyen pour Frank de ne pas tomber dans les schémas familiaux qui ont marqué son enfance ?

Tout ce cheminement de questions est, pour ma part une partie intégrante du thriller et cela fait parfois plus froid dans le dos que n'importe quel meurtre. L'autre partie, l'enquête criminelle est tout aussi importante. Elle nous dévoile encore une autre facette de Frank que celle du papa poule ou celle de l'enfant qu'il a pu être.

Lecture à suivre 
L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

lundi 28 février 2011

Harry Potter, tome 2 : Harry Potter et la chambre des secrets de J.K. Rowling

Après un premier rendez-vous très réussi, j'étais impatiente de retrouver mon petit sorcier préféré et c'est chose faite : que ce soit sur le bel écran de ma liseuse ou sur l´écran géant de ma télévision ! Voici le résultat de mon deuxième rendez-vous avec Harry Potter cette année. 


Détail du livre 
  • Titre VO : Harry Potter and the chamber of secrets (1998)
  • Traducteur : Jean-François Ménard
  • Broché: 358 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse, 1999 (mars 1999)
  • Collection : Folio Junior
  • ISBN-13: 978-2070524556
Quatrième de couverture

Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.

Un extrait

Harry avait à peine trempé sa cuillère dans son porridge qu'il y eut soudain un grand bruit d'ailes au-dessus de sa tête : une bonne centaine de hiboux venaient de s'engouffrer dans la Grande Salle en tournoyant au-dessus des tables pour laisser tomber lettres et paquets entre les mains de leurs destinataires. Un gros colis rebondit sur la tête de Neville et un instant plus tard une grande chose grise tomba dans le pichet d'Hermione en éclaboussant tout le monde de lait et de plumes. 
- Errol ! s'écria Ron en attrapant par les pattes le hibou amorphe et ruisselant.  
Errol, inanimé, s'effondra sur la table, les ailes écartées, les pattes en l'air. Il tenait dans son bec une enveloppe rouge vif. 
- Oh, non... balbutia Ron.  
- Ne t'inquiète pas, il est toujours vivant, le rassura Hermione en caressant l'oiseau du bout des doigts.  
- Ce n'est pas de ça que je parle... Regarde !  
Ron montrait du doigt l'enveloppe rouge vif. Harry ne lui trouvait rien de particulier mais Ron et Hermione la regardaient d'un air affolé, comme s'ils s'attendaient à la voir exploser d'un instant à l'autre.  
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Harry.  
- Elle... elle m'a envoyé une Beuglante, dit Ron d'une voix faible.  
- Tu ferais mieux de l'ouvrir tout de suite, murmura timidement Neville. Sinon, ce sera pire. Ma grand-mère m'en a envoyé une un jour, je ne l'ai pas ouverte et... ça a été horrible.  
Harry regarda alternativement leur visage terrorisé et l'enveloppe rouge vif.  
- C'est quoi, une Beuglante ? demanda-t-il. 
Mais l'attention de Ron était entièrement concentrée sur la lettre qui laissait échapper des filets de fumée aux quatre coins.  
- Ouvre-la, lui conseilla Neville. Tout sera terminé dans quelques minutes.  
Ron tendit une main tremblante, prit l'enveloppe dans le bec d'Errol et l'ouvrit. Neville se boucha aussitôt les oreilles. Un instant plus tard, Harry comprit pourquoi. Sur le moment, il crut que la lettre avait bel et bien explosé : un rugissement féroce retentit dans l'immense salle en faisant tomber de la poussière du plafond. 

Mon avis

Certains diront que la monotonie tue l'amour mais chaque année je retrouve Harry Potter dans ses aventures et je ne suis jamais déçue ! Bon d'un autre côté, ses aventures ne changent jamais d'une année sur l'autre alors forcément je ne peux pas être déçue :)
J'ai inauguré mon tout nouvel e-book reader avec ce deuxième tome et j'ai comme toutes les fois précédente été emportée dans l'univers créé par JK Rowling. 
Bien sûr on retrouve dans ce tome Harry, Ron et Hermione, ainsi que leurs amis de Poudlard, on exècre de nouveau le professeur Rogue, et le jeune Malefoy mais on découvre aussi plein de nouveautés : le Terrier pour commencer avec les plaisirs et bizarreries d'une vie de sorcier, la famille Weasley au complet, les elfes de maison, le nouveau professeur contre les forces du mal , aussi énervant qu'il parait charmeur voire plus ! On s'initie également à la politique au sein du ministère de la magie, ce qui peut être utile pour plus tard ...
On retrouve également tout ce qui fait que l'on adore Poudlard : presque tous ses professeurs, ses matches de Quidditch, son concours des 4 maisons, Hagrid et la forêt interdite. Au fil des pages de ce nouveau tome, on en apprend un peu plus sur la construction de Poudlard, l'expulsion de Hagrid, les coutumes festives des fantômes etc.
J'ai beaucoup aimé ce livre, faut-il le dire et je trouve que JK Rowling s'y prend merveilleusement pour nous faire encore plus aimer Poudlard et son univers. Elle plante aussi ses graines en douceur tel le petit Poucet pour amener doucement les événements des autres épisodes.
Encore une fois, ce livre s'est lu très vite, trop vite et j'ai hâte de poursuivre la série

Le film

Le film m'a tout autant plus, sauf peut-être toutes les grimaces de Ron que j'ai trouvées vraiment trop  nombreuses et exagérées. Le jeu de scène des autres acteurs s'est amélioré, on voit qu'ils ont grandi (d'ailleurs j'ai même cru, à tord, que plusieurs années s'étaient passées entre les deux premiers films).
J'ai beaucoup aimé la scène du duel entre les professeurs Rogue et Lockhart. On se demande comment Gilderoy peut garder son sourire étincelant face à Rogue :)
J'ai perçu quelques différences avec le roman comme les circonstances de la découverte de miss Teigne ou l'absence de l'anniversaire de mort de Nick casi sans tête, plus quelques unes petites autres. Par contre, j'ai trouvé une liste très détaillée de beaucoup de différences (je n'ose pas dire toutes) ici .

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune des 7 tomes de Harry Potter organisée par Kayleigh et vous pouvez retrouver les avis de mes co-lecteurs : Kayleigh, Pommette, revelation, Harmony Petite Sorcière, ptitelfe, tidyup95, achille49, Vozrozhdenyie, Céline031, Avalon, cerisia, Odwy, Marmotte, sevmarguerite, furby71, Simi, Minidou, Writirl, Sandra, Can_diice, Ollie, Errol, Cathy.


Ce livre compte pour le challenge Regarde ce que tu lis.

mercredi 23 février 2011

Le guetteur du midi de Michèle Lajoux

Tout d'abord, je voudrais remercier Livraddict et cherche midi éditions pour m'avoir donné l'occasion de découvrir ce livre que je n'aurais sans doute pas pensé à acheter. J'ai beaucoup aimé ce livre qui sort de mes habitudes de lecture. Cela m'a aussi permis de découvrir une auteure française que je ne connaissais pas : Michèle Lajoux dont j'ai beaucoup apprécié la plume. Je viens d'ailleurs de commander un autre de ses livres d'un tout autre genre: Puisque c'est ça la vie.

Détails du livre
  • Broché: 616 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (6 janvier 2011)
  • ISBN-13: 978-2749117775
Quatrième de couverture

Laon, janvier 1590.

Pendant les guerres de Religion, la bibliothèque de Jean Bodin, le Machiavel français, est livrée aux flammes. L'autodafé est révélateur du climat qui règne dans la ville divisée entre les ligueurs et les royalistes, notamment après l'arrivée du Tholozam, envoyé par les ligueurs de Paris pour contrôler les consciences et Jean Bodin.

Qui est Louise, une jeune personne arrivée en même temps que le Tholozam pour assister Jean Bodin dans ses travaux ? Les morts suspectes se multiplient dans la cité. Louise essaie de comprendre les raisons des intrigues politiques, des rancœurs, des haines. Elle découvre l'histoire de Jehanne d'Harvilliers, la sorcière condamnée par Bodin, et recherche sa propre identité.


Les prophéties de la cathédrale sous le regard du Couronnement de la Vierge d'Enguerrant Quarton, dont l'original se trouve dans la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, vont-elles se réaliser ? Le retable de la chartreuse illustre une époque partagée entre la croyance religieuse, la superstition et la démonologie.


Le Guetteur du Midi est une magnifique fresque de la fin du XVIe siècle, fourmillant d'anecdotes et d'illustrations sur les préparations des médecines et le rôle des apothicaires dans les maladies du corps et de l'âme. Faits historiques et romanesques se mêlent dans un hymne à la vie et à l'amour.


Un extrait

Les premiers vers de la chanson, car il pouvait s'agir d'une poésie qui se serait bien accommodée d'une mélodie, paraissaient bucoliques et anodins. Mais à mesure que l'on entrait dans le récit, les mots devenaient crus, les allusions cruelles et les images évoquaient des scènes macabres et barbares. Le texte était composé comme ces retables qui montrent, sur la surface des volets extérieurs, des images reposantes évoquant le paradis et qui, à l'intérieur, sont peints de scènes hideuses représentant l'enfer. En lisant, on entrait petit à petit dans les méandres d'un esprit torturé ou dans les péripéties d'une prophétie effroyable.


Quand là, une nouvelle alouette chantera,
Et que le premier pommier donnera,
Les bourgeons pourront éclore de multiples flores
D'ellébore et de mandragore. 


Enfin, des graines plantées germera la folie
La mort blanche, la mort noire aussi,
Des treize traîtres le démon se chargera
En sa couleur le changera.


L'un en un crabe livide se jettera,
Sur les épines de la ronde.
L'autre en un gisant tout blanc se transformera
Dans la fontaine des arondes.

Si le premier couplet me semblait assez banal et d'une tonalité bucolique assez commune quoiqu'un peu mâtinée d'allusions à des plantes plus médicinales que poétiques, les autres quatrains, eux, me frappèrent par la similitude avec les événements qui venaient de se produire. Je compris dans l'instant le raisonnement de Barthélemy : les deux morts des jours précédents étaient annoncés dans les vers gravés sur le basalte noir. Il n'était pas nécessaire de faire preuve d'un raisonnement farfelu ou d'une imagination délirante pour rapprocher la description des deux cadavres, celui de maître Vandorme et celui d'Hyacinthe Pierrard, des images évoquées sur la pierre noire.

Mon avis

Tout d'abord, quelques mots sur le rythme de ce livre : j'ai vraiment eu beaucoup de mal à entrer dans cette histoire, les quelques 50 premières pages m'ont semblé interminables. Je me suis accrochée et j'ai bien fait car après cette introduction, le récit ne s'est que légèrement accéléré mais est devenu de plus en plus intéressant.  Passée la 300ème page, impossible désormais de poser le livre et cela jusqu'au bout de l'histoire. C'est une belle montée en puissance. J'ai trouvé que ce rythme accompagnait à merveille la découverte de Louise d'elle-même par elle-même.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteure qui nous emmène quelques siècles en arrière. Michèle Lajoux, Laonnoise exilée à Paris est une ancienne professeur d'histoire-géographie. Elle semble bien maîtriser son sujet surtout au vu de l'imposante bibliographie dont elle s'est servie pour écrire son livre.
Quant à l'histoire, qui est assez complexe, c'est un savant mélange de genre entre roman historique, thriller, drame et roman d'amour. Les intrigues s'emmêlent et se démêlent sur un air de sorcellerie, souvent au détour de meurtres plus ou moins sanglants pour aboutir soit au drame, soit à l'amour.
Pour mon plus grand plaisir, je n'ai pas su démêler l'historique du romancé, n'étant pas spécialiste de la période, loin de là. Par contre, maintenant j'ai très envie de me renseigner. J'ai d'ailleurs retrouvé le retable dont on parle dans le livre : le couronnement de la vierge.


Le personnage de Louise est au départ telle une poupée de cire, vierge de tout passé, de tout sentiment. Elle n'a pas eu de père ou de mère pour apprendre à aimer. En arrivant à Laon, elle a du mal à s'acclimater, mais elle aime son travail. La suite s'enchaîne d'elle même, de découverte en découverte. Louise est notre héroïne et on s'attache à elle très facilement, tout comme aux autres personnages d'ailleurs.

J'ai aussi beaucoup aimé le nom des chapitres qui sortent vraiment de l'ordinaire. On peut en effet trouver : D'un souterrain perché chuta le conseiller ou bien Où une aiguille enchantée se  met au service de celui qui sait la faire danser ou encore Des trois états de la matière, des momies égyptiennes et du nouement de l'aiguillette.

Je suis par contre assez chagrinée que la couverture se soit abimée si vite : le film avec l'image se décolle de la couverture.

Pour conclure, je peux donc dire que ce fût une très belle lecture dont le rythme très lent au départ, nous laisse à la fin tout essoufflé d'avoir tant lu. J'ai également découvert avec beaucoup de plaisir une auteure que je relirai très vite.

Prochaine lecture
Druide d'Olivier Péru (LC le 4 mars)

mardi 15 février 2011

Une liseuse pour la Saint Valentin !

Mon homme a eu la très bonne idée de m'acheter une liseuse pour la Saint Valentin : peut-être devait-il en avoir marre que ses affaires disparaissent des bibliothèques du salon pour se retrouver à la cave au profit de mes livres, ou encore des cartons d'acheminement qui squattaient la poubelle ... 
Nous avons donc fait quelques recherches car ayant eu le kindle entre les mains en décembre, je n'avais pas été emballée par la technologie des ebook-reader.
Nous sommes tombés sur un article de micro-hebdo que j'ai trouvé assez bien fait que vous pourrez trouver ici, et nous nous sommes décidés pour le Sony PRS-650. Presque aussitôt commandée, la voilà déjà arrivée et après quelques manipulations, la voilà (comme vous voyez, elle connait déjà sa maîtresse) !


Ce week.end, je l'ai testée en lisant Harry Potter et la chambre des secrets et, mis à part, le livre qui est déjà une merveille en soi, ce fût une expérience très agréable. J'ai moi-même été très surprise de mon adaptation si rapide. J'aurai cru que tourner les pages ou toucher le papier me manquerait un peu mais non, absolument pas. Je ne m'arrêterai pas de lire des livres papier pour autant mais je peux vous dire que le poids dans mon sac est encore un avantage pour les liseuses !

Quelques caractéristiques

Ecran tactile 6" - monochrome
Compatible Windows XP/Vista/7 et Mac (version 10.4.11 et supérieures)
Mémoire : 2 Go + Emplacement pour carte mémoire Memory Stick Duo ou SD Card (16 Go max ; jusqu'à 13 000 titres environ)
Fonction Wifi ou 3 G : non
Formats utilisés : formats texte lus : BBeB (DRM : Marlin), EPub (DRM : Adept), fichiers TXT, RTF, PDF et Microsoft Word ; audio : MP3 et AAC (non DRM) ; photo (visionneuse) : JPEG, GIF, PNG et BMP 
Poids : 225g
Autres : Dictionnaire franco-anglais, technologie E-Ink (encre électronique), lecture horizontale ou verticale, fonctions : recherche, annotation, surlignage, marque-pages et bloc-notes, autonomie : jusqu'à 10 000 pages tournées, affichage 16 niveaux de gris sans rétro-éclairage (évite la fatigue des yeux), 6 tailles de police, batterie rechargeable sur secteur (prise secteur optionnelle) ou via USB  

 Mes impressions

 J'ai été bluffée par cette liseuse, au point presque d'être déçue d'avoir des livres papier à lire avant de pouvoir la reprendre. L'écran est très clair, le contraste avec les lettres très net. L'écran mesure environ 15 cm de diagonale, soit le format d'un livre de poche. Sa fonction tactile est pour moi un vrai plus (tourner les pages, prise de notes et de schémas, menus intuitifs). Le geste de tourner les pages se fait sur l'écran, mais aussi par deux boutons en bas de la liseuse. Plusieurs choix de langages sont possibles pour la liseuse et j'ai pu sans problème choisir le français (impossible sur le kindle).
L'écran d'accueil est à mon avis très ergonomique : on peut soit continuer de lire le livre en cours, soit avoir accès aux autres livres à travers les collections ou grâce à une liste de livre. Les livres apparaissent soit sous forme de liste, soit sous forme de damiers comprenant le titre et la couverture (selon l'option choisie).


 Le lecteur a la possibilité de faire des collections pour retrouver ses livres plus facilement : par exemple ici : Bit-lit, Bottero Pierre, Fantasy, Fantasy jeunesse et Harry Potter.


L'écran tactile sert aussi à une application de prise de notes qui fonctionne au stylet, en mode Grafiti, avec le surlignage ou à l'aide d'un clavier virtuel.


En sélectionnant un mot sur l'écran, le lecteur a accès aux traductions anglo-françaises. Dommage, que la liste des dictionnaires soit si courte (pas de franco-allemand) ou que l'application ne donne pas les définitions des mots, un dictionnaire Français est toujours utile.
Personnellement, je trouve cette liseuse très maniable : à peine l'avais-je dans les mains que je l'utilisais instinctivement.
Cette tablette est dépourvue de wifi ou de connexion 3G. Les livres sont importés par câble USB grâce à un logiciel qu'il faut installer sur l'ordinateur. Il me semble que la version 950 (disponible aux USA) possède cette option. Pour ma part, ce n'est pas du tout une gêne car j'ai un ordinateur portable que j'emmène partout avec moi. Il faut savoir que le wifi décharge assez vite la batterie des autres liseuses et qu'il faut le couper pour éviter cela. Mes e-books sont rangés grâce au logiciel dans mon ordi.
Le prix d'achat de cette liseuse est assez élevé,  surtout sachant que la technologie wifi n'est pas disponible, mais les nombreuses qualités de la liseuse ne me font pas regretter cette dépense (surtout que rappelons-le, c'est un cadeau ^^).
Enfin, la liseuse est équipée d'un lecteur mp3 qui fonctionne grâce à une prise casque et qui permet de lire en musique ou d'écouter des livres audio.
Pour prendre soin de ma liseuse, j'ai commandé une jolie pochette de protection en cuir avec lumière intégrée que je recevrai dans un mois dont voici la photo publicitaire.
Pour aller plus loin, voici deux vidéos en anglais qui montrent pour la première, les capacités du sony PRS-650 et pour la seconde un comparatif avec le kindle.


Encore un mot pour remercier tous mes lecteurs, car aujourd'hui cela fait 5 mois que j'ai ouvert mon blog  dont ceci est le 50ème article. Les visiteurs sont nombreux et les commentaires aussi !
Merci donc à vous tous qui faites vivre ce blog cher à mon cœur.

lundi 14 février 2011

Coup d'oeil sur Guy Gavriel Kay

Cet article a été écrit pour la rubrique "l'auteur de la semaine" publié dans le Livra'news.


Biographie
 
Guy Gavriel Kay est né le 7 novembre 1954 à Weyburn, en Saskatchewan qui est une province de l’ouest du Canada  et a grandi à Winnipeg (8ème plus grande ville du Canada).
En 1974, alors qu’il est étudiant en philosophie à l’Université du Manitoba, il est engagé par Christopher Tolkien pour l’assister dans son travail sur le Silmarillion puis il retourne au Canada en 1976 où il poursuit des études de droit à l’université de Toronto où il réside toujours.
Il a ensuite été scénariste de la série The Scales of Justice (1982-1989), produite par la chaine Radio-Canada. C’est à la même époque qu’il publie ses premiers romans, la trilogie fantastique la Tapisserie de Fionavar, (avec L’Arbre de l’Été, Le Feu Vagabond et La Voie Obscure). Cette série, de facture très classique, reçoit un très bon accueil. Le tome 2 reçoit le prix Casper (renommé prix Aurora depuis 1990) du roman anglais en 1987.
Il développe par la suite un univers plus personnel, souvent qualifié de fantastique historique. Ses romans ont maintenant en commun de se situer dans un monde imaginaire, mais s’inspirant très fortement de l’Histoire. La magie et le surnaturel sont très peu présents, voire absents, contrairement au fantastique classique.
Tigane, La chanson d’Arbonne s’inspirent respectivement de l’Italie et de la France. Guy Gavriel Kay reçoit à nouveau le prix Aurora en 1991 pour Tigane.
Les Lions d’Al-Rassan se situe en Espagne, plus précisément de la fin de la période du califat de Cordoue, et s’inspire notamment de la vie de Rodrigo Diaz de Bivar dit le Cid.
Vient ensuite la série La mosaïque de Sarance, qui s’inspire très fortement de l’histoire de l’empire byzantin sous le règne de Justinien et Théodora (qui dura de 527 à 565).
En 2005, il publie Le Dernier Rayon du soleil, qui se situe maintenant dans le monde viking et anglo-saxon.
Ces romans sont traduits dans le monde entier. Ils se sont vendus plus d’un million d’exemplaires, ce qui fait de Guy Gavriel Kay l’un des auteurs canadiens les plus lus actuellement.

Mes impressions

J’ai découvert La Tapisserie de Fionavar grâce à une amie et je l’ai déjà lu plus d’une paire de fois. À chaque fois, c’est la même émotion qui me prend, à chaque fois, je fonds en larmes sur certains passages et à chaque fois, je dévore cette trilogie.
Guy Gavriel Kay bâtit un monde parallèle à notre monde actuel, ou plutôt, notre monde actuel serait une pale copie de ce monde originel construit par l’auteur. Celui-ci utilise plusieurs mythes ou/et influences : on retrouve par exemple des personnages tirés de contes et légendes nordiques tels que Pwill ou Mörnir, mais aussi tirés du monde de Tolkien comme Aileron ou Mantel d’Argent qui nous font indéniablement penser à Aragorn ou à Gandalf. Il utilise également une partie de la légende Arthurienne et emmène Athur, Lancelot et Guenièvre vers peut-être leur rédemption. Les Elfes, les Nains et autres peuples sont aussi présents.
Vous pourrez retrouver mes impressions sur chacun des 3 tomes sur mon blog :

J’ai décidé cette année de participer au challenge Guy Gavriel Kay organisé par Merkillia afin de découvrir le reste de son œuvre.

Bibliographie

Disponible en français 

La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été
La Tapisserie de Fionavar, tome 2 : Le Feu vagabond
La Tapisserie de Fionavar, tome 3 : La Voie obscure
La Mosaïque de Sarance, tome 1 : Le Chemin de Sarance
La Mosaïque de Sarance, tome 2 : Le Seigneur des Empereurs

En anglais, non traduits à ce jour 

Beyond this dark house, recueil de poèmes, 2003
Under Heaven (2010)

Vous pouvez retrouver les nouvelles de cet auteur sur le site autorisé en anglais mais très complet.

dimanche 13 février 2011

Le Journal Intime de Georgia Nicolson, tome 02 : Le Bonheur est au bout de l'élastique de Louise Rennison

Aussitôt le tome 1 terminé et chroniqué, je m'étais lancée dans le tome 2 en lecture parallèle  pour l'effet anti-grisaille que m'avait apporté le premier tome. Alors même si l'effet nouveauté est passé, même s'il y a quelques redondances avec le premier tome (assez peu), je me suis bien "poilée"-comme dit Georgia- et je pense que je poursuivrai avec le 3ème tome, mais en laissant cette fois une petite pause, le temps de reprendre mon souffle.


Détails sur le livre
  • Titre VO : It's OK, I'm wearing really big knickers!
  • Traduction : Catherine Gibert
  • Poche: 262 pages
  • Editeur : Gallimard-Jeunesse (30 septembre 2010)
  • Collection : Pôle fiction
  • ISBN-13: 978-2070695782
Quatrième de couverture

Georgia Nicolson a retrouvé le sourire. Plus question de rejoindre son père en Nouvelle-Zélande. Plus question de quitter ses copines, son chat Angus et surtout Robbie, le garçon de ses rêves. La vie est à nouveau pleine de promesses... qu'elle ne tient pas : Robbie suggère à Georgia de sortir avec un autre garçon parce qu'il la trouve trop jeune pour lui! L'humiliation est atroce. Mais Georgia est bien décidée à reconquérir l'homme de sa vie. Elle met sur pied un plan imparable qui exige un élastique, des glaçons et une chèvre...

Un extrait

Mercredi 28 juillet
15h35. Je suis la copine d'un Super-Canon mais je ne laisserai pas ce nouveau statut entamer mon naturel naturel.
Coup de fil à Jas.
- Quand j'aurai des tas d'amis super intéressants et classieux, je te garderai toujours comme copine. Parce qu'on est des vraies amies et que ce n'est pas un garçon qui pourra nous séparer.
Réponse de Jas :
- Tom m'a dit qu'il allait m'offrir un faux tatouage. J'ai l'intention de me le mettre sur la fesse gauche et de ne plus la laver jusqu'à son retour.
- Dis donc, Jas, ce serait trop de te demander de laisser ton derrière en dehors de la conversation ?

Vendredi 30 juillet
17h00. C'est moi qui ai préparé le dîner pour Mutti et Libby. Purée de pommes de terre et saucisses. J'ai cru que Mutti allait fondre en larmes.
22h00. Tôt couchées, tôt levées, font les ...
Bref, fait la Georgia hors de portée de sa maman qui a piqué une méga crise en voyant l'état de la cuisine.
22h15. Pourquoi faut-il qu'on s'en prenne toujours à moi, même pour des broutilles ? Honnêtement, est-ce que c'est vraiment ma faute si deux poêles ont pris feu ? Je les ai planquées dans le jardin.
Quoi qu'il en soit, je refuse d'être indisposée par ce remue-ménage. Je garderai donc mon calme sous mon masque à l'œuf et à l'huile d'olive.

Mon avis

Ce livre se lit vraiment très vite, à peine l'a t-on entamé qu'il est déjà terminé. La structure "journal intime" y est pour beaucoup et on a rarement le temps de s'ennuyer, Georgia enchaînant délire sur bêtise et bêtise sur délire !
Dans ce livre on s'attache tout autant aux "dérangées" comme Georgia ou Jas, sa meilleure copine (la plupart du temps), mais aussi aux "psychopathes" comme Angus le chat ou Libby la petite sœur de Georgia... Je ne sais pas trop dans quelle case ranger Mutti et Vatti :)
Chaque personnage est caricaturé mais ceci pour notre plus grand plaisir et il n'a pas été rare que j'explose de rire dans le métro ou encore dans la salle à manger, même s'il ne faut pas s'attendre à le faire à toutes les pages. Les situations sont cocasses et peu éloignées de ce qui peut se passer dans la vie d'une adolescente (au moins de son point de vue). Qui d'autre pourrait avoir l'idée de soutenir son nez avec une culotte suspendue entre ses deux oreilles pour éviter qu'il ne s'effondre à cause de la gravité !
Un deuxième tome n'égalant pas le premier mais qui reste toutefois sur la même lancée !

À la suite de la lecture des 2 premiers livres de cette série, j'ai visionné le film tiré des deux premiers livres :

J'ai moins aimé que les livres, même si l'acteur qui joue super canon est vraiment craquant ^^
Le film reprend bien l'ensemble des deux livres, même si on peut noter des différences. C'est un petit film sans prétention qui se laisse regarder, surtout par un après-midi pluvieux, le film faisant le même effet anti-grisaille que les livres.

Ce livre compte pour le challenge Regarde ce que tu lis. (3/7)