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samedi 7 juillet 2012

Les Portes du secret, tome 3 : Les Secrets de la Cité Blanche / Les Secrets d'opale de Maria V. Snyder

Tout comme les deux premiers tomes (le poison écarlate et le souffle d’Émeraude), ce troisième et dernier tome m'a beaucoup plu. Par contre, je ne classerai pas celui-ci comme un coup de cœur car je l'ai trouvé un tout petit peu en dessous du deuxième tome et 2 coups de cœur sur 3 c'est déjà vraiment très bien !


Détails du livre
  • Titre VO : Study, book 3: Fire Study
  • Traduction : Karen Degrave
  • Poche: 592 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 décembre 2010)
  • Collection : Darkiss
  • ISBN-13: 978-2280213783
Quatrième de couverture

De retour dans la citadelle de Sitia, après une longue traque qui lui a permis d'arrêter Ferde, le tueur d'enfants évadé de prison, Elena sent planer autour d'elle une étrange hostilité. Sous l'influence de Roze, la Première Magicienne, qui ne lui a jamais caché son antipathie, les membres du conseil se détournent d'elle un à un. Comme s'ils craignaient ses nouveaux pouvoirs, comme si sa seule présence en ville représentait un danger. Rejetée, menacée, Elena s'enfuit et se réfugie à Ixia auprès de son amant, Valek. De là, elle tente de savoir ce qui se passe à Sitia et découvre bientôt la stupéfiante vérité : pour imposer leur loi et semer la terreur dans le royaume, les Vermines, peuple malfaisant aux pouvoirs immenses, ont enlevé les enfants des membres du conseil. Désormais, Elena n'a qu'un projet en tête : revenir en cachette à Sitia et déjouer le complot maléfique qui se trame derrière les remparts de la Cité Blanche...

Un extrait

Je réprimai un frisson. Malgré le feu de cheminée, les volets clos et les épais tapis, le salon d’Irys était glacial. Les murs de marbre blanc, si agréables pendant la saison chaude, aspiraient toute la chaleur de la pièce pendant l’hiver. J’imaginai l’air chaud suivre les veines vert pâle de la pierre pour s’échapper dehors.
Dax Greenblade, mon ami, rajusta sa tunique. Comme tous les membres du clan des Greenblade, il était grand et élancé. Il me faisait penser à un long brin d’herbe à la pointe effilée – sa langue.
– De toute évidence, dit-il, tu es incapable de déplacer les objets. Essayons le feu. Même un bébé est capable d’allumer un feu !
Dax posa une bougie sur la table.
– Un bébé ? Tu exagères encore !
L’aptitude à puiser dans la toile de pouvoir pour pratiquer la magie ne se manifestait qu’à la puberté.
– Détails, détails…, répondit Dax en agitant la main comme s’il chassait une mouche. Maintenant, concentre-toi et allume cette bougie.
Je levai un sourcil. Jusqu’à présent, tous mes efforts pour contrôler les objets inanimés avaient été vains. Je pouvais guérir le corps de mon ami, entendre ses pensées et même voir son âme, mais rien ne se produisait si j’essayais d’utiliser la magie pour déplacer une chaise.
Dax leva trois doigts longs et fins.
– Il y a trois raisons pour lesquelles tu dois y arriver, dit-il. D’abord, tu es puissante. Ensuite, tu es persévérante. Enfin, tu as vaincu Ferde, le Voleur d’âmes.
Qui, malheureusement, s’était évadé de prison… Il pouvait reprendre ses activités criminelles à tout moment.
– En quoi le souvenir de Ferde m’aide-t-il ?
– C’est seulement censé t’encourager… Veux-tu que j’énumère tes actes héroïques ?
– Non. Revenons à l’exercice.
Je n’avais aucune envie d’entendre Dax me faire part des derniers ragots. La nouvelle de mes pouvoirs de Chasseuse d’âmes s’était répandue comme des graines de pissenlit portées par le vent. Je n’arrivais toujours pas à penser à ce titre sans sentir l’inquiétude et les doutes m’envahir.
J’écartai de mon esprit toute pensée parasite et me reliai à la source de pouvoir. Le pouvoir recouvrait le monde comme une toile, mais seuls les magiciens pouvaient y puiser pour pratiquer un sort. J’en tirai un fil et me concentrai sur la bougie en imaginant une flamme.
Rien.
– Essaie encore, dit Dax.
Je mobilisai davantage de pouvoir et me concentrai de nouveau.
Derrière la bougie, le visage de Dax s’empourpra et son corps fut agité de soubresauts. On aurait dit qu’il essayait de réprimer une quinte de toux. Brusquement, la mèche de la bougie s’embrasa.
– C’est de la triche ! s’écria Dax.
Son air outragé était vraiment comique.
– Quoi ? Tu voulais qu’elle s’allume…
– Oui. Mais je ne voulais pas le faire à ta place !

Mon avis

Voici les quelques éléments mineurs et très légers qui font que je ne donne pas à ce livre le titre de coup de cœur, quand bien même je le trouve vraiment passionnant, tout comme la série d'ailleurs :)
Dans ce dernier tome, la découverte n'existe plus, on connait les deux pays Ixia et Sitia, on connait aussi leurs gouvernements ainsi que leurs traditions et les petits défauts de ses habitants.
L'écriture de l'auteur est un peu moins saisissante, un peu en dessous de ce que les deux premiers tomes nous ont offert, mais peut-être est-ce juste le changement de traductrice qui m'a très légèrement gênée. Peut-être que finalement la touche Harlequin est devenue plus visible avec tous ces "mon amour" que Valek offre à Elena.
L'intrigue est peut-être aussi un peu décousue par rapport aux deux autres tomes

Cependant, il reste tant de points positifs qui font de ce livre un succès qu'il est difficile de tous les énumérer, d'autant que cela a déjà été dit pour les deux premiers tomes.

Évidemment on retrouve avec beaucoup de plaisir Elena, Valek et les autres, quand bien même un traitre pourrait bien se trouver parmi eux. Les personnages ont toujours aussi attachants, avec ou sans cheveux d'ailleurs ;). L'humour est également toujours au rendez-vous. 
Les chapitres sont courts et rythmés ce qui fait que le lecteur finit par tourner les pages plus vite que son ombres... surtout avec une liseuse.
Les trois tomes sont très cohérents et on découvre au fur et à mesure toutes les réponses à nos questions ou presque ^^

Au final, j'ai dévoré ces 3 tomes et je ne peux que conseiller cette série aux amoureux de Fantasy. C'est une série originale, pleine de surprise qui a su tome après tome se renouveler.

mercredi 6 juin 2012

Les Portes du secret, tome 2 : Le Souffle d'émeraude de Maria V. Snyder

Après la lecture du premier opus, il m'a été très difficile de me retenir de lire les suivants dans la foulée. C'est pourquoi (et sans aucun doute le talent de l'auteur y est également pour beaucoup) j'ai pris énormément de plaisir à retrouver Elena et ses compagnons pour la deuxième partie de cette lecture commune et qu'assurément, j'en prendrais encore plus pour le 3ème et dernier tome dont la lecture est prévue pour le 6 juillet.
Ce deuxième tome est un coup de cœur, peut-être encore mieux d'ailleurs que le premier ^^


Détails du livre
  • Titre VO : Study, book 2: Magic Study
  • Traducteur : Lucie Périneau
  • Poche: 576 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 septembre 2010)
  • Collection : Darkiss
  • ISBN-13: 978-2280212052
Quatrième de couverture

Après des années d'exil, Elena retourne en Sitia, son pays natal, où elle a hâte de retrouver sa famille et de commencer sa formation magique auprès d'Irys, son mentor. Mais rien ne se déroule comme elle l'avait espéré : non seulement son unique frère semble lui vouer une haine farouche et incompréhensible, mais de plus, un drame terrifie toute la population sitienne : l'une après l'autre, une série d'adolescentes sont enlevées et assassinées par un magicien rebelle animé de funestes projets. L'occasion pour l'audacieuse Elena de mettre en œuvre les pouvoirs qu'elle vient de se découvrir. Des pouvoirs très particuliers.
Confrontée aux démons de son propre passé et à de dangereux ennemis, Elena peut heureusement compter sur le soutien d'anciens amis, et de Valek, son mystérieux amant...

 Un extrait

Je sentais encore les gens du marché, à cinq ou six milles derrière. Émerveillée, je sondai la forêt devant nous, cherchant un hameau ou un village lointain. Au début, je ne trouvai que des animaux, mais, au moment où j’allais me retirer, mon esprit toucha celui d’un homme.
Je parcourus la surface de son esprit, attentive à ne pas violer le Code éthique. Un chasseur. De nombreux hommes l’entouraient. Ils se tapissaient dans les broussailles de part et d’autre du sentier. L’un d’entre eux, à cheval, avait dégainé son arme et se tenait prêt à frapper. Quel genre de gibier pouvaient-ils bien guetter? Par curiosité, je sondai un peu plus profondément sa conscience. L’image de sa proie m’apparut très clairement, et me fit regagner mon propre corps à toute vitesse.
Je m’arrêtai net.
J’avais dû émettre un bruit de surprise, car Leif se retourna, exaspéré.
– Qu’est-ce qui te prend ?
– Des hommes. Dans la forêt.
– Évidemment. Les bois sont pleins de chasseurs, dit-il comme s’il s’adressait à une demeurée.
– Pas des chasseurs. Une embuscade. C’est nous qu’ils attendent.
– Une embuscade? dit Leif, l’air éberlué. C'est complètement ridicule. Tu n’es plus en Ixia, Elena.
– Pourquoi des chasseurs attendraient-ils le long d’un chemin?
– Le gibier emprunte aussi les sentiers forestiers, dit Leif en s’éloignant. C'est plus facile que de se frayer un passage à travers les broussailles. Suis-moi, maintenant.
– Non. Tu fonces tout droit dans un piège.
– Moi, j’y vais. Tu n’as qu’à rester ici, si ça te chante.
Et il me tourna le dos une nouvelle fois.



Mon avis

Tout comme le premier tome, ce livre est un enchantement : nous avions découvert Ixia, un pays dont la fantaisie avait été bannie au profit de l'efficacité. Dans ce deuxième tome, nous découvrons Sitia, un pays riche en gouts, couleurs et senteurs ! Une telle différence de paysage devrait avoir un impact sur la lecture, et pourtant ce n'est pas le cas. Le style de l'auteur nous avait fait aimer Ixia et nous donne la pareille avec Sitia, l'autre moitié du monde.

Bien évidemment, l'impact des personnages y est pour beaucoup car Elena et ses acolytes sont toujours aussi attachants. Nous découvrons dans ce deuxième volet, la famille d'Elena et quand bien même ses parents sont assez stéréotypés, il n'en est pas de même avec son frère qui semble torturé et vindicatif. Nous découvrons également la magie qui est bannie en Ixia mais toute puissante en Sitia. Nous découvrons enfin un autre mode de gouverner qui laisse place à l'individualité et au libre arbitre.

Loin de Valek, Elena qui était venue pour apprendre va vite prendre la mesure de la tache qui l'attend, surtout au vu de l'hostilité qu'on lui témoigne. Réussira-t-elle à déjouer les complots et à s'acclimater dans ce pays si familier et pourtant si lointain qui ne semble pas vouloir d'elle ?
L'histoire est toujours aussi passionnante, l'action est au rendez-vous, que ce soit des combats physiques ou magiques, sans oublier l'humour qui rythme la lecture (l'apport des chevaux est immense). J'ai vraiment tout aimé de ce livre.

J'avais pensé que la nouveauté du monde découvert dans le premier tome ne pourrait pas se renouveler dans le deuxième tome et pourtant, si ! Tout est différent dans ce deuxième volet : la situation politique, la situation d'Elena et surtout la dimension magique qui règne sur Sitia. Les pages du livre ont défilé, toujours plus vite jusqu'à la fin et j'ai du me contrôler pour ne pas de suite sauter sur le 3ème volet.

J'ai beaucoup aimé l'antagonisme mis en place entre Ixia et Sitia, dévoilant au lecteur que toute chose possède ses qualités mais aussi ses défauts... Que ce soit les modes de gouvernement, les personnes, l'action ou encore l'inaction... Rien n'est tout blanc ou tout noir !

Au final, l'auteur a fait encore plus fort que pour le premier tome. J’espère que le 3ème tome sera encore mieux !!!

jeudi 22 mars 2012

Les Portes du secret, tome 1 : Le Poison écarlate de Maria V. Snyder

Ayant lu de très bonnes critiques sur ce livre, j'ai eu envie de me lancer. Malheureusement, il faut bien plus de temps pour "se lancer" que pour acheter un livre, voire même deux, puisque j'en ai profité pour également acheter la suite ^^.
Durant ce laps de temps, j'ai fait l'acquisition d'une liseuse et j'ai trouvé ce livre en e-book. J'ai donc profité d'un concours pour offrir mes exemplaires papier, puis organiser cette lecture commune
J'ai lu ce livre presque d'une traite tellement j'ai aimé. C'est donc encore un coup de cœur pour moi. Je pense lire très prochainement la suite.


Détails du livre
  • Titre VO : Study, book 1 : Poison Study
  • Traduction : Lucie Périneau
  • Poche: 560 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 juin 2010)
  • Collection : Darkiss
  • ISBN-13: 978-2280818179
Quatrième de couverture

« Si tu veux continuer à vivre, Elena, il te faudra avaler une dose quotidienne de cet antidote... »

Enfermée dans les cachots du château d'Ixia et condamnée à mort pour le meurtre de l'homme qui l'a violée, Elena croit sa dernière heure venue. Mais c'est un étrange marché que lui propose Valek, le chef de la sécurité d'Ixia, qui vient de l'arracher à sa geôle : elle sera exécutée le jour même, ou deviendra goûteur du Commandant Ambroise, et risquera la mort à chaque plat qu'elle goûtera. Pour être certain qu'elle ne s'enfuie pas, Valek fait avaler à Elena une dose mortelle de Poussière de Papillon. Afin de rester en vie, Elena devra chaque jour prendre l'antidote dont seul Valek connaît la formule...
Alors qu'autour d'elle complots et trahisons se multiplient, Elena reçoit l'aide de la mystérieuse Irys, qui lui révèle ses pouvoirs de magicienne.
Des pouvoirs qui, tenus cachés, pourraient lui permettre de s'échapper d'Ixia, mais aussi de se soustraire à Valek, cet homme au charme vénéneux, et à la menace du poison écarlate...

Un extrait

Deux semaines se déroulèrent ainsi. Peu à peu, une routine s’installait. Tôt le matin, je me présentais chez Valek pour prendre ma leçon quotidienne. Après de longues heures passées à renifler des éprouvettes, mon odorat s’était sensiblement affiné. Un jour, Valek m’annonça que j’étais prête à goûter les poisons.
– Nous allons commencer par le plus violent, dit-il. Si tu lui résistes, les autres ne te tueront pas non plus. Je n’ai pas envie de passer un temps précieux à te former, pour te voir mourir à la dernière leçon.
Il plaça sur son bureau un flacon délicat rempli d’un liquide écarlate.
– Un poison terrible, dit-il. Il ravage instantanément l’organisme.
Une lueur presque admirative brillait dans ses yeux.
– On l’appelle Un Petit Verre, Mon Amour, ou tout simplement Mon Amour, car c’était autrefois le poison préféré des épouses insatisfaites.
Valek déposa deux gouttes de poison dans une tasse de liquide fumant.
– Une plus grande dose te serait fatale. Avec celle que je te donne, tu as des chances de survivre, mais tu vas souffrir d’hallucinations et de délires paranoïaques pendant quelques jours, ainsi que…
– Valek, pourquoi faut-il que je goûte Mon Amour, si ses résultats sont immédiats? C'est à cela que sert un goûteur, non ? Je goûte un plat. Je m’écroule par terre, raide morte. Le Commandant ne touche pas à son repas, et on désigne un nouveau goûteur. Fin de l’histoire.
Je fis mine d’arpenter la pièce, mais les tas de livres me gênaient. Exaspérée, je donnai un grand coup de pied dans l’une des piles, éparpillant les volumes autour de moi. Valek me décocha un regard perçant qui m’empêcha de savourer ma rébellion.
– La fonction du goûteur est bien plus complexe que cela. Il doit être capable d’identifier le poison utilisé, pour m’aider à retrouver la trace de l’empoisonneur.
Valek me tendit la tasse.
– Si, pendant la fraction de seconde qui précède ta mort, tu es capable de t’écrier « Mon Amour », cela limitera la liste des suspects. Chaque poison a ses adeptes. Celui-ci, par exemple, provient d’une plante indigène du Territoire de Sitia. Depuis la fermeture des frontières, seule une poignée d’Ixiens sont assez riches pour s’en procurer.

Mon avis

Dire que j'ai beaucoup aimé ce livre serait injuste pour le livre car c'est bien plus que ça. Tout dans ce livre est intéressant. Le livre en lui même est un petit bijou de style, que ce soit au niveau de la couverture ou encore de la plume de l'auteur.

L'histoire est pleine d'actions, d'intrigues, de rebondissements. Le lecteur ne peut pas s'ennuyer tellement le livre est riches en petites histoires qui se mêlent et s’emmêlent. On découvre un univers très différent du nôtre car après un coup d'état, le commandant Ambroise a établi dans ce royaume un régime égalitaire : pas de vêtements personnels mais des uniformes, chaque crime sera puni du même châtiment : la peine de mort, quelque soit le mobile. Les rangs sont donnés selon les compétences et non plus selon la naissance (comme c'était le cas avant le coup d'état). Le monde en lui même n'a que très peu été découvert dans ce premier tome car la plupart du livre se déroule au château.

La magie n'est que peu évoquée dans ce tome (elle est banie du royaume d'Ixia), mais j'espère que l'on en saura plus dans les prochains tomes car elle m'a l'air particulièrement intéressante. La seule chose qui m'ait légèrement gêné est que Valek n'ait pas détecté la magie chez Elena alors qu'il l'a largement côtoyée.

Les personnages sont très fouillés. Chacun possède son petit caractère particulier, ses qualités et également ses défauts. Ils sont en général très attachants, sauf en ce qui concerne Marg, qui n'a jamais eu ma confiance. Elena et Valek sont vraiment détaillés et j'ai, de plus, adoré leurs relations, que ce soit au début du livre où chacun agresse l'autre pour ne pas être lui-même agressé ou encore plus tard quand la confiance commence à s'installer. Le commandant Ambroise a lui aussi des particularités très particulières qui font que malgré son intransigeance on l'aime quand même. Valek, quant à lui, ne peut pas laisser le lecteur indifférent, surtout s'il s'agit d'une lectrice ^^.

Ce livre est publié aux éditions Darkiss, une branche des éditions Harlequin mais franchement cela ne se sent pas du tout, car quand bien même naît une romance, elle n'est pas le point central de l'histoire, loin de là, non pas que je sois experte en Harlequin, car c'est là mon premier (sans vraiment en être un d'ailleurs).

Je suis d'ores et déjà impatiente de retrouver tous les personnages dans la suite des aventures d'Elena et de Valek. Une lecture commune des tomes 2 et 3 va d'ailleurs s'organiser à la suite de celle-ci. C'est pour ma part, un gros coup de cœur .

Vous pouvez retrouver les avis de mes co-lecteurs e cliquant sur leur pseudo :  Afrae, Angelebb, Reveline, Ptitelfe, Petitepom, Flof13, TheChouille.

Ce livre compte pour un point dans mon baby challenge fantasy 2012 (12/20) et un point dans mon big challenge livraddict 2012 (4/15)

mercredi 29 février 2012

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

Lors du 1er anniversaire de ce blog, j'ai mis en jeu des livres en proposant des lectures communes aux gagnants. C'est chose faite pour ce livre qui est pour moi un très gros coup de cœur
D'ailleurs, après la lecture des 30 premières pages, j'ai acheté ce livre à une amie et une fois terminé, je l'ai aussi offert à ma mère, qui n'a plus qu'une hâte lire la suite ^^.


Détails du livre
  • Titre VO : Gut gegen Nordwind
  • Traduction :
  • Poche: 348 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (30 mars 2011)
  • Collection : Littérature & Documents
  • ISBN-13: 978-2253157304
Quatrième de couverture

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Léo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Léo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Léo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

Un extrait 

Le jour suivant
Objet : Me froisser
Cher Léo, j’abandonne le « Leike ». Vous pouvez donc oublier le « Rothner ». J’ai trouvé vos mails d’hier tout à fait savoureux, je les ai lus plusieurs fois. J’aimerais vous faire  un  compliment.  Je  trouve  fascinant  que  vous  soyez capable d’engager la conversation avec une personne que vous  ne  connaissez  pas  du  tout,  que  vous  n’avez  encore jamais vue et que vous ne verrez probablement jamais, de qui vous n’avez rien à attendre, et cela sans savoir si elle vous  répondra  de  la  même  manière.  C’est  une  attitude atypique  chez  les  hommes,  que  j’apprécie  chez  vous.  Je voulais    commencer    par    vous    dire    cela.    Bien,    et maintenant je voudrais aborder quelques points :
1. Vous avez une psychose avancée des mails de vœux groupés.  Où  l’avez-vous  attrapée  ?  Il  semble  que  l’on vous  vexe  à  mort  quand  on  vous  souhaite  un  «  joyeux Noël  et  une  bonne  année  ».  Bien,  je  vous  promets  que  je ne   le   ferai   plus,   plus   jamais   !   Du   reste,   je   trouve extraordinaire  que  vous  pensiez  être  capable  de  déduire l’âge  de  quelqu’un  d’un  «  joyeux  Noël  et  bonne  année  ». Aurais-je eu dix ans de moins si j’avais dit « joyeux Noël et heureuse année » ?
2.  Désolée,  cher  Léo  le  psychologue  du  langage,  mais croire qu’une femme ne peut pas avoir moins de 20 ans si elle  n’utilise  pas  «  cool  »,  «  chanmé  »  et  «  grave  »  me semble une attitude un peu naïve et pontifiante. Non pas que j’essaie, quand j’écris ceci, de vous faire croire que j’ai moins de 20 ans. Mais sait-on jamais ?
3. J’écris comme si j’avais 30 ans, dites-vous. Mais une trentenaire  ne  lit  pas  Like,  dites-vous  encore.  Je  vous explique cela volontiers : j’avais pris l’abonnement à  Like pour ma mère. Alors, qu’en dites-vous ? Est-ce que, tout compte fait, je suis plus jeune que mes mails ne le laissent penser ?
4. Après cette question fondamentale, je m’en vais. J’ai malheureusement   un   rendez-vous.   (Préparation   à   la confirmation ? Cours de danse ? Manucure ? Thé avec des amies ? Je vous laisse choisir.) Bonne fin de journée Léo !Emmi.

Trois minutes plus tard
RE :
Ah oui, Léo, je vais vous divulguer un secret : pour la pointure,  vous  n’étiez  pas  très  loin.  Je  fais  du  37.  (Mais pas  besoin  de  m’offrir  des  chaussures,  j’ai  déjà  tout  ce qu’il faut.)

Trois jours plus tard
Objet : Un manque
Cher  Léo,  quand  vous  ne  m’écrivez  pas  pendant  trois jours, j’ai deux réactions : 1. Je suis étonnée. 2. Je ressens un  manque.  Ce  n’est  pas  très  agréable.  Faites  quelque chose ! Emmi.

Le jour suivant
Objet : Enfin envoyé !
Chère  Emmi,  pour  ma  défense,  je  vous  ai  écrit  des mails tous les jours, mais je ne les ai pas envoyés. Non, au contraire, je les ai tous effacés. Je suis arrivé à un moment délicat de notre dialogue. Elle, cette Emmi qui chausse du 37, commence peu à peu à m’intéresser plus que le cadre de  notre  discussion  ne  le  permet. Et  quand  elle,  cette Emmi qui chausse du 37, déclare sans préambule : « Nous ne  nous  verrons  probablement  jamais  »,  elle  a  bien  sûr tout à fait raison, et je partage son point de vue. Je trouve cela très très intelligent de partir du principe que nous ne nous   rencontrerons   pas.   Je   ne   veux   pas   que   notre conversation  tombe  au  niveau  d’une  discussion  de  petite annonce ou de chatroom. 
Bien,  et  maintenant  j’envoie  enfin  mon  mail,  pour qu’elle,  cette  Emmi  qui  chausse  du  37,  ait  au  moins quelque  chose  de  moi  dans  sa  boîte.  (Je  sais  que  le contenu  n’est  pas  très  palpitant,  mais  ce  n’est  qu’un fragment  de  ce  que  je  voulais  vous  écrire.)  Je  vous embrasse, Léo.

Mon avis

Comme d'habitude, je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce livre. Je me l'étais procuré après avoir lu des avis élogieux, mais comme d'habitude, je n'avais pas lu le résumé du livre. J'ai donc été surprise de voir que ce roman épistolaire était constitué de mails. J'oublie certainement l'époque dans laquelle nous vivons.
En tous les cas, cela donne un roman très fluide, très dynamique. J'ai vraiment eu du mal à faire des pauses dans ce livre, je me disais à chaque fois, encore quelques pages...

J'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire que raconte ce livre, d'autant que je ne m'attendais vraiment pas à ça. Ce livre m'a fait remonter plusieurs années en arrière, lors de ma période geek accro aux jeux en ligne, période où j'ai rencontré des amis vraiment sympathiques dont je ne connaissais rien, des confidents qui ne me connaissaient pas et très certainement un genre d'âme sœur qui finissait mes phrases lorsque je les commençais. Ce qui explique pourquoi ce livre m'a tant touché : il est vraiment très réaliste.

Depuis un moment déjà, j'ai tourné le dos à cette vie pour privilégier ma vie réelle car comme le démontre très bien mon expérience et ce livre, il est presque impossible de concilier vie réelle et vie virtuelle car très vie l'une prendra le dessus sur l'autre, souvent la plus facile, la plus pratique, celle où l'on a moins de responsabilité et il est très difficile de faire marche arrière.

Je me suis vraiment attachée à ces deux personnages. Léo sort d'une relation difficile et Emmi est mariée et "heureuse en ménage" (les guillemets ne sont pas de moi, mais de Léo Leike!).
Leur dialogue est vraiment très rafraîchissant. Il peut parler de tout et de rien comme de choses importantes, il sera toujours captivant. Le style de l'auteur, bien que restant dans la limite de l'e-mail est vraiment très poétique. Tout comme Emmi, je suis tombée amoureuse des mails de Léo Leike !!! Les mails d'Emmi sont totalement différents mais tout aussi accrocheurs.

La relation entre ces deux personnages est vraiment addictive. On est loin d'un roman à l'eau de rose. il s'agirait plutôt d'un essai confrontant vie réelle et vie virtuelle. Les textes sont le plus souvent bâtis de façon très intelligente. C'est une dégustation de mots, d’idées, de concepts !

Je n'ai toujours pas trouvé quelle était la bonne Emmi (l'originale, celle à la forte poitrine ou bien encore celle aux yeux bridés), je ne sais pas si j'ai laissé passer un indice ou bien si l'auteur a voulu laisser le lecteur dans l'ignorance. Et vous savez-vous laquelle des trois est la bonne ?

On retrouve évidemment dans ce livre le thème de la rencontre sur internet, mais pas seulement. On voit également comment il est plus facile de converser sur sa vie avec des "inconnus", comment cette conversation peut prendre une ampleur telle que la vie réelle s'efface, voire même se fait complètement oublier. Enfin, on peut voir combien ce dialogue peut être salvateur pour l'âme mais destructeur envers nos idéaux.

Si je devais retenir une seule chose de ce livre, ce serait à coup sûr la fin, que dis-je la FIN. Car oh mon dieu... Quelle FIN ! Heureusement j’avais la suite sous la main. D'ailleurs personne chez moi n'a encore compris pourquoi un jour, j'ai traversé le salon comme une folle, attrapé un livre dans la bibliothèque et replongé avec sous les couvertures !


En conclusion, un très gros coup de cœur pour moi ! Le livre fût très vite avalé, la suite aussi (je ne suis quasi ressortie des couvertures, une fois le second tome terminé ^^)

Je vous invite à découvrir l'avis de mes  co-lecteurs en cliquant sur leurs pseudo : Agnes, Vepug, Céline031, Lau1307, Arcaalea, Gummis, Ayma, Petitepom

Les Chroniques des Féals, tome 3 : Le Roi des Cendres de Mathieu Gaborit

Je profite de la lecture commune de l'intégrale des chroniques des Féals qui a été organisée à l'occasion du mois Mathieu Gaborit sur Bookenstock, le blog de Phooka et Dup, pour vider un peu ma PAL, du moins essayer.
Après  avoir beaucoup aimé le premier tome, moyennement le deuxième, je n'ai pris aucun plaisir à lire le troisième et dernier tome. J'ai trouvé que l’auteur s'éloignait trop facilement de ses lignes directrices, que ce soit pour l'histoire ou pour les éléments du décor et l'organisation du M'Onde.
Je suis finalement très déçue par cette série qui, dès le départ avait tout pour me plaire.


Détails du livre
  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Bragelonne (24 mai 2002)
  • ISBN-13: 978-2914370219
Quatrième de couverture

Partout à la surface du M'Onde, les Sombres Sentes prolifèrent, déversant des flots de Charognards. Les unes après les autres, les principales cités de l'Empire tombent sous le joug de l'ennemi... Les cavaliers des sables, bientôt rejoints par les Pégasins et les Aspiks, s'apprêtent à livrer un combat désespéré. Tandis que les derniers rescapés de la Tour écarlate d'Aldarenche s'enfuient dans le désert, emportant avec eux les cendres des phénix dont le feu leur permettra de forger les seules épées capables, peut-être, de triompher de la menace... L'ultime espoir repose sur les épaules de Januel. Le jeune Phénicier va combattre le mal au cœur même du royaume des morts...

Un extrait

Il était revenu sur les lieux pour prier.
Prier le désert des larmes, prier les dunes errantes. Prier sa terre,  son  enfance.  Il  ignorait  de  quoi  pouvait  être  fait  cet attachement  viscéral  à  la  mer  de  sable.  Peut-être  était-ce  dû  à leur nature, à la simple idée que chaque grain de sable était une larme des Origines. Une larme en devenir, une larme laissée en héritage  aux  Licornéens  afin  qu’ils  étanchent  leur  soif  et,  qu’à chaque gorgée, ils aient conscience qu’il en était ainsi grâce aux larmes versées par les Licornes des Origines.
Un  cycle  s’achevait  mais  il  ignorait  si  un  autre  pouvait commencer.  Tout  comme  les  Féals  avaient  pleuré  sur  la  mort d’un  monde,  il  pleurait  désormais  sur  le  sien.  La  mort  du M’Onde.  Pour  autant,  il  savait  que  Januel  représentait  un espoir.  La  nouvelle  s’était  propagée  d’un  bout  à  l’autre  des terres. Ce jeune homme, dont le cœur abritait un Phénix, s’était dressé face à l’avancée  de la Charogne et avait conquis ce qu’il restait  de  sa Guilde. Quelques compagnons  se rangeaient à  ses côtés, de sinistres guerriers étaient lancés à sa poursuite, mais le mot  d’ordre  de  Januel  avait  essaimé  de  par  le  M’Onde.  Il incarnait une  toute petite chance d’inverser le cours inexorable du temps.  Comme un grain de sable dans l’immense rouage de la Charogne.
L’image lui plut. Oui, Januel pouvait bien être de ce désert. Une larme, une goutte d’eau inspirée par les Ondes.

Mon avis

J'ai l'impression que l'auteur a bâclé son cycle. Comme s'il s'était engagé sur une voie lors du premier tome, continué avec le deuxième tome, en déviant de sa ligne directrice, puis complètement changé d'avis avec le troisième tome.

Tout comme je n'avais pas aimé le changement de caractère de Januel ou de Scende dans le deuxième tome, je n'ai pas plus apprécié que la mère des Ondes change le programme de ce troisième tome. J'ai été déçue de voir que finalement on aurait pu éviter de lire les deux premiers tomes car la mère de l'onde a décidé de faire à sa façon sans prêter attention aux efforts déployés dans les premiers tomes.
Scende me déçoit toujours autant : la guerrière s'est transformée en écolière fâchée par son premier chagrin d'amour. Je n'ai pas plus aimé la façon dont Tshan change de caractère une fois en Caladre, puis encore une fois avant d'aller en charogne.

Pareillement, je n'ai pas aimé que le fonctionnement des épées de feu forgées par les phénix change dans le 3ème tome. En effet, dans les deux premiers tomes, on nous explique que chaque épée forgée doit être "personnalisée" par le phénix, dans le 3ème tome, ce sont les phéniciers qui donnent leur force mentale aux épées. Ou alors je n'ai pas compris, mais je n'aime pas quand on revient sur les règles du jeu.

J'ai l'impression que l'auteur, ne sachant plus très bien comment faire avancer son histoire et ses personnages, renverse son échiquier et replace les pièces comme bon lui semble. L’auteur a peut-être trop voulu placer d'éléments qui finalement n'auront joué aucun rôle, ou bien alors dont on ne connaitra pas la finalité que c'en est à mon sens dommage.

Comme dans le deuxième tome, j'ai tout de même beaucoup aimé découvrir les différentes philosophies, peuplades liés aux différents Féals : ici les caladres, les Licornes et les Aspiks, mais cela reste négligeable comparé à tous les éléments qui m'ont déçus.

En conclusion, je n'ai pris aucun plaisir à lire ce troisième tome, sauf peut-être pour les éléments liés aux différents Féals. 

Vous pouvez retrouver les avis de mes co-lectrices en cliquant sur leur pseudo :

Chroniqueuses du tome 3 : AcrO , Ptitetrolle , Olya , Dup

Chroniqueuses de l'Intégrale : Phooka , Cerisia , Elo , Pat , Roz

dimanche 19 février 2012

Les Chroniques des Féals, tome 2 : Le fiel de Mathieu Gaborit

Une lecture commune de l'intégrale des chroniques des Féals a été organisée à l'occasion du mois Mathieu Gaborit sur bookenstock, le blog de Phooka et Dup. Après celle du premier tome, voici logiquement la chronique du deuxième tome. Je l'ai moins apprécié que le premier, quand bien même on découvre dans cette partie de nombreux éléments du M'Onde, en particulier quelques Féals qui nous étaient encore inconnus. Mes recherches sur ces Féals m'ont bien été utiles pour ce deuxième tome.


Détails du livre
  • Broché: 293 pages
  • Editeur : Bragelonne
  • Édition : 2e éd (20 juin 2001)
  • ISBN-13: 978-2914370080
Quatrième de couverture

Porteur du Phénix des origines, maître de la Guilde-Mère, Januel est désormais le dernier maître du feu. Et dans son ténébreux repaire, le roi de la Charogne sait que pour imposer son empire sur le M'Onde, le jeune Phénicier doit mourir. C'est pourquoi il convoque les mille seigneurs de son royaume et choisit de lancer à sa poursuite trois redoutables adversaires. Malgré l'appui de Scende, la mercenaire draguéenne, Tshan l'archer noir et son mentor Farel, Januel aura fort a faire. Dans son combat, le fils de l'onde devra également lutter contre la colère du peuple de Grif', qui le rend responsable de la mort de l'empereur, mais surtout s'opposer au noir pouvoir du Fiel qui coule dans ses veines..

Un extrait

Quand bien même il aurait une chance de pénétrer dans la citadelle, il devait ensuite trouver la draguéenne et la faire sortir. Pour cela, il misait sur les égouts qui formaient un réseau cohérent de galeries et de puits aux mains d’une redoutable milice impériale. Formée exclusivement de vétérans de l’armée, elle occupait, en surface, des dizaines de tours de guet. Elle administrait et utilisait les égouts afin d’intervenir rapidement aux quatre coins de la cité.
Tshan aimait surprendre son ennemi, l’attaquer là où il s’y attendait le moins. Il avait une chance infime de réussir mais il concevait volontiers l’éventualité de mourir cette nuit-là au nom d’un idéal. L’excitation qui précédait les expéditions de la compagnie des Archers Noirs coulait à nouveau dans ses veines comme un précieux élixir.
Torse nu, il gonfla ses poumons. Il ne redoutait rien, excepté d’être trahi par son propre corps, par cette main diminuée qui lui avait valu l’exil et une mort lente dans un tripot d’Alguediane.

Mon avis

Dans ce deuxième tome, on découvre le royaume de la Charogne et même si plusieurs de mes co-lectrices ont beaucoup apprécié cette découverte, cela m'a laissé de marbre. J'ai trouvé ces passages longs et quasi sans intérêt. D'autant que tout n'est pas très clair.

Pour terminer avec ce que j'ai le moins apprécié, parlons de Januel qui passe d'un garçon charmant et dévoué à un jeune homme imbuvable dans ce tome. J'ai trouvé la transition plus que trop rapide et même si je me doute que le Fiel doit y être pour quelque chose, cela m'a beaucoup désorientée, surtout que je trouvais ce personnage trop effacé dans le premier tome.
Il m'a semblé que la tournure que prend la relation qu'il entretient avec Scende trop prévisible, et en même temps trop rapide. On passe trop brusquement à mon sens d'un état à un autre. D'autant que Scende du coup perd de sa personnalité ! Elle passe du dragon à la biche !

A part cela, j'aime toujours autant le style poétique de Mathieu Gaborit. Malgré une facture classique et des ficelles un peu trop prévisibles, cette trilogie est une très belle découverte, surtout pour le monde créé par l'auteur.
J'ai également beaucoup aimé les passages mettant en relief les personnages de Scende et Tshan. Il m'est souvent arrivé de pester contre la Charogne qui monopolisait les chapitres alors que j'aurai voulu retrouver mes personnages préférés. L'action est souvent au rendez-vous.

J'ai beaucoup aimé découvrir un peu plus ce M'Onde avec en premier lieu les différents peuples et leurs Féals respectifs, puis leurs coutumes et leur adaptation à la vie conjointe avec leur Féal. On découvre également un deuxième ordre qui n'a rien à voir avec les Féals comme les Pèlerins (on avait déjà rencontré dans le 1er tome l'ordre des Almandines.On découvre également le rôle des Ondes et on comprend mieux le terme de M'Onde !

À part Januel, les personnages sont très attachants, même les anciens mentors de celui-ci qui sont morts et font maintenant partie de la Charogne. Scende se dévoile, tandis que Tshan retrouve une partie de lui-même.
J'aime beaucoup le peuple des draguéens, leur fonctionnement et leur philosophie.

La fin du livre est bien écrite, contrairement à celle du 1er tome qui semblait bâclée. Elle réussit à nous épouvanter avec le plan rocambolesque de Januel. Finalement, l'auteur réussit encore à nous surprendre par la fin. Heureusement que j'enchaîne avec le 3ème tome ^^.

Au final un 2ème livre en dessous du 1er mais qui reste très intéressant car on découvre le M'Onde, ses peuples et ses coutumes. 

Voici les liens vers les billets de mes co-lectrices qui ont choisi de chroniquer tome par tome cette trilogie.

dimanche 5 février 2012

Les Chroniques des Féals, tome 1 : Coeur de Phénix de Mathieu Gaborit

Ce livre traînait dans ma PAL depuis plus d'un an et parce que je l'avais également en e-book, je l'ai mis en jeu lors du concours pour les un an de mon blog. Ptitetrolle l'a gagné et nous avons décidé de le lire ensemble avec d'autres colectrices lors d'une lecture commune organisée à l'occasion du mois Mathieu Gaborit sur bookenstock, le blog de Phooka et Dup. J'ai beaucoup aimé le premier tome et je poursuis donc avec le 2ème tome. Je me suis fait plaisir à écrire cette chronique dans laquelle j'ai fait quelques recherches sur ces Féals !


 Détails sur le livre
  • Broché: 295 pages
  • Editeur : Bragelonne (25 octobre 2000)
  • ISBN-13: 978-2914370004
Quatrième de couverture

Qui ne connaît pas la Tour Écarlate ? Ce donjon de pierre rouge qui domine le village de Sédénie, au cœur de l'Empire de Grif'. Ici on ose à peine murmurer son nom… Le mystère et la magie qui entourent ces lieux imposent une crainte respectueuse à la population. Ceux qui vivent à l'intérieur ne se montrent jamais. Au plus fort de l'hiver, lorsque la neige a barré l'unique route menant au delà des montagnes, les anciens content les légendes liées à cette tour couleur de sang. Ils évoquent la vision fugitive de silhouettes encapuchonnées dont le regard étincelle comme des rubis. Ils parlent aussi du vol majestueux de créatures de feu qui prennent leur essor depuis le couronnement de la tour. Mais aucun d'entre eux ne connaît la vérité, aucun d'entre eux ne peut l'imaginer… Qui sont ces sages de la guilde qui sont chargés, depuis l'aube des temps, de garder un terrible secret ? Qui sont les phéniciers ? Pourquoi se cachent-ils derrière les murs de cette tour, adeptes mystérieux consacrant leur vie aux fabuleux Phénix ? Januel est l'un de ces disciples. Son talent remarquable lui vaut d'être choisi pour faire renaître le Phénix de l'empereur de Grif'. Cette Renaissance doit sceller l'alliance de l'empire avec les autres pays. Une guerre se prépare. Leur ennemi : la Charogne, le royaume des morts. Mais un événement inattendu va changer la cérémonie en drame et jeter Januel sur le chemin d'une fantastique aventure…

Un extrait

Lentement, le maître tourna la tête de manière à embrasser l’assemblée tout entière. Puis, sans qu’aucun bruit ne perturbe cet examen matinal, il entreprit de dévisager chaque disciple. L’acuité de ce regard aveugle les obligeait à baisser les yeux pour ne pas l’affronter. Même Sildinn dut céder, les lèvres pincées, et inclina la tête en maugréant.
Un seul y résista. Le cœur ouvert, Januel rencontra pleinement les yeux blancs du doyen et eut l’impression de s’y engouffrer.
Il tressaillit mais ne put s’en détacher. Il ressentit aussitôt de plein fouet le profond désarroi que couvait ce regard. Ce n’était pas la première fois. En pareil moment, il se sentait capable de distinguer la vie au-delà de ce voile vitreux qui avait scellé les yeux du phénicier. Contrairement aux autres disciples, il lisait le cœur du vieil homme et non ce qu’il représentait.
Le doyen s’attarda sur lui durant de longues secondes. Se rendait-il compte de ce qui se passait ? Le prenait-il pour un insolent ? Les questions résonnaient dans l’esprit de Januel, comme à chaque fois que cela se produisait. Avec la plus pure spontanéité, il pénétrait un interdit et bravait tacitement le pouvoir d’Ignence. La honte et la crainte s’insinuèrent dans l’esprit du jeune homme. Quelle audace ! Il n’arrivait cependant pas à s’en effrayer. C’était si naturel… Du reste, il n’en avait parlé à personne, ni à son ami Sildinn et encore moins à maître Farel.
Januel sortit brusquement de sa torpeur et manqua de se lever, de bousculer tables et chaises pour rejoindre le vieillard mais une main glacée avait soudain croché son bras et dissipé l’enchantement.
- Qu’est-ce qui te prend ? grommela Sildinn.
Il ne répondit pas, son attention tout entière captée par le mouvement silencieux des lèvres du doyen. Il crut un moment que le vieillard lui parlait mais le lien était rompu. La nacre de ses yeux ne reflétait plus rien, telle la telle la surface d’une eau troublée par un jet de pierre.

Mon avis

J'ai tout d'abord beaucoup aimé le style de l'auteur dont c'était pour moi le premier livre. Les phrases sont fluides, les chapitres courts, ce qui fait qu'on les enchaînent les un(e)s après les autres. On se retrouve vite à la fin du livre obligé d'entamer le deuxième tome. C'est une véritable addiction.

Quand j'ai commencé le livre, je ne savais pas du tout de quoi parlait le livre, je m'imaginais un peuple féal qui raconterait ses chroniques (et oui, j'ai la manie de ne pas lire les résumés avant d'acheter ou de lire). D'autant que je ne connaissais pas le mot féal qui signifie fidèle. Alors, quand j'ai compris qu'on allait parler de créatures fantastiques, j'ai été plus que ravie.
En effet, les Féals sont des créatures mythiques qui sont Aspic, Basilic, Caladre, Chimère, DragonGriffon, LicornePégase et Tarasque qui protègent chacune un peuple, et également les Phénix qui eux, essaient de ne pas se mêler de politique.
J'ai cherché des représentations de ces créatures peu sûre pour certaines de quoi il s'agissait : 
Dans la mythologie, l'aspic est un serpent mortel, couronné d'une escarboucle. Il peut être sans pattes mais peut aussi en avoir quatre ou deux. Il raffole de la musique mais sait s'en protéger. Afin de se protéger des paroles de l'enchantement permettant de lui dérober l'escarboucle, il bouche l'autre avec sa queue de manière à ne plus entendre les conjurations.
Le basilic est une créature légendaire, souvent présenté comme un reptile, mentionné dès l'antiquité greco-romaine comme étant un petit serpent au venin et au regard mortel. Durant le Moyen Âge, il fut plus souvent décrit comme un mélange de coq et de serpent et fut l'objet d'importantes superstitions, tant sur ses origines que sur ses pouvoirs d'empoisonnement et de pétrification.
 


Le caladrius, calandre ou caladre est un oiseau légendaire et fabuleux du Moyen Âge, très présent dans les bestiaires où il est décrit comme ayant la taille d'un corbeau ou d'un héron et possédant de grands pouvoirs de guérison. Ainsi, selon la légende, tout malade que le caladrius fixait dans les yeux était destiné à vivre, tandis que ceux dont il détournait le regard étaient condamnés à mourir.
  

Dans la mythologie grecque, la chimère est une créature fantastique, composée de plusieurs animaux. Elle est généralement décrite comme ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue en tête de dragon, crachant du feu et dévorant les humains.




Le dragon est une créature légendaire représentée comme une sorte de gigantesque reptile écailleux, généralement capable de cracher du feu et de voler grâce à des ailes de cuir semblables à celles des chauves-souris. Dans de nombreuses mythologies à travers le monde, on retrouve des créatures reptiliennes possédant des caractéristiques plus ou moins similaires, désignées comme dragons




Le griffon ou grype est une créature légendaire présente dans plusieurs cultures anciennes. Il est imaginé et représenté avec le corps d'un aigle (tête, ailes et serres) greffé sur l'arrière d'un lion (abdomen, pattes et queue), muni d'oreilles de cheval et une queue de serpent. Avec quelquefois des variantes le griffon gardera de tout temps la particularité reconnaissable d'être hiéracocéphale.
 La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.
 Pégase est l'une des créatures fantastiques les plus célèbres de la mythologie grecque. C'est un cheval ailé divin généralement représenté en blanc. Il naît avec son frère Chrysaor du sang de la gorgone Méduse, lorsqu'elle est décapitée par le héros Persée.
 La Tarasque est un animal du folklore provençal. Elle était censée hanter les marécages près de Tarascon terrorisant la population. Ce monstre est une sorte de dragon à six pattes d'ours avec un torse de bœuf, recouvert d'une carapace de tortue et muni d'une queue écailleuse se terminant par un dard de scorpion. Sa tête a été décrite comme étant celle d'un lion aux oreilles de cheval avec un visage de vieil homme.
 
 Le phénix ou phœnix, est un oiseau légendaire, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection.






 Maintenant que je sais de quoi nous parlons, je suis armée pour les prochains tomes. :)
L'histoire de Januel n'est pas si différente de toutes celles du genre, mais ce qui fait que j'ai accroché est le monde euh M'Onde dans lequel il évolue. Celui-ci est très détaillé, que ce soit au niveau de la géographie, des habitants, des féals ou encore des politiciens et hommes ou femmes de guilde. Car chaque guilde a sa manière d'être et  de faire et chaque homme de guilde voit son corps muter selon le féal qu'il sert. Tous les Féals sauf les phoenix sont souillés par le fiel dont ils arrivent tout de même à se prémunir pour éviter qu'une nouvelle guerre éclate entre eux comme celle qui s'est déroulée à l'origine des temps.

La guilde qui nous intéresse est la guilde des Phéniciers dont Januel est un disciple très doué, malgré sa modestie.  Cette guilde sert les phoenix qu'ils sont capable de réveiller grâce à la renaissance.

Ce qui sert également cette histoire sont les personnages auxquels on ne peut que s'attacher, d'autant qu'on a envie de connaître toute la vérité sur les zones d'ombre que l'auteur a laissé dans leur passé. J'ai forcément particulièrement aimé Scende pour son caractère unique, son art du combat et son passé trouble.
J'ai, par contre, été assez ragoûtée par les méchants et leurs compagnons les vers.

Certains développements de l'histoire étaient assez prévisibles, cependant, j'ai trouvé que la combinaison de tous ces éléments formait une vraiment très bonne histoire. Je ne suis vraiment pas loin du coup de cœur et j'attends avec impatience l'étincelle qui se trouvera dans le tome 2, que j'ai déjà commencé.

vous pouvez retrouver les avis de mes co-lectrices en cliquant sur leur pseudo :
Chroniqueuses du tome 1
AcrO
Olya
Ptitetrolle
Lune
Dup
Roz

Chroniqueuses de l'Intégrale ;)
Phooka
Cerisia 

Elo 
Pat

jeudi 29 décembre 2011

Harry Potter, tome 7 : Harry Potter et les Reliques de la Mort de J.K. Rowling

Si vous avez suivi ce blog cette année, vous savez que dans le cadre d'une lecture commune j'ai décidé de relire les 7 tomes de notre sorcier préféré. Voici venir donc, avec cette fin d'année, le dernier opus de la saga de Harry Potter que j'affectionne tant. C'est encore une fois en larmes, que j'ai terminé ce livre car, il faut bien le dire, ce dernier tome signe majestueusement la fin de cette série.
J'ai également pu apprécier les deux derniers films qui clôturent la série et ce ne sont pas les moins bons ^^.


Détails du livre
  • Titre VO : Harry Potter, book 7 : Harry Potter and the Deathly Hallows
  • Traduction : Jean-François Ménard
  • Broché: 850 pages
  • Editeur : Gallimard jeunesse (26 octobre 2007)
  • Collection : HORS SER LITTER
  • ISBN-13: 978-2070615360
Quatrième de couverture

Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D'épreuves en révélations, le courage les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal. Avec le dénouement de l'héroïque histoire de Harry Potter, J.K. Rowling signe un chef-d'œuvre d'une grande humanité et d'une maîtrise incomparable.

Un extrait

C’était Ginny. Ron s’immobilisa brusquement mais Hermione le prit par le bras et l’entraîna avec elle en haut des marches. Un peu inquiet, Harry suivit Ginny dans sa chambre.
Il n’y était encore jamais entré. Elle était petite mais lumineuse. Une grande affiche des Bizarr’ Sisters ornait l’un des murs et une image de Gwenog Jones, capitaine de l’équipe exclusivement féminine des Harpies de Holyhead, était accrochée au mur d’en face. Il y avait un bureau devant la fenêtre ouverte qui donnait sur le verger où, l’année précédente, Ginny et lui avaient joué au Quidditch en double, avec Ron et Hermione. L’endroit était maintenant occupé par un grand chapiteau d’un blanc nacré. L’étendard doré qui flottait à son sommet était au niveau de la fenêtre.
Ginny regarda Harry dans les yeux, prit une profonde inspiration et dit :
- Joyeux anniversaire.
- Ouais… merci.
Elle le fixait sans ciller. Lui, en revanche, avait du mal à soutenir son regard. C’était comme s’il avait une lueur éclatante devant les yeux.
- Jolie vue, dit-il d’une voix faible en montrant la fenêtre.
Elle ne prêta aucune attention à sa remarque et il ne pouvait lui en vouloir.
- Je ne savais pas quoi t’offrir, dit-elle.
- Tu n’es pas obligée de me faire de cadeau.
Cette fois encore, elle ignora sa réponse.
- Je ne savais pas ce qui te serait utile. Rien de trop grand parce que tu ne pourrais pas l’emporter avec toi.
Il se risqua à lui jeter un regard. Elle n’avait pas les larmes aux yeux. C’était l’une des nombreuses et merveilleuses qualités de Ginny, elle pleurait rarement. Souvent, il se disait que le fait d’avoir six frères avait dû l’endurcir.
Elle s’avança d’un pas vers lui.
- J’ai donc eu l’idée de t’offrir quelque chose pour que tu te souviennes de moi, au cas, par exemple, où tu rencontrerais une Vélane pendant que tu seras parti faire je ne sais quoi.
- Pour être franc, je ne crois pas que j’aurai beaucoup d’occasions d’inviter des filles à dîner, là où je serai.
- C’est l’espoir que j’avais, murmura-t-elle.
Elle l’embrassa alors comme jamais elle ne l’avait embrassé auparavant, et Harry lui rendit son baiser, se laissant envahir par une délicieuse sensation d’oubli que jamais le whisky Pur Feu n’aurait pu lui procurer. La seule réalité qui comptait au monde, c’était elle. Ginny. Il la sentait contre lui, une main au creux de son dos, l’autre caressant ses longs cheveux au parfum suave.
Derrière eux, la porte s’ouvrit soudain à la volée. Ils sursautèrent, s’écartant l’un de l’autre.
- Oh, dit Ron, fort à propos. Désolé.
- Ron !
Hermione était juste derrière lui, légèrement essoufflée. Il y eut un silence tendu puis, d’une petite voix, Ginny lança.
- En tout cas, joyeux anniversaire, Harry.

Mon avis

Depuis deux mois, depuis ma lecture du sixième tome, une chose me turlupinait. Je n'arrivait pas à retrouver le septième horcruxe. Je les énumérais, un par un les comptais, et toujours, un il me manquait. Maintenant j'ai compris pourquoi !!! La liste n'en compte que six !!! Je ne l'oublierai plus ... Jusqu'à ce que je l'oublie de nouveau, et là, il sera temps pour moi de relire toute la saga encore une fois (je ne les compte plus, contrairement aux horcruxes^^)

Bref, cela a été un réel plaisir de me replonger dans ce tome, a fortiori dans toute la série (merci encore une fois à Kayleigh pour avoir organiser la lecture commune des 7 tomes au fil de cette année 2011). De JK Rowling j'ai tout aimé : le style, l'imagination, les rebondissements. Je l'admire d'avoir réussi à maintenir le fil conducteur du premier au septième tome. Elle est cohérente de bout en bout et quand on pense que l'écriture s'est étalée sur plus de 10 ans, je lui tire mon choipeau ... Magique !

Cette fois, l'histoire ne se passe pas à Poudlard car Harry fait l'école buissonnière. Mais il a une bonne raison : il a une mission. Aidé de Ron et d'Hermione, il va traquer l'âme de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Voilà le fil conducteur de ce dernier tome. Cependant, comme à chaque fois, l'auteure va le mêler à d'autres fils accessoires mais tellement essentiels, donnant une fin en apothéose à cette saga. On va donc, pour ce faire en apprendre beaucoup plus qu'on ne voudrait sur la vie de Dumbledore, découvrir ce qui se cache derrière les reliques de la Mort, comprendre (enfin !) le détestable Rogue, visiter le ministère de la magie ou encore Gringotts de fond en comble ... Bref, pas de répit pour Harry, ni pour le pauvre lecteur qui trouvera enfin toutes les réponses à ses questions dans cet ultime opus !
Une fois sorti du 4 privet drive et jusqu'à la visite à Gringotts, la lecture est un peu longuette, malgré quelques épisodes mouvementés, mais cela permet également à l'auteur de peaufiner ses personnages, et aussi de faire durer le plaisir. D'ailleurs, il ne me semble pas avoir remarqué ces longueurs lors de mes précédentes lectures.

Ce tome est plein d'émotions. J'ai encore réussi à pleurer plusieurs fois à chaudes larmes alors que je l'avais déjà lu plusieurs fois. Cette lecture a fait remonter en moi des tas d'émotions liées à ma propre vie et c'est certainement la plus belle forme de magie de JK Rowling !

Les personnages prennent dans ce livre toute leur dimension, que ce soit Harry, Hermione ou Ron, mais encore d'autres personnages plus secondaires comme Lupin qui accepte sa paternité ou Fleur qui devient, malgré elle, un peu comme madame Weasley, je ne saurai les citer tous ...
Alors que je n'avais pas vraiment apprécié Ron dans les tomes précédants, je trouve qu'il est ici exceptionnel, jusqu'à cet éclair de génie à propos des elfes de maison qui lui vaudra sa plus belle récompense
On revient enfin sur les personnages de Dumbledore ou encore de Rogue et l'on comprend qu'une vie ne peut être faite uniquement de blanc ou de noir, mais qu'il s'agit plutôt d'un mélange dont la teinte ne dépend en fait que de notre libre arbitre.
Le final du livre est formidable. Impossible de lâcher le livre avant la fin. Aussitôt qu'on a mis les pieds à Poudlard, qu'on ne peut plus s'en dépêtrer. Il nous faut découvrir ce qui va arriver à la toute fin.

J'ai l'impression que cette chronique est toute biscornue, car une chose en amenant une autre, je n'arrive pas à réfréner l'ardeur de mes doigts qui sont sans doute sous le charme magique qui s'appelle Harry Potter. J'espère qu'elle vous plaira tout de même. Elle vient du cœur !

Les films

J'ai vraiment beaucoup apprécié les deux films. J'ai l'impression qu'ils sont plus complets que les précédents. Je pense que le fait d'avoir fait deux films au lieu d'un a permis de miser sur la qualité. Il y aurait trop eu à dire pour un seul film. J'ai eu des frissons tout du long. J'ai d'ailleurs très envie de les re-re-garder. Dommage tout de même que la trame sur Dumbledore ait été complètement absente des films. Cela aurait très certainement été un plus.


Cette lecture a été faite dans le cadre d'une lecture commune organisée par Kayleigh. Vous pouvez aller lire les billets de mes co-lecteurs en cliquant sur leurs noms : Kayleigh, Pommette, revelation, Harmony Petite Sorcière, ptitelfe, tidyup95, achille49, Vozrozhdenyie, Céline031, Avalon, cerisia, Odwy, Marmotte, sevmarguerite, furby71, Simi, Minidou, Writirl, Sandra, Can_diice, Ollie, Errol, Cathy.

Ce livre compte pour le challenge regardes ce que tu lis (10/7)

mercredi 2 novembre 2011

Harry Potter, tome 6 : Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé de J.K. Rowling

Et voilà mon sixième rendez-vous avec Harry Potter qui se termine et qui me laisse encore plus impatiente de me retrouver au septième. J'ai redécouvert ce tome que j'ai vraiment beaucoup apprécié. Finalement ce sera un de mes préférés, s'il peut y en avoir !
J'ai également vu le film dans la foulée. Je l'avais vu une fois, sans vraiment le voir (faites des gosses qu'ils disaient) et j'ai pu l'apprécier, quand bien même les écarts entre le livre et le film sont des gouffres !


Détails du livre
  • Titre VO : Harry Potter, book 6 : Harry Potter and the Half-Blood Prince (2005)
  • Traduction : Jean-François Ménard
  • Relié: 714 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse; Édition : GALLIMARD (1 octobre 2005)
  • Collection : Hors-série Littéraire
  • ISBN-13: 978-2070572670
Quatrième de couverture

Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner.

Un extrait

Dumbledore revint dans la pièce et Slughorn sursauta comme s’il avait oublié qu’il était dans la maison.
- Ah, tu es là, Albus, dit-il. Tu es resté absent longtemps. Des problèmes d’estomac ?
- Non, je lisais simplement des magazines moldus, répondit Dumbledore. J’adore ces modèles de tricot. Mais je crois que nous avons suffisamment abusé de l’hospitalité d’Horace, Harry, il est temps de nous en aller.
Sans se faire prier, Harry se leva d’un bond. Slughorn sembla pris au dépourvu.
- Vous partez ?
- Oui. Quand une cause est perdue, je sais le reconnaître.
- Perdue…
Slughorn parut s’agiter soudain. Il tourna ses pouces boudinés et se dandina sur place en voyant Dumbledore attacher sa cape de voyage et Harry remonter la fermeture éclair de son blouson.
- Je suis désolé que tu n’aies pas accepté ce poste, Horace, continua Dumbledore qui lui adressa un signe d’adieu de sa main valide. Poudlard aurait aimé te voir revenir en son sein. Malgré le renforcement considérable de nos mesures de sécurité, tu seras toujours le bienvenu si tu décides de nous rendre visite.
- Eh bien… C’est très aimable à toi… Comme je le dis toujours…
- Alors, au revoir.
- Au revoir, dit Harry.
Ils avaient atteint la porte d’entrée lorsqu’un cri retentit derrière eux :
- D’accord, d’accord, j’accepte !
Dumbledore se retourna et vit Slughorn debout sur le seuil du salon, le souffle court.
- Tu veux bien sortir de ta retraite ?
- Oui, oui, répondit Slughorn d’un ton impatient. Je dois être fou mais c’est d’accord.
- Merveilleux, s’exclama Dumbledore, le visage rayonnant. Dans ce cas, Horace, nous te reverrons le 1er septembre.
- Oui, sûrement, grogna Slughorn.

Mon avis

Comme d'habitude j'ai trouvé le style de JK Rowling parfait, sauf peut-être pour les redondances liées aux affres de l'amour mais surtout de la jalousie (venant de Hermione et de Harry). Même si cela est sans doute nécessaire pour un livre jeunesse avec de jeunes protagonistes visant au moins un public jeunesse. Ils ont encore l'innocence pour cela ;).

J'ai beaucoup aimé le mélange des différentes intrigues qui s'entremêlent dans ce tome : le passé de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, le prince de sang-mêlé et les soupçons de Harry vis à vis de Malefoy. L'action n'est que peu présente dans ce tome mais cela ne m'a vraiment pas gênée, surtout quand le final du livre est si ... Whaouuuu !!! J'en ai encore pleuré à chaudes larmes pendant toute la fin de la lecture du livre, mais aussi pendant toute la fin du visionnage du film.

Harry se retrouve bien seul dans ce tome, Hermione et Ron ne sont qu'accessoires, tout comme Hagrid et Rogue (enfin presque !). Je pense que cela permet à l'auteur de se recentrer sur l'histoire, d'approfondir les personnages de Harry, de Dumbledore et de ... vais-je oser le dire... Voldemort. Mais surtout cela va permettre de donner les derniers indices nécessaires au grand final où nos trois héros œuvreront de concert pour vivre ou bien mourir. Le personnage de Ginny est aussi plus présent et bien mis en valeur.

D'habitude je pars sans me rappeler qui est le prince de sang-mêlé (vive ma mémoire d'éléphant). Cette fois, et c'est une première, je m'en souvenais et c'est peut-être pour cela que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce 6ème et avant dernier tome. Je suis maintenant sur les dents, le temps d'attendre ma lecture du 7ème tome ! Vais-je craquer avant le 28 décembre ?

Le film

Tout comme le livre, j'ai beaucoup aimé le film, même si celui-ci n'a presque plus rien à voir avec le livre. Il y a même une scène d'action complètement inventée qui est ajoutée dans le film lors de Noël.
Pour une fois, je n'ai pas trouvé l'acteur de Ron complètement idiot et j'ai également beaucoup aimé l'acteur qui joue le professeur Horace Slughorn. J'ai adoré la scène, pourtant brève dans la boutique des jumeaux Weasley. Ici aussi je suis impatience de découvrir les 2 parties du 7ème tome.


Cette lecture a été faite dans le cadre d'une lecture commune organisée par Kayleigh. Vous pouvez aller lire les billets de mes co-lecteurs en cliquant sur leurs noms : Kayleigh, Pommette, revelation, Harmony Petite Sorcière, ptitelfe, tidyup95, achille49, Vozrozhdenyie, Céline031, Avalon, cerisia, Odwy, Marmotte, sevmarguerite, furby71, Simi, Minidou, Writirl, Sandra, Can_diice, Ollie, Errol, Cathy.

Ce livre compte pour deux challenges : le big-challenge livraddict (18/40) et regardes ce que tu lis (7/7).