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lundi 30 avril 2012

La Fille de papier de Guillaume Musso


Une petite chronique pour finir le mois d'avril sans avoir trop l'impression d'avoir laissé la flemme remporter le match sur mes chroniques à écrire (trop de livres lus ce mois ci). La fille de papier est le deuxième livre de cet auteur que je lis, et tout comme avec le premier j'ai été sans aucun mal prise dans l'histoire. Ce livre m'a plu, malgré un commencement un peu lent, même si j'ai beaucoup aimé l'idée du mélange mails / coupures de journaux pour nous faire découvrir l'état des lieux du début de roman. Merci à mon amie qui m'a offert ce beau moment de détente. J'espère qu'elle appréciera aussi.


Détails du livre
  • Pocket Book: 376 pages
  • Editeur : Pocket (31 mars 2011)
  • Collection : Litterature
  • ISBN-13: 978-2266214827
Quatrième de couverture

                                 « Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue
                                  sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.
                                  — D’où sortez-vous ?
                                  — Je suis tombée.
                                  — Tombée d’où ?
                                  — Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! »

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d'inspiration, voit surgir dans sa
vie l’héroïne de ses romans.
Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.
Impossible ? Et pourtant…
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel...

Un extrait

Un bruit de verre brisé me tira de mon cauchemar. J'ouvris les yeux dans un sursaut. La chambre était plongée dans l'obscurité et la pluie frappait contre les vitres.
Je me redressai péniblement, la gorge sèche. J'étais fiévreux et trempé de sueur. Je respirais difficilement, mais j'étais toujours vivant.
Je jetai un coup d'œil au radio-réveil :

03 : 16

Il y avait de l'agitation au rez-de-chaussée et j'entendais distinctement les persiennes claquer contre le mur.
J'essayai d'allumer la lampe de chevet, mais comme souvent, l'orage avait fait sauter le courant sur Malibu Colony.
Je me levai avec difficulté. J'avais des nausées et la tête lourde. Mon cœur cognait dans ma poitrine comme si je venais de courir le marathon.
Pris de vertiges, je dus m'appuyer contre le mur pour ne pas chuter. Les somnifères ne m'avaient peut-être pas tué, mais ils m'avaient expédié dans des limbes d'où je n'arrivais pas à m'extirper. Mes yeux surtout m'inquiétaient : c'était comme si on les avait rayés et ils me brûlaient tellement que j'avais du mal à les garder ouverts.
Torturé par la migraine, je me fis violence pour descendre les quelques marches en me tenant à la rampe. À chaque pas, j'avais l'impression que mon estomac se retournait et que j'allais vomir au milieu des escaliers.
Dehors, la tempête faisait rage. Sous le feu des éclairs, la maison ressemblait à un phare au milieu d'une tempête.
Arrivé en bas des marches, je constatai les dégâts : le vent s'était engouffré par la baie vitrée restée grande ouverte, renversant au passage un vase en cristal qui s'était brisé sur le sol, et la pluie torrentielle commençait à inonder mon salon.
Et merde !
Je me hâtai de refermer la vitre et me traînai dans la cuisine pour dénicher une boîte d'allumettes. C'est en revenant dans le séjour que je sentis soudain une présence suivie d'une respiration.
Je fis volte-face et…

Mon avis

Comme je le disais plus haut, le roman commence par un état des lieux raconté par un mélange de mails et de coupures de journaux. Même si j'ai beaucoup aimé l'idée, j'ai trouvé que cela ralentissait le rythme du livre car trop long. D'ailleurs, ayant d'autres livres à lire en urgence, je me suis arrêtée de lire le livre après cette partie pour le reprendre et ne plus le quitter quelques semaines plus tard.

Le style de l'auteur est fluide et prenant. une fois prise dans ses filets, je n'ai pu que poursuivre ma lecture jusqu'au bout. L'histoire, qui  est un mélange de romance et de fantastique, est vraiment originale, et malgré des ficelles trop faciles, je me suis complètement laissée prendre au jeu de ce mélange. Le thème de l'amitié inconditionnelle fait de ce roman un livre qui a réussi à me toucher. J'ai également beaucoup aimé l'histoire dans l'histoire du livre perdu qui voyage malgré lui et qui rassemble toujours malgré lui espoirs, regrets et envies.

Les personnages de ce livre sont plus ou moins touchants quand bien même ils sont pour la plupart très stéréotypés, mais j'ai beaucoup aimé leurs interactions. L'amitié, l'amour, les regrets , l'espoir et la mort sont des thèmes qu'on retrouve dans ce livre.

En conclusion, j'ai apprécié ce livre pour beaucoup de raisons et malgré le fait que les personnages soient stéréotypés : une belle échappée dans le monde ou le bien gagne toujours contre le mal ;)

mardi 13 mars 2012

La Septième Vague de Daniel Glattauer

Après avoir fini "Quand souffle le vent du nord", j'ai sauté sur la suite (heureusement que je suis prévoyante, sinon j'aurai vraiment eu beaucoup de mal à patienter jusqu'à l'arrivée de "La septième vague" qui n'est pas qu'un prolongement des mails entre Leo et Emmi mais bien une véritable suite de leur relation. Toujours rédigée en mails, je me suis délectée de ceux-ci, particulièrement de ceux de Leo. J'ai parfois ri, parfois pleuré mais toujours ressenti
Comme le premier tome, la septième vague est un coup de cœur.
Je n'ai pas encore eu le temps de chercher si Daniel Glattauer a écrit d'autres livres, mais je vais m'y intéresser de près, très près même ^^.


Détails du livre
  • Titre VO : Alle sieben wellen
  • Traduction :
  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Grasset (6 avril 2011)
  • Collection : Littérature Etrangère
  • ISBN-13: 978-2246765813
Quatrième de couverture

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer !

Un extrait

Vers minuit
Objet : Toi
Cher Leo, cette fois c'est moi qui te remercie (la première). Merci pour l'après-midi. Merci de m'avoir laissée jeter un œil, par une petite fente dans ton armoire à sentiments. Ce que j'ai pu voir m'a convaincu que tu étais celui que tes mails laissent deviner. Leo, je t'ai reconnu. Je t'ai retrouvé. Tu es le même. Tu es une seule et même personne. Tu es vrai. Je t'aime beaucoup ! Dors bien.

20 min plus tard
RÉP :
Chère Emmi, sur la paume de ma main gauche, à peu près au milieu, là où la ligne de vie, gênée par deux arcs de chair, se dirige vers l'artère, il y a un point de repère. Je le contemple, mais je ne le vois pas. Je le fixe, mais il est impossible à retenir. Je ne peux que le ressentir. Je le sens même avec les yeux fermés. Un point de repère. Je le ressens si fort que j'en ai le vertige. Quand je me concentre sur lui, son effet se déploie jusque dans mes orteils. Il me picote, il me chatouille, il me réchauffe, il me bouleverse. Il me fouette le sang, il contrôle mon pouls, il fixe mon rythme cardiaque. Et dans ma tête, il déploie son effet enivrant comme une drogue, il amplifie mon état de conscience, il élargit mon horizon. Un point de repère. Je pourrais rire de bonheur tant il me fait de bien. Je pourrais pleurer de joie de le posséder, d'en être empli et comblé jusqu'au profond de mon être.
Chère Emmi, sur la paume de ma main gauche, à l'endroit de ce point de repère, un incident s'est produit cette après-midi dans un café, il devait être environ 16 heures. Ma main a voulu attraper un verre d'eau. Les doigts d'une autre d'une délicate main ont jailli face à elle, ont tenté de freiner, tenté de se dérober, d'éviter la collision. Ils y sont presque arrivés. Presque. La douce phalange d'un doigt en mouvement s'est posée pendant une fraction de seconde sur la paume de ma main tendue vers le verre. Il y a eu un tendre frôlement. Je l'ai conservé. Personne ne peut me le prendre. Je te sens. Je te connais. Je te reconnais. Tu es la même. Tu es une seule et même personne. Tu es vraie. Tu es mon point de repère. Dors bien.

Mon avis

J'ai lu ce roman épistolaire tout juste à la suite du premier opus, dont la fin m'a laissée sans voix ! Mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis précipitée vers ma bibliothèque où était rangée la suite (je sais parfois être prévoyante, merci amis bloggeurs qui avaient prévenu dans leurs billets de ne pas commencer le premier sans avoir acheté le second ^^). Bref, Léo s'est enfuit à Boston et est injoignable, puisque son adresse mail est indisponible. Emmi se retrouve donc à monologuer jusqu'au jour où ... Léo refait son apparition.

La suite est dans la même veine que le premier tome : les échanges sont savoureux, plein d'esprit mais dans ce tome, les deux correspondants vont se rencontrer de visu. Cependant, le lecteur n'aura de ces rencontres que les réactions par e-mails de nos deux acteurs face à ces rendez-vous. Le roman reste à 100% épistolaire. Je pense que cette façon de faire sauve le livre de la mièvrerie qui aurait pu apparaître si le lecteur avait assisté aux rencontres entre Emmi et Leo.

J'ai, tout comme avec le premier tome, adoré le style de ce livre, même si encore et toujours j'ai préféré les mails de Leo : il est difficile de ne pas tomber sous son charme. Mais la vraie question est : Existe-t-il un Leo dans notre monde réel ? 

J'ai également beaucoup aimé la tournure que prend les événements dans ce roman, même si, à de rares moments, on a l'impression de tourner en rond. Nos deux correspondants jouent avec les mots, quand ils ne jouent pas avec le feu. Entre Leo et son vin et Emmi et ses Whiskeys, il est assez difficile de rester sage, quand bien même ce n'est qu'à l'écrit. Tout ceci fait que l'on s'attache beaucoup aux personnages.

Dommage toutefois que le quatrième de couverture en dise autant.

En conclusion : deux livres à lire absolument (de préférence -à mon avis- l'un à la suite de l'autre, comment faire autrement ?). Je les trouve très originaux et plein d'esprit. Je les ai totalement dévoré et je suis sûre de me faire plaisir en les relisant dans quelques temps.

mercredi 29 février 2012

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

Lors du 1er anniversaire de ce blog, j'ai mis en jeu des livres en proposant des lectures communes aux gagnants. C'est chose faite pour ce livre qui est pour moi un très gros coup de cœur
D'ailleurs, après la lecture des 30 premières pages, j'ai acheté ce livre à une amie et une fois terminé, je l'ai aussi offert à ma mère, qui n'a plus qu'une hâte lire la suite ^^.


Détails du livre
  • Titre VO : Gut gegen Nordwind
  • Traduction :
  • Poche: 348 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (30 mars 2011)
  • Collection : Littérature & Documents
  • ISBN-13: 978-2253157304
Quatrième de couverture

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Léo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Léo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Léo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

Un extrait 

Le jour suivant
Objet : Me froisser
Cher Léo, j’abandonne le « Leike ». Vous pouvez donc oublier le « Rothner ». J’ai trouvé vos mails d’hier tout à fait savoureux, je les ai lus plusieurs fois. J’aimerais vous faire  un  compliment.  Je  trouve  fascinant  que  vous  soyez capable d’engager la conversation avec une personne que vous  ne  connaissez  pas  du  tout,  que  vous  n’avez  encore jamais vue et que vous ne verrez probablement jamais, de qui vous n’avez rien à attendre, et cela sans savoir si elle vous  répondra  de  la  même  manière.  C’est  une  attitude atypique  chez  les  hommes,  que  j’apprécie  chez  vous.  Je voulais    commencer    par    vous    dire    cela.    Bien,    et maintenant je voudrais aborder quelques points :
1. Vous avez une psychose avancée des mails de vœux groupés.  Où  l’avez-vous  attrapée  ?  Il  semble  que  l’on vous  vexe  à  mort  quand  on  vous  souhaite  un  «  joyeux Noël  et  une  bonne  année  ».  Bien,  je  vous  promets  que  je ne   le   ferai   plus,   plus   jamais   !   Du   reste,   je   trouve extraordinaire  que  vous  pensiez  être  capable  de  déduire l’âge  de  quelqu’un  d’un  «  joyeux  Noël  et  bonne  année  ». Aurais-je eu dix ans de moins si j’avais dit « joyeux Noël et heureuse année » ?
2.  Désolée,  cher  Léo  le  psychologue  du  langage,  mais croire qu’une femme ne peut pas avoir moins de 20 ans si elle  n’utilise  pas  «  cool  »,  «  chanmé  »  et  «  grave  »  me semble une attitude un peu naïve et pontifiante. Non pas que j’essaie, quand j’écris ceci, de vous faire croire que j’ai moins de 20 ans. Mais sait-on jamais ?
3. J’écris comme si j’avais 30 ans, dites-vous. Mais une trentenaire  ne  lit  pas  Like,  dites-vous  encore.  Je  vous explique cela volontiers : j’avais pris l’abonnement à  Like pour ma mère. Alors, qu’en dites-vous ? Est-ce que, tout compte fait, je suis plus jeune que mes mails ne le laissent penser ?
4. Après cette question fondamentale, je m’en vais. J’ai malheureusement   un   rendez-vous.   (Préparation   à   la confirmation ? Cours de danse ? Manucure ? Thé avec des amies ? Je vous laisse choisir.) Bonne fin de journée Léo !Emmi.

Trois minutes plus tard
RE :
Ah oui, Léo, je vais vous divulguer un secret : pour la pointure,  vous  n’étiez  pas  très  loin.  Je  fais  du  37.  (Mais pas  besoin  de  m’offrir  des  chaussures,  j’ai  déjà  tout  ce qu’il faut.)

Trois jours plus tard
Objet : Un manque
Cher  Léo,  quand  vous  ne  m’écrivez  pas  pendant  trois jours, j’ai deux réactions : 1. Je suis étonnée. 2. Je ressens un  manque.  Ce  n’est  pas  très  agréable.  Faites  quelque chose ! Emmi.

Le jour suivant
Objet : Enfin envoyé !
Chère  Emmi,  pour  ma  défense,  je  vous  ai  écrit  des mails tous les jours, mais je ne les ai pas envoyés. Non, au contraire, je les ai tous effacés. Je suis arrivé à un moment délicat de notre dialogue. Elle, cette Emmi qui chausse du 37, commence peu à peu à m’intéresser plus que le cadre de  notre  discussion  ne  le  permet. Et  quand  elle,  cette Emmi qui chausse du 37, déclare sans préambule : « Nous ne  nous  verrons  probablement  jamais  »,  elle  a  bien  sûr tout à fait raison, et je partage son point de vue. Je trouve cela très très intelligent de partir du principe que nous ne nous   rencontrerons   pas.   Je   ne   veux   pas   que   notre conversation  tombe  au  niveau  d’une  discussion  de  petite annonce ou de chatroom. 
Bien,  et  maintenant  j’envoie  enfin  mon  mail,  pour qu’elle,  cette  Emmi  qui  chausse  du  37,  ait  au  moins quelque  chose  de  moi  dans  sa  boîte.  (Je  sais  que  le contenu  n’est  pas  très  palpitant,  mais  ce  n’est  qu’un fragment  de  ce  que  je  voulais  vous  écrire.)  Je  vous embrasse, Léo.

Mon avis

Comme d'habitude, je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce livre. Je me l'étais procuré après avoir lu des avis élogieux, mais comme d'habitude, je n'avais pas lu le résumé du livre. J'ai donc été surprise de voir que ce roman épistolaire était constitué de mails. J'oublie certainement l'époque dans laquelle nous vivons.
En tous les cas, cela donne un roman très fluide, très dynamique. J'ai vraiment eu du mal à faire des pauses dans ce livre, je me disais à chaque fois, encore quelques pages...

J'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire que raconte ce livre, d'autant que je ne m'attendais vraiment pas à ça. Ce livre m'a fait remonter plusieurs années en arrière, lors de ma période geek accro aux jeux en ligne, période où j'ai rencontré des amis vraiment sympathiques dont je ne connaissais rien, des confidents qui ne me connaissaient pas et très certainement un genre d'âme sœur qui finissait mes phrases lorsque je les commençais. Ce qui explique pourquoi ce livre m'a tant touché : il est vraiment très réaliste.

Depuis un moment déjà, j'ai tourné le dos à cette vie pour privilégier ma vie réelle car comme le démontre très bien mon expérience et ce livre, il est presque impossible de concilier vie réelle et vie virtuelle car très vie l'une prendra le dessus sur l'autre, souvent la plus facile, la plus pratique, celle où l'on a moins de responsabilité et il est très difficile de faire marche arrière.

Je me suis vraiment attachée à ces deux personnages. Léo sort d'une relation difficile et Emmi est mariée et "heureuse en ménage" (les guillemets ne sont pas de moi, mais de Léo Leike!).
Leur dialogue est vraiment très rafraîchissant. Il peut parler de tout et de rien comme de choses importantes, il sera toujours captivant. Le style de l'auteur, bien que restant dans la limite de l'e-mail est vraiment très poétique. Tout comme Emmi, je suis tombée amoureuse des mails de Léo Leike !!! Les mails d'Emmi sont totalement différents mais tout aussi accrocheurs.

La relation entre ces deux personnages est vraiment addictive. On est loin d'un roman à l'eau de rose. il s'agirait plutôt d'un essai confrontant vie réelle et vie virtuelle. Les textes sont le plus souvent bâtis de façon très intelligente. C'est une dégustation de mots, d’idées, de concepts !

Je n'ai toujours pas trouvé quelle était la bonne Emmi (l'originale, celle à la forte poitrine ou bien encore celle aux yeux bridés), je ne sais pas si j'ai laissé passer un indice ou bien si l'auteur a voulu laisser le lecteur dans l'ignorance. Et vous savez-vous laquelle des trois est la bonne ?

On retrouve évidemment dans ce livre le thème de la rencontre sur internet, mais pas seulement. On voit également comment il est plus facile de converser sur sa vie avec des "inconnus", comment cette conversation peut prendre une ampleur telle que la vie réelle s'efface, voire même se fait complètement oublier. Enfin, on peut voir combien ce dialogue peut être salvateur pour l'âme mais destructeur envers nos idéaux.

Si je devais retenir une seule chose de ce livre, ce serait à coup sûr la fin, que dis-je la FIN. Car oh mon dieu... Quelle FIN ! Heureusement j’avais la suite sous la main. D'ailleurs personne chez moi n'a encore compris pourquoi un jour, j'ai traversé le salon comme une folle, attrapé un livre dans la bibliothèque et replongé avec sous les couvertures !


En conclusion, un très gros coup de cœur pour moi ! Le livre fût très vite avalé, la suite aussi (je ne suis quasi ressortie des couvertures, une fois le second tome terminé ^^)

Je vous invite à découvrir l'avis de mes  co-lecteurs en cliquant sur leurs pseudo : Agnes, Vepug, Céline031, Lau1307, Arcaalea, Gummis, Ayma, Petitepom

samedi 18 février 2012

Simple de Marie-Aude Murail

J'ai rencontré cette auteure au travers de Miss Charity, un de mes plus gros coups de cœur de l'année 2010. Depuis tout ce temps, ce petit livre s’ennuie dans ma PAL et malgré les très belles chroniques que j'ai pu lire dessus, je n'ai jamais eu l’occasion de l'en sortir. C'est chose faite : monsieur Pinpin est sorti de sa boîte et j'ai pu enfin faire la connaissance de Simple.
Ce livre, tout en douceur et en tendresse, n'est pas sans me rappeler une autre très belle découverte : Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris. Entre rires et larmes, Simple est un livre qui m'a énormément touchée. C'est mon deuxième coup de cœur de l'année 2012 !


Détails du livre
  • Broché: 206 pages
  • Editeur : École des loisirs; Édition : L'ECOLE DES LOISIRS (20 août 2004)
  • Collection : Médium
  • ISBN-13: 978-2211074698
Quatrième de couverture

Simple dit " oh, oh, vilain mot " quand Kléber, son frère, jure et peste.
Il dit " j'aime personne, ici " quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple.
Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.

Un extrait

Après avoir avalé un kilo de nouilles à eux deux, ils se retrouvèrent dans la minuscule chambre que la grand-tante avait mise à leur disposition. Kléber sortit son téléphone portable. Simple l'épiait toujours.
- T'as un téphélone, toi, dit-il d'un ton d'envie. Pourquoi j'ai pas un téphélone ?
- Parce que tu es trop petit, répondit distraitement Kléber. Alors, 01... 48...
- 12, 3, B, 1000, 100.
Kléber se passa la main sur le front. son frère l'avait encore embrouillé. De toute façon, à quoi bon appeler leur père ? Monsieur Maluri ne connaissait qu'une solution : l'institution. Il lui dirait de remettre Simple à Malicroix.
- Coucou ! fit une voix malicieuse.
Simple, assis en tailleur sur le lit, cachait quelque chose derrière lui. Il répéta "coucou" sur un ton prometteur. deux oreilles de tissus flasque et grisâtre dépassèrent de son dos. Il les agita.
- Manquait plus que lui, marmonna Kléber.
- C'est qui ?
- Je ne sais pas.
Il fallait faire durer le plaisir.
- C'est avec "in" dedans, dit Simple.
- C'est un lutin ?
- Non !
- C'est un requin ?
Simple s'étouffait de rire.
- C'est monsieur Pinpin ?
- Ouiiii ! hurla Simple en brandissant un vieux lapin en peluche dont les oreilles avaient la tremblote.

Mon avis

Il est, à mon sens très difficile de ne pas aimer ce livre car il est difficile de ne pas se prendre d'affection pour ces deux frères que tout oppose mais qui ne sont rien l'un sans l'autre. Les personnages sont en effet, les pions majeurs de ce livre, bien que j'aime également beaucoup le style fluide et dynamique de Marie-Aude Murail.

L'histoire est simple : ce sont deux frères qui réclament le droit de vivre ensemble. Alors que le plus vieux a 21 ans et est handicapé mental, le plus jeune est au lycée et souhaite devenir le pivot de famille, mais c'est loin d'être facile. Saura-t-il jouer ce rôle, quitte à perdre sa liberté ou son indépendance ? Quel est le regard des gens et les réactions autour de Simple ? Autant de questions dont on trouve quelques pistes de réponse à travers ce petit livre. 

La relation entre les deux frères est vraiment le cœur de cet ouvrage. On peut deviner toutes les émotions par lesquelles passe chacun des deux frères, que ce soit les bonnes comme les mauvaises car on a beau vouloir faire le bien, il n'est jamais facile d'abandonner ses envies, ses plaisirs voire même sa vie pour aider autrui, quand bien même il serait votre frère.
On voit donc Kléber (le jeune frère) se débattre avec l'équilibre qu'il essaie de mettre en place, on voit Simple qui vit sa vie sans se poser de question, qui suit les conseils souvent mal avisés de son conseiller le plus précieux monsieur Pinpin ou encore qui par moment est extrêmement touchant d'intelligence !
Les personnages secondaires sont également remarquables, chacun avec son histoire, chacun avec ses doutes et ses espoirs. J'ai beaucoup aimé Enzo qui sans l'air de rien mène son petit bout  de chemin au contact de Simple, de même que monsieur Villedieu.

Les thèmes qu'on trouve dans ce livre jeunesse sont la tolérance, le handicap, le regard des autres, autant de thèmes difficiles et importants qui peuvent et/ou doivent être abordés lors de cette période de la vie.

Un très beau coup de cœur qui entre rires et larmes met du baume sur notre cœur contre les intempéries de l'hiver mais aussi de la vie ! 

Ce livre compte pour le big challenge livraddict 2012 (3/15) et le baby-challenge jeunesse 2012 (7/20)

vendredi 29 juillet 2011

Bernard de David Foenkinos

Sur ma lancée "David Foenkinos", j'ai lu Bernard un petit livre d'une quarantaine de pages qui raconte comment un banquier, âgé de 50 ans, se retrouve à habiter chez ses parents. Le livre était plutôt bien noté sur Livraddict et j'ai donc, malgré son coût de 10 euros (pour 44 pages, rappelons-le), commandé puis lu ce livre que j'ai bien aimé mais sans plus.


 Détails du livre
  • Broché: 45 pages
  • Editeur : Les Editions du moteur (7 janvier 2010)
  • Collection : Histoire courte
  • ISBN-13: 978-2918602019
Quatrième de couverture

Bernard ne sait pas bien comment c'est arrivé mais, à cinquante ans, le voilà obligé de retourner vivre chez ses parents.

Un extrait

Je suis rentré à la maison, enfin je veux dire chez mes parents, encore plus mal que les jours précédents. Y aura-t-il une fin à ma dérive ? Ma mère m'a annoncé qu'elle m'avait acheté des chaussons. Les mêmes chaussons que mon père. Pour lui faire plaisir, j'ai aussitôt marché u peu avec, jusqu'au salon où mon père regardait une de ses émissions cultes Des chiffres et des lettres. C'était au tour des chiffres. D'une manière mécanique, j'ai énoncé le calcul à voix haute. Mon père a tourné la tête vers moi. Il était difficile de savoir ce qu'il pensait, mais j'avais le sentiment de déceler... une certaine fierté. Oui, c'était bien ça. Il était fier. Son fils était tout de même capable de compter et ça lui mettait du baume au cœur. Alors j'ai saisi cette occasion pour me rapprocher de lui, et me suis assis à ses côtés. J'ai enchaîné les opérations avec rapidité, pour tenter d'énoncer avant les candidats : "Le compte est bon !" Mon père continuait de m'observer. Nous partagions un beau moment, et je comprenais qu'il n'existe pas d'âge dans la vie d'un homme où il ne cesse d'attendre l'approbation de son géniteur. Malheureusement, le mien finit par redescendre sur Terre : 
"J'aurais préféré que tu saches moins bien compter... T'aurais peut-être mis moins de gens sur la paille..."
Mes nouveaux chaussons m'ont traîné jusque dans ma chambre.

Mon avis

L'histoire de ce livre, très actuelle, m'a bien plu. C'est une jolie critique des situations familiales d'aujourd'hui où le père trompe sa femme et/ou inversement, où les enfants ne communiquent plus qu'à travers internet et où les êtres humains ne s’intéressent aux autres mais qu'en surface. Le lecteur ne peut que tourner les pages pour savoir comment Bernard va se sortir se sa situation, s'il s'en sort ... 

Le style de l'auteur est toujours joliment agencé, même si l'on ne retrouve pas le niveau du livre "La délicatesse". Il arrive en peu de mots à attirer le lecteur dans ce livre. Il décrit des situations cocasses qui ne peuvent qu'arriver qu'aux autres ... (enfin que l'on croit ^^)

En conclusion, un petit livre sympathique, mais au prix rédhibitoire.

vendredi 22 juillet 2011

Le potentiel érotique de ma femme de David Foenkinos

Ayant découvert cet auteur avec sa délicieuse délicatesse, j'ai souhaité poursuivre mon aventure avec le potentiel érotique de ma femme. Quand bien même ce livre ne peut rivaliser avec la délicatesse, j'ai toutefois passé un très agréable moment en lisant ce livre. J'ai certainement été convaincue par le style de l'auteur car je viens de me commander deux autres livres de Davis Foenkinos : Bernard et Nos séparations.


Détails du livre
  • Broché: 178 pages
  • Éditeur : Gallimard (septembre 2005)
  • Collection : Folio
  • ISBN-13: 978-2070309771
Quatrième de couverture

" On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine." Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié. Alors, il s'est mis à collectionner sa femme.

Un extrait

Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer  à  l’acte, à  braver  tous  les  dangers  de  notre grosse  humanité, à  embraser  les  foules  féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec des voisins, et, en cas de grande forme, à  comprendre  un  film  de  David  Lynch.  Il serait  une  sorte  de  héros  de  notre  temps, avec  des mollets ronds. Mais voilà qu’il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci. Un certain goût pour le spectacle lui avait fait opter pour  le  métro. Tout  le  monde  saurait  sa  mort, ce serait comme l’avant-première médiatique d’un film qui  ne  marchera  pas.  Hector  chancelait  gentiment tout en écoutant, par politesse, les recommandations sonores en vue de ne pas acheter son billet à la sauvette ; au cas où il se raterait, ce serait utile de s’en souvenir. On ne connaissait rien de lui, alors on l’espérait un peu ce ratage, au moins pour savoir s’il faut se fier à la tête des gens. C’est fou, cette tête de héros. Il commençait à voir flou, des pilules ayant pour but une action soporifique avaient été ingurgitées avant l’échéance. On mourait mieux endormi. Finalement, ce fut une chance puisque Hector nous fit un malaise. Dans  son  œil, on  ne  voyait  rien.  Il  fut  découvert gisant dans les couloirs du métro, plus près de Châtelet-Les Halles que de la mort.

Mon avis

Comme pour La Délicatesse j'ai beaucoup aimé le style qui est très original, quoique moins haut en couleurs. Le livre s'est lu rapidement même si j'ai remarqué quelques longueurs, surtout vers le commencement alors que le lecteur ne sait pas encore où il va et vers la partie centrale.

L'histoire est très originale, voire un peu loufoque. Les thèmes abordés sont nombreux, même si souvent ils ne sont qu'abordés. À travers Hector, ses parents et son frère, on aborde la vie de famille et le désir d'enfants, à travers Hector et Marcel, on aborde la collectionnite qui peut être dévastatrice. Enfin avec Brigitte, on découvre la manière efficace de bien laver les vitres :)

Les personnages sont originaux, sympathiques, mais quelquefois un peu trop caricaturaux. Hector est le héros de l'histoire dont on suit l'évolution au fil des pages. Brigitte semble merveilleuse, même si parfois elle a des idées un peu bizarres. Les parents d'Hector peuvent être résumés par ces deux mots : soupe et moustache !!! Marcel et sa pongiste sont les deux seuls personnages avec lesquels j'ai eu un peu de mal.

Au final un histoire intéressante, plaisante à lire (si possible) AVANT la délicatesse, qui est d'une meilleure facture.

mardi 12 juillet 2011

La délicatesse de David Foenkinos

J'ai lu de nombreux avis plus que positifs sur ce livre et je n'ai pas résisté à me le procurer, malgré la diète imposée à ma PAL (pile à lire) depuis plus d'un mois. C'est le premier livre de l'auteur que je lis. Ce fût donc une découverte. La seule chose que je peux vous dire c'est que j'ai vraiment bien fait car ce petit bijou se lit plus que rapidement (trop ?) et est plein de sensations qui vous font chavirer le cœur ! Alors lisez-le vous en ressortirez plus fort ;) C'est bien sûr un coup de cœur !!!


Détails du livre
  • Broché: 209 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (13 janvier 2011)
  • Collection : Folio
  • ISBN-13: 978-2070440252
Quatrième de couverture

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité »

Un extrait

- Je crois surtout que je suis perdue."
Elle avait prononcé cette phrase brutalement, Markus prit la mie du pain, et commença à l'émietter dans sa main.
"Qu'est-ce que tu fais ? lui demanda Nathalie.
- Je fais comme dans Le petit Poucet. Si tu es perdue, il faut que tu laisses derrière toi, sur ton passage, des miettes de pain. Ainsi, tu pourras retrouver ton chemin.
- Qui me mène ici... à toi, je suppose ?
- Oui. Sauf si j'ai faim, et que je décide de manger les miettes en t'attendant."

Mon avis

Tout d'abord, j'ai trouvé le style de l'auteur très original et haut en couleur ! Certaines descriptions ou comparaisons sont à tomber (de rire ou d'effroi). La pensée qui revient souvent en lisant ce livre c'est que les mots sont associés les uns aux autres non par logique mais par affinité. Et les phrases, paragraphes, pages coulent tout seuls. D'autant que les chapitres sont très courts. J'ai aussi beaucoup aimé les les notes de bas de page et les intermèdes entre les chapitres. Ils n’apportent rien à l'histoire mais beaucoup au livre. Rien que pour les mots, il faut lire ce livre.

L'histoire, sans être originale, est bien bâtie. Les situations s'enchaînent pour le plus grand plaisir du lecteur et on se surprend à espérer une claque, un geste, un baiser ! Le livre aurait pu tomber dans le sentimentalisme ou la mièvrerie mais non. Tout est bien agencé, fort à propos.

Les personnages sont forcément touchants et attachants. La magie de ce livre opère aussi à travers eux. Quelle fille ne rêverait pas de la délicatesse d'un François ou d'un Markus ? Quel homme ne rêverait pas de délivrer une princesse emmurée dans sa propre tour ? D'autant que les prénoms sont très symboliques, tout au moins d'après l’auteur :)

En conclusion, l'humour se mêle au drame pour faire naître la délicatesse avec laquelle chacun devrait pimenter sa vie !

mercredi 30 mars 2011

Puisque c'est ça la vie de Michèle Lajoux

Il y a peu de temps, j'ai lu Le Guetteur du midi de la même auteure, un roman historique se déroulant dans la ville de Laon. Comme il m'avait bien plu, j'ai cherché d'autres livres de Michèle Lajoux et je me suis procuré son deuxième roman : Puisque c'est ça la vie, se situant aussi à Laon mais d'un thème complètement différent : la maternité et l'enfance malmenée
Je suis restée quelques temps à me demander combien ce roman m'avait plu et je crois bien que je n'ai pas encore la réponse ... Peut-être m'apparaitra-elle durant ma chronique.


 Détails du livre
  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (5 novembre 2009)
  • Collection : Romans
  • ISBN-13: 978-2749116013
Quatrième de couverture

Le drame est dans le quotidien et la banalité. Une mère hostile, un père soumis, un grand-père exhibitionniste et avide de respectabilité, la loi du silence des femmes, une démarche initiatique pour entrer dans la vie. Puisque c'est ça la vie est le récit à vif des vingt premières années de la narratrice au cours des années 1960 dans un milieu petit-bourgeois d'une préfecture de province du Nord de la France, un témoignage annonciateur des libérations de la fin du siècle dernier. Ceux qui les ont vécues y retrouveront le non-dit et le poids des tabous de l'époque, les plus jeunes y découvriront les fêlures de la fin des Trente Glorieuses. Un texte au burin, impitoyable. Une leçon pour rester debout. Puisque c'est ça la vie est le deuxième livre de Michèle Lajoux.

Un extrait

Angeline s'étonne et se dit que le ciel se joue malicieusement des attentes des parents, il embrouille tout avec ses mélanges hasardeux. Elle a entendu les adultes parler de chromosomes, ce doit être comme les pastilles de gouache avec lesquelles elle peint les personnages des albums à colorier. Pourtant, les chromosomes doivent s'associer de manière différente, leurs appariements sont plus imprévisibles que les mélanges de couleurs. Paulette est blonde , yeux bleus, cheveux raides, elle pourrait être la mère d'Angeline, elle n'est que sa marraine, Anne serait mieux accordée au physique d'Irène. En fait, Anne a pris tout le physique de son père comme Angeline se calque sur celui du sien. Aucun mélange susceptible d'atténuer les caractéristiques physiques, comme en peinture où le rouge et le blanc donnent le rose, le bleu et le jaune, le vert le jaune et le rouge, l'orange. Le sort se moque des mères, les naissances arrivent comme ça, sans qu'on les désire déjà, et les enfants ne sont pas ceux que leurs parents attendent. Paulette adore son bébé tout brun aux doux cheveux frisés, mais elle aurait préféré qu'il naisse plus tard, qu'il lui laisse le temps de revenir vivre auprès de sa mère, quelques mois seulement, les quelques mois nécessaires à son mari pour obtenir sa mutation.
Angeline se pose souvent la question, pourquoi n'est-elle pas telle que l'aurait souhaité sa mère, brune et garçon, puisque sa mère n'aime pas les filles, puisqu'elle déteste la fade teinte blonde de ses cheveux. Le destin est un démon qui s'est amusé à contrarier ses vœux.

Mon avis

J'aime beaucoup la couverture du livre. Le contraste du rose de la police d'écriture avec le gris de la photo et la petite fille (qui pourrait être moi à son âge) dans le coin formé par deux murs de briques.

J'ai beaucoup été marquée par ce livre, de par mon enfance (pendant 9 mois, je me suis appelée Jérôme) mais aussi de par le fait que je suis maman maintenant. Cependant, certaines choses dans ce livre, même si elles sont vraies sonnent faux dans la tête d'une petite fille de 3 ans.
En effet, l'auteur a bâti son livre comme une narration, faisant d'Angeline la narratrice. Mais qu'a donc à raconter un bébé de quelques mois ... 

Passé outre ce léger problème (et il faut penses que le bébé finit toujours par grandir), on retrouve l'ambiance ouvrière de la fin des années 60 où les sujets étaient traités différemment qu'aujourd'hui : les abus sexuels sur enfant, la contraception, la belle-famille, la guerre ou encore l'homosexualité

Ce roman est une suite chronologique d'évènements dont Angeline est le témoin. 
Le style de l'auteure est froid, distant, comme si elle racontait les faits à propos d'une étrangère, faisant encore plus ressortir la solitude d'Angeline, de plus en plus résolue à son sort. Ce même style monocorde montre comment cette même Angeline accepte la culpabilité, comme si, il n'y avait que ça à faire.
Jusqu'à son entrée à l'internat, elle subit sa vie, sa mère, sa famille. Elle voudrait parfois (souvent ?) ne pas être née. D'ailleurs, elle adore jouer à ne pas être née. 

Le jour où elle aura été oubliée une fois de trop, elle se rebellera (un peu) mais malgré cela et bien qu'elle ait d'autres options, elle essaiera jusqu'au bout du livre de se faire aimer par sa mère, alors que, nous, spectateurs extérieurs, nous voyons que c'est une tache impossible.

Finalement, je crois que j'ai beaucoup aimé ce livre :)

dimanche 13 février 2011

Le Journal Intime de Georgia Nicolson, tome 02 : Le Bonheur est au bout de l'élastique de Louise Rennison

Aussitôt le tome 1 terminé et chroniqué, je m'étais lancée dans le tome 2 en lecture parallèle  pour l'effet anti-grisaille que m'avait apporté le premier tome. Alors même si l'effet nouveauté est passé, même s'il y a quelques redondances avec le premier tome (assez peu), je me suis bien "poilée"-comme dit Georgia- et je pense que je poursuivrai avec le 3ème tome, mais en laissant cette fois une petite pause, le temps de reprendre mon souffle.


Détails sur le livre
  • Titre VO : It's OK, I'm wearing really big knickers!
  • Traduction : Catherine Gibert
  • Poche: 262 pages
  • Editeur : Gallimard-Jeunesse (30 septembre 2010)
  • Collection : Pôle fiction
  • ISBN-13: 978-2070695782
Quatrième de couverture

Georgia Nicolson a retrouvé le sourire. Plus question de rejoindre son père en Nouvelle-Zélande. Plus question de quitter ses copines, son chat Angus et surtout Robbie, le garçon de ses rêves. La vie est à nouveau pleine de promesses... qu'elle ne tient pas : Robbie suggère à Georgia de sortir avec un autre garçon parce qu'il la trouve trop jeune pour lui! L'humiliation est atroce. Mais Georgia est bien décidée à reconquérir l'homme de sa vie. Elle met sur pied un plan imparable qui exige un élastique, des glaçons et une chèvre...

Un extrait

Mercredi 28 juillet
15h35. Je suis la copine d'un Super-Canon mais je ne laisserai pas ce nouveau statut entamer mon naturel naturel.
Coup de fil à Jas.
- Quand j'aurai des tas d'amis super intéressants et classieux, je te garderai toujours comme copine. Parce qu'on est des vraies amies et que ce n'est pas un garçon qui pourra nous séparer.
Réponse de Jas :
- Tom m'a dit qu'il allait m'offrir un faux tatouage. J'ai l'intention de me le mettre sur la fesse gauche et de ne plus la laver jusqu'à son retour.
- Dis donc, Jas, ce serait trop de te demander de laisser ton derrière en dehors de la conversation ?

Vendredi 30 juillet
17h00. C'est moi qui ai préparé le dîner pour Mutti et Libby. Purée de pommes de terre et saucisses. J'ai cru que Mutti allait fondre en larmes.
22h00. Tôt couchées, tôt levées, font les ...
Bref, fait la Georgia hors de portée de sa maman qui a piqué une méga crise en voyant l'état de la cuisine.
22h15. Pourquoi faut-il qu'on s'en prenne toujours à moi, même pour des broutilles ? Honnêtement, est-ce que c'est vraiment ma faute si deux poêles ont pris feu ? Je les ai planquées dans le jardin.
Quoi qu'il en soit, je refuse d'être indisposée par ce remue-ménage. Je garderai donc mon calme sous mon masque à l'œuf et à l'huile d'olive.

Mon avis

Ce livre se lit vraiment très vite, à peine l'a t-on entamé qu'il est déjà terminé. La structure "journal intime" y est pour beaucoup et on a rarement le temps de s'ennuyer, Georgia enchaînant délire sur bêtise et bêtise sur délire !
Dans ce livre on s'attache tout autant aux "dérangées" comme Georgia ou Jas, sa meilleure copine (la plupart du temps), mais aussi aux "psychopathes" comme Angus le chat ou Libby la petite sœur de Georgia... Je ne sais pas trop dans quelle case ranger Mutti et Vatti :)
Chaque personnage est caricaturé mais ceci pour notre plus grand plaisir et il n'a pas été rare que j'explose de rire dans le métro ou encore dans la salle à manger, même s'il ne faut pas s'attendre à le faire à toutes les pages. Les situations sont cocasses et peu éloignées de ce qui peut se passer dans la vie d'une adolescente (au moins de son point de vue). Qui d'autre pourrait avoir l'idée de soutenir son nez avec une culotte suspendue entre ses deux oreilles pour éviter qu'il ne s'effondre à cause de la gravité !
Un deuxième tome n'égalant pas le premier mais qui reste toutefois sur la même lancée !

À la suite de la lecture des 2 premiers livres de cette série, j'ai visionné le film tiré des deux premiers livres :

J'ai moins aimé que les livres, même si l'acteur qui joue super canon est vraiment craquant ^^
Le film reprend bien l'ensemble des deux livres, même si on peut noter des différences. C'est un petit film sans prétention qui se laisse regarder, surtout par un après-midi pluvieux, le film faisant le même effet anti-grisaille que les livres.

Ce livre compte pour le challenge Regarde ce que tu lis. (3/7)

mardi 1 février 2011

Le Journal Intime de Georgia Nicolson, tome 01 : Mon nez, mon chat, l'amour et moi... de Louise Rennison

J'ai découvert ce petit livre sur plusieurs blogs que je visite régulièrement et j'ai été intriguée par cette jeune fille complexée, son chat psychopathe et ses parents hasbeen ! Je me le suis donc procuré et je n'ai pu m'empêcher de mettre mon nez dedans ... Fatale erreur !!! Aussitôt j'ai été happée par cette histoire et je me suis retrouvée morte de rire toute seule dans mon salon.
Un livre qui se lit tout seul, réel anti-grisaille qui fait du bien en ces périodes de grands froids !


Détails du livre
  • Titre VO : Angus, Thogs and Full-frontal Snogging 
  • Traduction : Catherine Gibert
  • Poche: 243 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (30 septembre 2010)
  • Collection : Pôle fiction
  • ISBN-13: 978-2070695775
Quatrième de couverture

Georgia Nicolson a 14 ans et trouve que sa vie est un enfer! Son chat se prend pour un rottweiler, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, s'il n'y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage, son nez !

Un extrait

- Je peux te parler une seconde, Georgia ?
- Oui, bien sûr ...
Il n'avait pas très à l'aise non plus.
- Écoute, s'il s'agit de Jas et de Tom, je suis désolée de t'avoir contrarié... Je trouve Tom super et Jas l'adore.
- Tant mieux, mais il ne s'agit pas d'eux. Voilà, je voulais juste te donner ça...
Et pof, il m'embrasse !!! Je ne vous raconte pas l'état de liquéfaction de la fille, une vraie méduse. C'était trop bien. Un baiser style vingt sur dix. J'ai tout eu, les feux d'artifice, les orchestres, les vagues qui s'écrasent contre les rochers. la totale... je ne sais pas combien de temps ça a duré. J'étais limite pâmoison.
Quand on est revenu sur terre, il m'a fait :
- Ça fait trop longtemps que j'en ai envie mais je sais que c'est pas bien.
J'ai voulu lui répondre mais j'avais perdu l'usage de la parole, ça sortait tout en désordre : 
- Ng ng... ça va. Mais ng ng, c'est bien. Ce que je veux dire c'est que, je, ce que, toi et, toujours même quand je ng.
Il m'a regardée comme si je parlais chinois. Mais je ne parlais pas le chinois, je parlais le n'importe quoi.

Mon avis

Comme je l'ai dit précédemment, c'est un livre très facile, dont l'humour doit se prendre au xème degré, parfait pour une lecture sans prise de tête.
Ce roman est écrit comme un journal intime se divisant en mois, en jour, en heure et même parfois en minute rendant la lecture très vivante et  tellement typique du comportement adolescent.

minuit. Je le hais, je le hais
0h30. Oh je l'aime, je l'aime

Il s'agit bien entendu de caricature mais on n'a aucun mal à entrer dans la vie de Georgia. On se dit même qu'on a du rêver, lors de notre propre adolescence, d'une telle amie ... quoi que des fois ...
On découvre avec elle les joies (???) du premier baiser, les peines des premiers chagrins d'amour et la dure loi des premiers coups bas entre copines. Les parents de Georgia ne sont bien sûr pas en reste, tout comme les garçons qui ne s'appellent pas super-canon !
Malgré quelques lourdeurs, ce livre est très rafraichissant et très distrayant. Idéal pour les matins grise-mine ou les froides soirées d'hiver!

Il fait partie d'un ensemble de 10 tomes et même si je suis quasiment certaine de ne pas aller au bout de la série (à force, on devrait retrouver des redondances), le tome 2 est déjà sur ma table de chevet.

mardi 7 décembre 2010

Autobiographie d'une Courgette de Gilles Paris

J'ai lu ce livre un peu par hasard : j'avais trouvé le titre rigolo et une amie me l'a prêté après l'avoir lu . Je l'en remercie, car c'est une lecture émouvante, passionnante et très rafraichissante. J'ai lu ce livre très vite. Il m'a d'ailleurs fait penser au petit Nicolas, sauf que ce petit roman ne me semble  pas destiné aux plus jeunes, contrairement aux livres de Sempé.
C'est un coup de cœur pour moi ! D'ailleurs le père Noël va me l'amener le 24 décembre ... j'en suis sûre !


Détails sur le livre
  • Poche: 254 pages
  • Editeur : J'ai lu (11 mars 2003)
  • ISBN-13: 978-2290324349
Quatrième de couverture

Icare dit "Courgette", petit garçon de 9 ans, est né du mauvais côté de la vie.
Depuis tout petit, il veut tuer le ciel, à cause de sa mère qui dit souvent : "Le ciel, ma Courgette, c'est grand pour nous rappeler que dans la vie on n'est pas grand chose".
Depuis son accident, la mère d'Icare ne travaille plus, boit de la bière en regardant la télévision et ne s'occupe pas de son fils.
Un jour Courgette, à défaut de tuer le ciel, va tuer accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur".
Placé en maison d'accueil, Courgette découvre enfin l'Amitié, les fous rires, les larmes, les émotions et l'Amour...
Un petit chef-d'œuvre d'humour et d'émotions. L'apprentissage d'une vie...

Un extrait

Quand mon papa ne voyageait pas, je me souviens qu'il buvait plus à la bouteille qu'au verre. Ça rendait maman très méchante. Elle fermait la porte de sa chambre à clé et l'obligeait à dormir sur le canapé et elle lui criait dessus tout le temps, comme quoi elle aurait pu avoir une autre vie si elle avait épousé un autre. Elle essayait pas de cacher ses bouteilles. Moi je pense que c'est lui qui aurait du en épouser une autre. Il était pas méchant. Elle, elle tenait déjà de sa sœur, elle avait du sang de sorcière. Elle avait beau recoudre le coeur des hommes seuls et travailler jour et nuit, ses aiguilles ne faisaient que le bien des autres. Elle était jamais contente de son sort et c'était toujours de sa faute à lui. Elle voyait passer les vêtements bien coupés et elle s'imaginait dedans en les réparant. Elle rêvait d'une autre vie à chaque instant, sans vivre la moindre miette de la sienne. Elle n'était pas mauvaise avec moi et je crois qu'elle m'aimait bien, à sa manière, mais ses caresses n'en étaient pas, juste un revers de la main qui se posait sur ma joue ou sur mon bras comme un papillon. C'était toujours moi qui venais vers elle. J'allais m'asseoir sur ses genoux, je cherchais un peu de tendresse, le papillon se posait sur mon front et j'entendais "Va prendre ton goûter, maman a encore du travail" et c'était tout.

Mon avis

Pour être honnête, je dois dire que j'ai tout d'abord été rebutée par ce livre. J'ai dit à mon mari que je n'arriverais pas à le lire tellement le style m'était insupportable. En effet, c'est un langage de petit garçon et il y a des tas de "la voiture à Paul", "les chaussures à Camille" etc. Or, pendant toute ma jeunesse (voire même après - et maintenant c'est moi qui reprends mes enfants^^), j'ai entendu ma mère nous reprendre ma sœur, mon frère et moi en disant : "on ne dit pas le manteau à Marcel mais plutôt le manteau de Marcel". Du coup, j'ai eu du mal au début mais l'histoire me semblait très intéressante et pour mon plus grand bonheur, j'ai poursuivi ma lecture (sans pour autant m'arrêter de grimacer ^^).
Passé donc ce petit souci personnel, la lecture m'a captivée. Certes, le début de l'histoire n'est guère marrante mais les enfants rencontrés dans ce livre sont plus que touchants : à commencer par Courgette qui prend tout au pied de la lettre, qui pose mille et une questions au risque de paraître parfois idiot. Par exemple, il croit que son père est parti faire le tour du monde avec une des poules de la ferme d'à côté (sa maman disait toujours que son père était parti avec une poule). Il y a Camille sa grande amie, celle qu'il épousera quand il sera grand. Il y a Béatrice qui mange ses crottes de nez et Alice qui se cache derrière ses longs cheveux de peur d'être encore battue. 
Les adultes sont également attachants : il y a Rosy qui s'occupent de ces enfants comme si c'étaient les siens et d'ailleurs ne sont-ce pas un peu les siens ? La directrice qui derrière ses airs de fermeté à un cœur d'or et puis aussi le gendarme, pour qui la vie n'a pas toujours été facile mais qui reprend, avec l'aide de son petit garçon et de Courgette, sa vie en main.
Personnellement c'est un véritable coup de cœur que ce livre ! L'auteur a vraiment su trouver les mots qu'emploierait un enfant pour décrire la vie. Et grâce à cela, notre âme d'enfant se réveille et on se surprend à descendre les pistes sur les fesses en compagnie de tous ces gamins ...

Lecture à suivre
La Roue du Temps, tome 01 de Robert Jordan (lecture commune du 30 janvier 2011)
Les Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur (lecture commune du 19 déc 2010)