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vendredi 29 juin 2012

Une aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'ombrelle, tome 2 : Sans forme de Gail Carriger

Après avoir lu le premier tome, j'étais très impatiente de lire le deuxième. J'avais même envisagé de lire la suite en anglais. Mais ma bibliothèque étant très pleine et les auteurs continuant à écrire, j'ai vite mis de côté cette envie pour essayer de vider ma bibliothèque ... Autant essayer de vider la mer à la petite cuillère !  ^^
Bref, un an plus tard, voici ma chronique sur ce deuxième tome. C'est toujours aussi bon, toujours aussi bien écrit. J'ai pris énormément de plaisir à retrouver Alexia et ses nouvelles frasques. C'est encore un coup de cœur quand bien même la surprise initiale n'est plus au rendez-vous.
D'ailleurs à la fin de ce livre, j'ai failli sauter sur le 3ème tome pour finalement renoncer : le plaisir est dans l'attente (dit Alexia à Lord Maccon ;) )


Détails du livre
  • Titre VO : The Parasol Protectorate, book 2 : Changeless
  • Traducteur :
  • Broché: 324 pages
  • Editeur : Orbit (2 novembre 2011)
  • Collection : orbit
  • ISBN-13: 978-2360510399
Quatrième de couverture

 Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu'elle se réveille de sa sieste, s'attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s'en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication... laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n'est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Un extrait

« Qu’est-ce que tu fabriques, mari ? » s’enquit-elle d’une voix que le soupçon rendait aussi onctueuse que du beurre.
« Toutes mes excuses, ma chère. »
Lady Maccon détestait absolument que son mari l’appelle sa « chère ». Cela signifiait qu’il mijotait quelque chose mais n’allait pas lui en parler.
« Il faut que je coure vite au bureau tôt ce soir. Quelque chose d’important est arrivé au BUR. » La cape et le fait qu’on voyait ses canines incitèrent Alexia à penser qu’il entendait courir pour de vrai, sous sa forme de loup. Les événements devaient nécessiter une attention urgente, en effet. Lord Maccon préférait d’ordinaire arriver au bureau dans une voiture, avec du style et du confort, pas de la fourrure.
« Vraiment ? » marmonna Alexia.
Le comte commença à border les couvertures autour de sa femme. Ses grandes mains étaient d’une douceur inattendue. Ses canines disparurent lorsqu’il toucha son épouse paranaturelle. Durant ce bref instant, il fut humain.
« Vas-tu à une réunion du Cabinet fantôme, ce soir ? » demanda-t-il.
Alexia réfléchit. Était-on jeudi ? « Oui.
— Ça risque d’être intéressant », la prévint le comte pour l’aiguillonner.
Alexia s’assit, défaisant tous ses jolis travaux de bordage. « Quoi ? Pourquoi ? » Les couvertures tombèrent, révélant que les appas de lady Maccon étaient considérables et ne résultaient pas d’artifices à la mode tels qu’un corset rembourré ou trop serré. Bien qu’étant familier de ce fait chaque nuit, lord Maccon avait tendance à l’attirer sur des balcons fermés pendant les bals pour vérifier et « s’assurer » que cette situation perdurait.
« Je suis vraiment désolé de te réveiller si tôt, ma chérie. » Encore cette détestable formulation. « Je promets de me faire pardonner demain matin. » Il agita des sourcils lascifs dans sa direction et se pencha pour lui donner un long baiser consciencieux.
Lady Maccon crachouilla et repoussa la vaste poitrine du comte, sans le moindre succès.
« Conall, qu’est-ce qui se passe ? »
Mais son irritant loup-garou de mari était déjà sorti de la pièce.

Mon avis

Comme dans le premier tome, le style du livre est un pur bijou : c'est acidulé tout en étant sirupeux. On a l'impression d'avoir traversé la Manche dans une machine à remonter le temps pour atterrir en Angleterre à l'époque victorienne, au début des machines à vapeur. On pourrait même croire que les vampires, loups garous etc. sont d'origine ;)
Les dialogues sont également des perles d'humour grinçant qui donnent du relief à ce livre, si tant est qu'il en est besoin (?)
L'auteur nous donne une infinité de détails sur les machines, les inventions et les ombrelles d'Alexia fourbissant ainsi son univers. D'autant que notre héroïne va rencontrer une inventrice de génie qui saura lui donner du fil à retordre.

Les personnages sont toujours aussi bien travaillés. La situation de certains a changé mais les caractères restent les mêmes. On retrouve Alexia qui est devenue Lady Woolsey et miss Ivy Hisselpenny, sans oublier Lord Conall Macon sur lequel on fait beaucoup de découvertes. Mais comment aurait-il pu en être autrement quand on connait le caractère curieux de sa jeune épouse ?
Les seconds couteaux sont également de retour et on fait connaissance également avec de nouveaux personnages assez hauts en couleur eux aussi.
Les relations entre tous ces personnages ne peuvent que réjouir le lecteur qui suit au gré de sa lecture les ententes et mésententes successives, voire intempestives de ces anglais pas comme les autres.

Comme pour le premier tome, l'intrigue passe très vite au second plan. Elle est surtout la trame sur laquelle évolue Alexia. Cependant, elle est tout de même riche et nous donne même l'occasion de voyager jusqu'en écosse. Il se pourrait même qu'un traitre soit de la partie...
Enfin, l'auteure est vraiment très cruelle avec le lecteur car après une fin pareille, on me peut que se transformer en loup garou pour hurler à la Lune
Mais mystère et boule de gomme, vous n'en saurez pas plus... Je vous en ai d'ailleurs certainement déjà trop dit...

En conclusion, un deuxième tome palpitant dans la lignée du premier où l'on a le plaisir de retrouver Alexia et toute sa clique. Le style, les détails, les personnages toujours "so british" sont parfaits !

mardi 24 avril 2012

Indiana Teller, tome 2 : Lune d'été de Sophie Audouin-Mamikonian

Le premier tome d'Indiana Teller a été un très gros coup de cœur l'année dernière et ce deuxième opus en est indubitablement un pour cette année. Car aussitôt sorti en librairie que je me suis jetée dessus. J'ai tout de même pris le temps plaisir de relire le premier tome, augmentant ainsi encore l'effet "j'adÖre" sur la série. 
J'ai retrouvé avec plaisir le style de l'auteure, mais surtout les personnages qui sont toujours criants de vérité... Comment ça les loups-garous n'existent pas ???


Détails du livre
  • Broché: 368 pages
  • Éditeur : MICHEL LAFON (29 mars 2012)
  • Collection : Indiana Teller
  • ISBN-13: 978-2749916057
Quatrième de couverture

Dans les interminables plaines du Montana s'étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

Alors qu'Indiana se remet à peine de l'enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n'est pas d'origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l'auteur de cet ignoble crime. À moins qu'il ne s'agisse d'un complot visant à l'éloigner des siens... et à détruire ce qui l'unit à celle qu'il aime ?
Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux...

Un extrait

Toutes ces pensées me traversèrent l'esprit en quelques secondes avant que l'une des vampires, celle qui arborait un insigne de chasseur, ne s'approche de moi.
Une... une jeune fille. Pas plus âgée que Katarina, apparemment. Bon, pour ce que j'en savais... Elle avait peut-être mille ans, mais elle paraissait fraîche. Et ravissante. Sacrément ravissante. De longs cheveux aussi noirs que ceux de ma Katarina, mais moins bouclés, un visage pâle de magnifiques yeux d'un bleu presque violet. Rien que de se plonger dans ces yeux-là, on avait envie de s'y noyer.
Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, elle était chaude. Parce que les vampires, habituellement, sont plutôt froids. Le sang qu'ils absorbent ne leur permet pas d'atteindre la même température que celle des humains. Mais cette fille-là semblait rayonner par rapport aux quatre autres, et sa peau fumait légèrement dans le froid glacial. C'était très étrange. Et son pouvoir de séduction avait l'air infiniment plus puissant que celui des autres vampires.
Je clignais des yeux. Les loups-garous, normalement, ne sont pas sensibles au Charisme des vampires. Sauf que moi, même si j'avais quelques caractéristiques bizarres du type un bon odorat, des oreilles sensibles et une excellente vue, je n'étais pas un loup-garou.
La vampire eut juste à sourire et j'eus les genoux en marmelade. Même si elle dévoila ses longues canines, cela ne me refroidit pas. Chuck accentua son grognement et le sourire de la vampire se fana légèrement.
- Retiens ton toutou, me fit-elle d'une voix sucrée. Nous ne sommes pas ici pour te faire du mal.
Elle me dévisagea et ajouta avec délice :
- Du moins, pas encore.

Mon avis

N'ayant jamais lu Tara Duncan (quelle honte ! - surtout qu'ils sont tous dans la chambre de ma fille), je ne suis pas coutumière du style de Sophie Audouin-Mamikonian et c'est avec énormément de plaisir que je l'ai redécouvert dans ce deuxième tome. Il est rapide, fluide et plein de clins d’œil à la vie réelle comme des séries télé ou encore des livres. J'ai éclaté de rire de très nombreuses fois : l'humour est omniprésent. Les pages se tournent malheureusement toutes seules et on arrive à la fin du livre la mort dans l'âme car la suite est loin d'être parue.

L'action n'est pas en reste, loin de là car de bout en bout du livre, le lecteur ne peut que trembler, fulminer ou encore se réjouir des aventures d'Indiana et de sa meute. L'histoire reprend peu de temps après la fin du premier tome. La relation entre Indiana et Katarina s'est, pendant ce court laps de temps approfondie. La meute, a défaut d'avoir accepté leur relation a accepté Seamus et sa fille comme membres d'honneur.
On en apprend plus sur le passé lointain d'Indiana : sur ses parents et sur la folie de sa mère qui semble légèrement moins grave que prévue.
L'histoire s'enrichit très vite grâce à l'apparition de "quelques" vampires dont l'auteur n'avait fait que parler dans le premier tome. Elle en profite pour expliquer sa propre vision de la mythologie vampire, ainsi qu'elle l'avait fait pour la mythologie lupine.

Les personnages sont vraiment géniaux, l'auteure sait faire évoluer chacun de ses personnages avec son propre style. On retrouve avec plaisir ses personnages préférés : Alex et Indiana pour moi, mais encore en découvrir de nouveaux comme ces vampires qui arrivent mettre leur grain de sel. J'ai également beaucoup apprécié l’approfondissement des personnages de la Grand-mère d'Indiana et de Nanny.
Les relations entre les différents personnages sont vraiment bien écrites, même si Indiana et Axel ont tendance a perdre un peu trop leurs cerveaux quand leurs chéries sont dans le coin, une attitude un peu plus mâture aurait été, à mon goût, mieux perçue par les lecteurs plus âgés qu'adolescents.
C'est un très léger bémol que j'ai trouvé, mais qui n'est absolument rien du tout par rapport à la terrifiante idée qu'on va devoir encore attendre très longtemps pour lire la suite, surtout après la fin de ce deuxième tome qui ne peut que nous mettre l'écume à la gueule...

En conclusion, un deuxième tome qui a du loup... garou (s'il vous plaît) et qui n'appelle qu’à une seule chose : lire la suite, ou le début, si ce n'est pas encore fait !!!

mercredi 25 janvier 2012

Les Chroniques de Mackayla Lane, tome 1 : Fièvre noire de Karen Marie Moning

Cette année sera l'année de ma découverte de la Bit-lit. J'en ai eu, l'année dernière, un bref aperçu avec le premier tome de Indiana Teller, ainsi qu'avec le premier tome de la série du protectorat de l'ombrelle et j'ai décidé qu'il fallait m'en savoir plus. Alors lorsque j'ai vu qu'une lecture commune des 4 tomes de la série des chroniques de Mac Kayla Lane était organisée, je me suis lancée dans l'aventure. Le premier tome a été une lecture assez plaisante mais sans plus.


Détails du livre
  • Titre VO : Fever, book 1 : Darkfever
  • Traduction : Cécile Desthuilliers
  • Broché: 413 pages
  • Editeur : J'ai lu (9 mars 2009)
  • Collection : SEMI-POCHE
  • ISBN-13: 978-2290013854
Quatrième de couverture

MacKayla Lane perd sa sœur Alina, victime à Dublin d'un assassinat aussi cruel qu'inexplicable. Devant la mollesse de la police locale, elle quitte le sud des États-Unis pour l'Irlande afin de mener sa propre enquête. Elle y découvre que sa sœur y menait une double vie pleine de mystère au milieu de créatures démoniaques.

Un extrait

Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée.
Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis, plus précisément, la chute des murs qui séparaient les hommes des faës.
Au demeurant, je ne connais pas un sidhe-seer vivant qui puisse se vanter d'avoir passé une bonne journée depuis ce moment-là.
Avant que ne soit scellé le Pacte entre les humains et les faës - soit vers l'an 4000 avant Jésus-Christ, pour ceux qui ne sont pas trop calés sur le sujet -, la situation était simple : les Traqueurs nous chassaient et nous abattaient sans sommation.
Puis le Pacte interdit aux faës de répandre le sang humain. Au cours des six millénaires qui suivirent, à quelques siècles près, ceux qui étaient dotés de la Vision Vraie - des gens comme moi, qui ne pouvaient être trompés par le charme des faës - furent pris et jetés en captivité dans les geôles de Faery, où ils croupirent jusqu'à leur fin. La seule différence avec la période précédant le Pacte, c'est qu'au lieu d'être tués sur le coup, ils mouraient de mort lente dans les prisons unseelie...
Contrairement à certaines personnes de ma connaissance, je ne nourris aucune fascination pour les faës. Ceux-ci agissent sur vous, à leur façon, comme une drogue. Si vous leur cédez, ils font de vous leur esclave. Si vous leur résistez, ils n'y parviennent jamais.
À présent que les murs sont tombés, les Traqueurs sont revenus pour nous exterminer jusqu'au dernier. Comme si c'était nous, le fléau qui menace cette planète...
Aoibheal, la souveraine seelie de la Lumière, n'est plus sur son trône.
Personne ne sait où elle est, et certains commencent même à se demander si elle vit encore. Depuis sa disparition, Seelie et Unseelie souillent notre monde de leur guerre sanglante, et au risque de passer pour une rabat-joie, j'ai la conviction que les seconds sont en passe de l'emporter sur leurs frères plus pacifiques.
Ce qui est une très, très mauvaise chose.
N'allez pas en déduire que je préfère les Seelie. Loin s'en faut ! En ce qui me concerne, un bon faë est un faë mort. Seulement, les Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour un autre usage.
Le sexe.
Car ils ont beau nous prendre pour des simples d'esprit, ils apprécient nos performances amoureuses.
Lorsqu'ils ont obtenu d'une femme ce qu'ils voulaient, la malheureuse n'est plus que l'ombre d'elle-même. Possédée par une fièvre sensuelle, elle est la proie d'appétits charnels qu'elle n'aurait jamais dû découvrir et ne pourra jamais assouvir. C'est une maladie dont la guérison est longue et semée de rechutes...
Mais au moins, on y survit. Ce qui laisse une chance à celle qui en est la victime de se battre pour retrouver sa vraie personnalité et envoyer ces saletés de faës au diable.

Mon avis

Tout d'abord, j'ai eu un peu de mal avec l'entame qui nous donne plein d'informations très incomplètes. On se demande ce que sont Seelie, Unseelie, Sidhe-seer et d'où viennent tous ces noms barbares. Il faudra un certain nombre de pages pour que j'apprenne et comprenne ce vocabulaire.

Le style de l'auteur est assez pauvre à mon goût, excepté pour ce qui est des vêtements et des couleurs de vernis à ongle, on retrouve toujours les mêmes expressions. Certaines fois, j'ai trouvé les liaisons entre paragraphes et/ou idées vraiment bancales. J'ai du relire plusieurs fois avant de comprendre ce que l'auteur voulait qu'on comprenne. Le rythme est assez lent, entre les informations, les descriptions et les nombreuses toilettes de l’héroïne. Je passe en vitesse sur le blabla érotique qui revient sans cesse et que j'ai trouvé trop souvent inutile.

L'histoire est trop irrégulièrement menée, je pense selon les humeurs de l’héroïne - des fois on ne sait pas trop où elle va et pourquoi elle y va. Le monde mis en place est cohérent. Mac veut retrouver l'assassin de sa sœur et va tomber dans un cercle vicieux l’entraînant toujours plus profondément dans un monde dont elle n'a pas idée. Elle va rencontrer des mafieux, des vampires, des faës et j'en passe, elle va éviter la mort une paire de fois et apprendre des vérités dont elle ne se doutait pas. Les pistes sont assez larges pour ne pas les louper, ce qui fait que il n'y a pas vraiment de surprise.

Les personnages (à part Barrons et Mac sur lesquels je vais revenir) sont vraiment fades. Les parents de Mac sont stéréotypés au possible, les faës sont soit vraiment trop beaux, soit vraiment trop laids. Il n'y a pas de version intermédiaire. Comme je le disais plus hauts, le vocabulaire est presque toujours le même dans les descriptions.
Barrons et Mac sont eux aussi stéréotypés, leurs descriptions sont nombreuses et répétitives. Mac mériterait des claques toutes les 2 ou 3 pages tellement elle est agaçante et superficielle. Barrons est arrogant et macho au possible mais leurs interactions sont pleines de saveur. Je pense que c'est ce qui a rendu ma lecture plaisante. Sans ça, je ne sais pas si j'aurai terminé le livre.

En conclusion, un livre plutôt plaisant de part les interactions entre les deux héros, mais qui ne m'a pas vraiment convaincue ni sur le fond, ni sur la forme. Je vais lire le deuxième tome pour voir où va nous mener l'association Mac/Barrons.

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisé par Sabruhu et avec ChicaNessita, Simi, Pommette, Basset, bebere, Everbook, Chtitepuce, Naminé, Fantine, LOvecats, Rozetta, Sharon, Vampilou, Aidoku, Helene Stackhouse.

Ce livre compte pour mon big challenge livraddict 2012 (2/15) et mon baby challenge Bit-Lit 2012 (2/20)

samedi 11 juin 2011

Une aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'ombrelle, tome 1 : Sans âme de Gail Carriger

J'ai acheté ce livre, suite aux bons conseils de certains livraddictiens dont Lexounet qui en avait fait une critique dithyrambique, avec l'intention de le lire très vite. Finalement il aura fallu plus de 6 mois et une lecture commune organisée par Pando pour qu'enfin j'ouvre ce livre, qui n'est que le 2ème du genre que je lis. Le premier étant Indiana Teller qui parlait surtout de loups garous et que je recommande à tous.
J'avais un peu peur de lire des livres mettant en scène des vampires, influençable que je suis et dieu sait que j'en ai dans ma bibliothèque. Je dois être plus courageuse une carte bleue à la main, comme mademoiselle Tarabotti avec son ombrelle
Avec "sans âme", j'ai donc vaincu ma peur et me suis attaquée au mythe des vampires pour mon plus grand plaisir, car ce livre a été un très grand coup de cœur pour moi ! Encore me direz-vous ? C'est quand même le 3ème que j'enchaîne. Peut-être parce qu'en suivant les conseils avisés, on ne risque pas beaucoup de se tromper ! Alors merci à mes amis blogueurs !


Détails du livre
  •  Titre VO : The Parasol Protectorate, book 1 : Soulless
  •  Traduction : Sylvie Denis
  • Broché: 324 pages
  • Editeur : Orbit (12 janvier 2011)
  • Collection : orbit
  • ISBN-13: 978-2360510269
Quatrième de couverture

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Un extrait

Le comte finit par la soulever et l'asseoir. Puis il roula sur lui-même pour se dégager et se leva en la hissant d'un bond sur ses pieds sans cérémonie.
"Lord Macon, dit mademoiselle Tarabotti, comment se fait-il que lorsque vous êtes là je finis toujours à plat ventre dans une position inconvenante ?"
Le comte souleva un sourcil élégant. "La première fois que nous nous sommes rencontrés, je crois que c'est moi qui ai fait une chute particulièrement indigne.
- Comme je vous en ai déjà informé, précisa Alexia en brossant sa robe, je n'avais pas laissé le hérisson là intentionnellement. Comment pouvais-je savoir que vous alliez vous asseoir sur cette malheureuse créature ?" Elle leva les yeux et, choquée, poussa un petit cri. "Vous avez du sang plein le visage !"
Lord Macon s'essuya avec la manche de sa redingote tel un enfant polisson surpris le visage couvert de confiture, mais ne s'expliqua pas. À la place, il indiqua le fiacre en rugissant : "Voyez ce que vous avez fait ! Il est parti !"
Alexia ne voyait pas, parce qu'il n'y avait plus rien à voir dans le fiacre. L'homme de l'ombre avait saisi l'occasion que lui offrait sa chute infortunée pour s'échapper.
"Mais je n'ai rien fait, moi ! C'est vous qui avez ouvert la porte. Je suis tombée c'est tout. Un homme était en train de m'attaquer avec un mouchoir mouillé. Qu'étais-je censée faire d'autre ?"
Lord Maccon ne trouva rien à répondre à une défense aussi baroque.

Mon avis

Commençons donc par le thème. Étant novice, je ne peux pas dire si le thème a été bien géré dans le livre. Mais au tout départ, j'ai été un peu surprise de voir la société vampire organisée en "ruches". Il faudra que je lise d'autres livres (j'y prends goût) pour voir si c'est inhabituel. Les loups-garous sont eux organisés en meute, ce que je trouve logique. Mademoiselle Tarabotti est elle, sans âme, ce qui fait qu'elle annule temporairement les pouvoirs des êtres surnaturels d'un simple toucher. J'ai beaucoup aimé cette "nature" surnaturelle qui vient contrebalancer les pouvoirs vampires et lupins.

Venons-en aux atouts de ce livre et commençons par les personnages qui sont travaillés à la perfection, mademoiselle Alexia Tarabotti étant une perle à elle toute seule. On pourrait la comparer à une Miss Marple qui évoluerait entre les vampires et les loups-garous. Une Miss Marple plus jeune bien sûr, car même si Alexia est une vieille fille, elle n'a que 25 ans. Elle est curieuse, aventureuse, dotée d'un sens de l'observation indéniable et possède, pour le plus grand plaisir du lecteur, un humour décapant. Sa famille, est à l'inverse, très conformiste et du coup, mademoiselle Tarabotti est incomprise sauf avec ses quelques amis au mauvais goût comme son amie Ivy Hisselpenny ou au goût parfait mais vampire comme Lord Akeldama. 
Un autre personnage qui va être mis en avant par l'histoire est Lord Conall Macon. Il est bourru, jure comme un charretier et a des manières quelque peu directes. Il est aussi l'alpha de la meute de loups garous de Londres. Car toute cette histoire se passe à Londres où la reine Victoria 1ère règne sur les vivants et sur tous les êtres surnaturels comme les vampires et loups garous.

Un autre atout de ce livre est sans conteste le style "so british" de l'auteur. Il est grinçant, caustique, plein d'humour, sans oublier bien sûr d'être raffiné. Les dialogues sont exquis et savamment dosés, les mots sont triés sur le volet pour s'imbriquer les uns avec les autres et le tout forme une écriture très riche et très divertissante pour le lecteur. 
Le livre se lit très facilement et très rapidement. D'autant que l'intrigue est bien construite laissant le lecteur suivre mademoiselle Tarabotti qui mène sa propre enquête pour découvrir pourquoi un vampire l'a attaquée, finissant mort tué par son ombrelle, les fesses dans sa tarte à la mélasse ! Quel gâchis !
L'action est bien sûr au rendez-vous, se mêlant parfaitement aux échanges verbaux entre notre héroïne et Lord Macon, aux toilettes victoriennes et aux repas mondains !

Sont déjà parues 3 suites à ce premier roman et une autre est en cours d'écriture. Elles sont encore non traduites en français, mais je pense et surtout j'espère qu'elles ne tarderont pas à  l'être.

En conclusion, une écriture originale toute en finesse et pleine d'humour grinçant mettant en valeur des personnages hauts en couleurs qui évoluent dans un Londres peuplé de créatures surnaturelles au XIXè siècle.

Cette lecture a été faite dans le cadre d'une lecture commune avec : Pando', Azilis, Sookies, Frankie, TheChouille, Cathy, Mypianocanta, Azilys, Reveline, Nymeria, Everbook, Evy, Flof13, Adorelire9, blueverbena, Nastasia, Platinegirl, love-of-book, Wilhelmina, Sabruhu, Acsylé, (Delirgirl1), (L@ura), Karline, Malorie57

dimanche 10 avril 2011

Indiana Teller, tome 1 : Lune de printemps de Sophie Audouin-Mamikonian

Les huit tomes de Tara Duncan sont dans ma PAL. Ma fille de pas encore 9 ans les a dévorés et insiste pour que je les lise. Cependant, comme toute maman qui se respecte, j'ai un millier de choses à faire et un millier de livres à lire avant.
Quand j'ai entendu parler de la sortie de Indiana Teller (nouvelle série de l'auteure), je me suis dit que ce serait un cadeau d'anniversaire idéal pour ma lectrice de fille. C'est alors que j'ai vu que livraddict le proposait comme partenariat, j'ai sauté sur l'occasion d'enfin lire Sophie Audouin-Mamikonian, tout en faisant plaisir à ma fille ! Tant pis pour le cadeau d'anniversaire !
Je n'imaginais pas que ce livre pourrait-être un si gros coup de cœur, et c'est peu dire ! Maintenant, une seule question m'obsède : MAIS QUAND VA DONC SORTIR LA SUITE !!!


Détails du livre
  • Broché: 382 pages
  • Editeur : Michel Lafon (10 mars 2011)
  • Collection : Indiana Teller
  • ISBN-13: 978-2749913872
Quatrième de couverture

Dans les interminables plaines du Montana s'étend le ranch des Lykos. Les voisins alentour sont loin de se douter que ses habitants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller, 17 ans. Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et le seul héritier de Karl, le chef de la meute. Se sentant comme un étranger parmi les siens, il lutte pour trouver sa place dans la hiérarchie codifiée imposée par son peuple : des créatures fantastiques qui vivent cachées au milieu des hommes.

Un extrait

Malgré la douleur, je roulai longtemps, porté par la rage sous les rayons de la pleine lune montante. Et ne réalisai que trop tard ce que j'avais fait.
J'avais franchi les limites de notre territoire. Celui-ci était immense ; si j'étais parti dans l'autre direction, rien de cela ne serait arrivé. Mais dans ce sens, il ne fallait qu'une vingtaine de kilomètres pour arriver chez nos voisins.
Il était inutile de mettre des poteaux ou des clôtures. L'odeur des loups marquait les arbres. Sauf que mon odorat n'était pas assez puissant pour percevoir la différence.
C'est la raison pour laquelle je ne m'attendais pas une seconde à ce qu'un machin poilu et furieux me tombe dessus, m'arrache à mon quad et me propulse à trois mètres de là, me coupant le souffle.
Le temps que je réapprenne à respirer, sa gueule monstrueuse était à dix centimètres de la gorge.
Sans vouloir être désagréable avec Axel, il puait. Il venait sans doute de manger de la chair fraîche et cela se sentait. On avait aussi l'impression qu'il s'était roulé dans du crottin. Je respirai et le regrettai. Non, pas du crottin. De la bouse de vache.
Sachant ce qu'il était, un semi, je ne fermai pas les yeux. J'étais suffisamment courageux, ou stupide, au choix, pour affronter la mort en face.
Soudain, il souffla. Je retins ma respiration. Beurk.
- Tu sens l'odeur des loups, dit-il, articulant avec difficulté tant il se retenait pour ne pas mordre.
D'accord, j'étais doublement mort. Les semis haïssent les loups et vice versa.
J'avais trop mal et j'étais trop fatigué pour résister.
- Vas-y, lui dis-je, finissons-en.
Ses yeux étrangement noirs s´écarquillèrent.
- Tu veux que je te mange ?
- Pas spécialement, non. Mais je serais bien incapable de t'en empêcher.
Le poids qui pesait sur ma poitrine disparut. Je levai les yeux. Il se  dressait devant moi, immense. Et son pelage était sombre sous la lune argentée.

Mon avis 

Tout d'abord un grand merci aux Editions Michel Lafon et à Livraddict pour ce merveilleux livre qui a été lu trop vite : une journée et demie.
Comme annoncé plus haut, ce livre est un grand, gros coup de cœur ! J'ai retrouvé la même impression que quand je lisais mon premier Harry Potter ou mon premier Bottero ! Magique !
Je ne sais pas si je vais m'en remettre !

J'ai découvert avec délectation la plume de cette auteure française. Elle manie les mots pour nous faire soit rire, soit trembler, ou encore même pleurer ! Et cela, en toute simplicité et avec beaucoup d'humour. On ne peut que se sentir transporté par le livre, ou encore mieux : dans le livre. L'ambiance et le vocabulaire sont très actuels. Le lecteur ne peut pas douter une seule seconde de la réalité de l'histoire : l'action se déroule aux États-Unis, soit assez loin de nous pour nous faire rêver et assez près pour nous faire trembler. Il s'agit certes d'un livre destiné à la jeunesse mais les autres lecteurs ne seront pas en reste, d'autant que des tonnes de références cinématographiques parsèment le texte, un pur plaisir !

L'histoire est très bien : elle mêle amour, tendresse, politique, complot et trahison !  Le lecteur n'a pas le temps de souffler. Il est scotché au livre et ne peut le poser que contraint ou forcé ou quand le livre est terminé ... et encore : le premier chapitre du second tome se trouve à la fin ... (Mais pourquoi l'ai-je lu... Ça va être encore plus dur de tenir !)

Dès les premières pages on ne peut que s'attacher à ce jeune non-loup qui galère pour beaucoup de choses. Aurait-on affaire à un anti-héros ? Qui sait ? Il est beau, il est riche, il est intelligent mais il a une famille très très très compliquée, et ça non plus ce n'est pas peu dire ! ^^
Les autres personnages sont tout aussi attachants qu'ils soient sous leur forme lupine ou leur forme humaine. 
À mon avis, l'auteure a fait un travail remarquable avec ses personnages, qui sont l'atout majeur de ce livre, car, dans un premier temps, il faut savoir que chaque forme (loup, homme) a ses caractéristiques propres, mais que dans un second temps, chaque personnage a lui-même des caractéristiques propres que l'on retrouve sous les deux formes. Mon meilleur exemple est bien sûr Chuck que l'on retrouve souvent dans une forme, ou bien l'autre.

Le mythe du loup-garou est bien revisité. Ce livre étant mon premier livre sur ce thème (pas encore de loups garou ou de vampire à mon actif !!!), j'ai fait quelques recherches et je suis tombée sur cet article très complet. L'auteur a su jouer avec le thème, le revisiter et en sortir sa propre mythologie, de façon extrêmement simple et cohérente. Je suis maintenant impatiente de lire d'autres livres sur le même thème

Bref, dans ce livre j'ai tout aimé et je vais, à défaut du 2ème tome, me jeter dans les Tara Duncan très prochainement ! Pour aller plus loin, voici le site officiel du livre